José Antonio Labordeta

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Élection
Réélection
CirconscriptionSaragosse
LégislatureVIIe et VIIIe
José Antonio Labordeta
Illustration.
José Antonio Labordeta en 2009.
Fonctions
Député aux Cortes Generales

(7 ans, 9 mois et 9 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Saragosse
Législature VIIe et VIIIe
Groupe politique Mixte
Biographie
Nom de naissance José Antonio Labordeta Subías
Date de naissance
Lieu de naissance Saragosse (Espagne)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Saragosse (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique CHA
Profession Écrivain, poète, professeur

José Antonio Labordeta Subías, né le à Saragosse et mort le dans la même ville[1], est un auteur-compositeur-interprète, professeur, écrivain, poète, journaliste, présentateur de télévision et homme politique aragonais,député au sein du Congrès pour la Chunta Aragonesista durant les législatures VII et VIII[2].

Fils de Miguel Labordeta et de Sara Subias, il était le frère du poète Miguel Labordeta et s’est marié le avec Juana de Grandes, la nièce du général Agustín Muñoz Grandes. Il eut trois filles, Ana, Ángela et Paula, et deux petites-filles. Son neveu Juan Manuel Labordeta est un chanteur en retraite, ancien membre du groupe musical humoristique Puturrú de Fuá.

Il suivit ses études au Colegio Alemán de Zaragoza et dans l’école familiale où il obtint son baccalauréat. Il s’inscrit en Droit, et obtiendra finalement une licence en philosophie et lettres de l’Université de Saragosse, qui le nomma le docteur honoris causa. En 1964 il réussit le concours d’enseignement secondaire, en tant que professeur de géographie, histoire et art, et fut envoyé à l’Instituto Nacional de Bachillerato Ibáñez Martín de Teruel, ville dans laquelle il résida durant six ans. Tant au sein de cet institut qu’au Colegio Menor San Pablo il donna cours à Joaquín Carbonell, Federico Jiménez Losantos, Federico Trillo[3] y Manuel Pizarro[4].

Il rejoint sa Saragosse natale en 1970, tout en continuant d’enseigner au sein du collège El Buen Pastor, en tant que directeur et professeur d’histoire, et à l’instituto de bachillerato Ramón Pignatelli. En 1972 il fonda avec Eloy Fernández Clemente, qu’il avait rencontré à Teruel, la revue culturelle Andalán, une revue d’information générale, publié à Saragosse de 1972 à 1987.

En 1976 il participa à la création du Parti Socialiste Aragonais et plus tard se présenta au Sénat avec Izquierda Unida. Comme membre de la Chunta Aragonesista (CHA), il fut élu député pour Saragosse en 2000, et représenta ce même parti au Congreso de los Diputados de 2000 à 2008[5],[6]. Il était également affilié au syndicat Comisiones Obreras depuis 1977[7].

Défenseur du « non à la guerre » et opposé à la dérivation de l’Ebre, il était un grand défenseur des intérêts de l’Aragon et des aragonais et marqua la différence dans l’hémicycle. Plusieurs fois il participa à des joutes verbales avec certains députés du Partido Popular. C’est au cours d’un de ces affrontements qu’il prononça son célèbre « a la mierda »[8]. Il disait lui-même que cette phrase serait son épitaphe, et il expliquait qu’il la prononça à la suite d’une journée particulièrement éprouvante de débats sur la guerre d’Iraq au cours de laquelle on l’aurait interpellé en lui disant « vete con la mochilla a Teruel » ou bien « qué me dices cantautor de las narices », sans lui laisser l’opportunité de s’exprimer[9].

José Antonio Labordeta est décédé le matin du à l’hopital Miguel Servet de Saragosse. Il était alors âgé de 75 ans et souffrait d’un cancer de la prostate diagnostiqué en 2006, et qui l’obligea à rester enfermé chez lui les derniers mois de sa vie[10],[11].

Le dernier acte public de Labordeta s’est tenu le , lorsque les ministres de la Défense, Carme Chacón, et de l’Éducation, Ángel Gabilondo, lui ont remis chez lui la Gran Cruz de la Orden Civil de Alfonso X el Sabio ; une reconnaissance de la part du Gouvernement pour son savoir, ses convictions et sa défense de la liberté et du peuple, motifs pour lesquels il reçut également la Medalla al Mérito en el Trabajo[12].

Œuvre

Notes et références

Voir aussi

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