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José Bordalás

footballeur et entraîneur espagnol From Wikipedia, the free encyclopedia

José Bordalás Jiménez, né le à Alicante (Espagne), est un footballeur espagnol reconverti en entraîneur. Il est actuellement en poste à Getafe CF.

Équipe Getafe CF
NomJosé Bordalás Jiménez
Nationalité Espagnol
Faits en bref Situation actuelle, Équipe ...
Pepe Bordalás
Image illustrative de l’article José Bordalás
Situation actuelle
Équipe Getafe CF
Rôle Entraîneur
Biographie
Nom José Bordalás Jiménez
Nationalité Espagnol
Naissance (62 ans)
Alicante (Espagne)
Taille 1,80 m (5′ 11″)
Période pro. 1980 - 1992
Poste Attaquant
Parcours junior
Années Club
SCD San Blas
1976-1980 Hércules CF
1977-1978 → Contestano
Parcours senior1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1980-1987 Hércules CF
1980-1981 → Español San Vicente
1981-1982 → Orihuela Deportiva
1982-1983 → Villajoyosa CF
1983-1984 → Rayo Ibense
1984-1987 → Benidorm CD
1987-1988 CD Dénia
1988 CD Torrevieja
1989-1990 UD Petrelense
1990-1991 Español San Vicente
1991-1992 UD Altea
Parcours entraîneur
AnnéesÉquipe Stats
1993-1994 Alicante CF B
1994-1995 Alicante CF
1995-1996 Benidorm CD
1996-1997 CD Eldense
1997-1998 Mutxavista
1998-2002 Alicante CF 27v 24n 24d
2002-2003 Novelda CF 17v 8n 15d
2004-2006 Alicante CF 10v 6n 8d
2006 Hércules CF 4v 1n 4d
2007-2009 CD Alcoyano 23v 9n 10d
2009-2012 Elche CF 30v 20n 25d
2012-2013 AD Alcorcón 9v 3n 5d
2014-2015 AD Alcorcón 12v 18n 13d
2015-2016 Deportivo Alavés 21v 12n 10d
2016-2021 Getafe CF 83v 59n 69d
2021-2022 Valence CF 16v 17n 12d
2023- Getafe CF 43v 29n 51d
1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés.
Dernière mise à jour : 20 mars 2026
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Biographie

Joueur

José Bordalás commence à jouer dans les catégories juniors de l'Hércules d'Alicante où il joue jusqu'à l'âge de 21 ans. Il ne parvient toutefois pas à débuter en équipe première.

Il est alors prêté auprès de diverses équipes telles que l'Español de San Vicente, Orihuela Deportiva, Villajoyosa, Rayo Ibense et Benidorm. Il joue également avec les clubs de Dénia, Torrevieja, Petrelense et Altea, en troisième division.

Il met un terme à sa carrière de joueur à l'âge de seulement 28 ans, en raison d'une blessure.

Entraîneur

Débuts d’entraîneur à Alicante B puis à Alicante (1993-1996)

José Bordalás commence à entraîner en 1993 dans les catégories juniors de l'Alicante CF.

Premières expériences régionales : Benidorm, CD Eldense et Mutxavista (1995-1998)

Deuxième retour à Alicante : consolidation en Tercera et montée en Segunda B (1998-2002)

Passage au Novelda CF : maintien en Segunda B (2002-2003)

Troisième retour à Alicante (2004-2006)

Passage à l’Hércules CF (2006)

En , Bordalás est nommé entraîneur de l’Hércules CF, évoluant en Segunda División, en remplacement de Juan Carlos Mandiá[1].

Son contrat était prévu jusqu’au , avec une option de renouvellement automatique si l’équipe terminait au-dessus de la 10ᵉ place[2]. Son arrivée marque ses débuts professionnels à ce niveau, après une longue expérience dans des clubs de divisions inférieures.

Le , l’Hércules décide de limoger Bordalás : la décision est motivée par des “mauvais résultats sportifs” et le fait que le club soit en “zone de descente” vers la Segunda B. La décision est prise malgré une promesse de Bordalás de “ne pas décevoir” les supporters, ce qui laisse penser qu’il y avait des désaccords entre les ambitions du club et la réalité des résultats. Il est remplacé par Josu Uribe, présenté le même jour[3].

Progression en Segunda B : deux saisons au CD Alcoyano (2007-2009)

José Bordalás arrive à l’CD Alcoyano en , alors que le club joue en Segunda División B à la 9ᵉ journée de championnat.

Lors de sa première saison, il réussit à stabiliser l’équipe “à mi-classement”. Bordalás déclare que son équipe “échappe à l’abîme” après une victoire importante face au Girona FC : il souligne que l’Alcoyano domine “toutes les facettes” du jeu, mais qu’“avec le 2-0” il se crée de l’appréhension, des “imprécisions” et une “inquiétude” chez ses joueurs[4].

Peu après la saison, Bordalás se rend au siège social du club pour rencontrer la junte dirigeante. Il exprime son souhait de résilier son contrat, sans pour autant fermer la porte à un accord futur, tout en affirmant qu’il souhaite “échanger des opinions” avec la direction. Il évoque également un projet sportif ambitieux comme condition de sa poursuite au club : selon lui, les perspectives sportives ne sont pas en phase avec ses ambitions. Bordalás semble aussi préoccupé par la gestion institutionnelle et l’orientation du projet sportif du club[5]. Le club, de son côté, n’était pas en mesure de lui garantir les moyens ou la direction nécessaire pour poursuivre cette ambition.

Le Bordalás quitte le CD Alcoyano, n’y voyant plus de projet sportif solide lui permettant de continuer la progression du club, malgré une saison réussie.

Elche CF : trois saisons en Segunda División (2009-2012)

José Bordalás est nommé entraîneur de l’Elche Club de Fútbol au début de la saison 2009-2010, alors que le club évolue en Segunda División.

Durant sa première saison, il parvient à installer l’équipe dans la moitié supérieure du classement, terminant à une 6ᵉ place.

Saison 2010-2011

Bordalás fait progresser l’Elche jusqu’à la 4ᵉ place du championnat. Grâce à cette position, l’équipe participe aux play-offs d’ascension. En demi-finale, l’Elche bat le Real Valladolid (3-1), mais en finale il est défait par le Granada CF, notamment à cause de la règle des buts à l’extérieur.

Cette performance constitue un de ses points les plus positifs à Elche, car l’ascension était un objectif majeur du club.

Saison 2011-2012

La troisième saison de Bordalás à Elche commence bien : l’équipe se hisse en tête du championnat à la fin de la première moitié de la saison. Cependant, la fin de saison est plus difficile : après cinq matchs consécutifs sans victoire, l’Elche perd contre Villarreal B (2-0) le , ce qui conduit à la destitution de Bordalás[6]. À ce moment, l’équipe est 9ᵉ au classement et n’a plus de marge pour viser les play-offs.

Bordalás fait partie d’un nombre très restreint d’entraîneurs à avoir effectué plusieurs saisons complètes à Elche : le club ilicitan est réputé pour sa forte instabilité sur le banc, avec 54 techniciens différents en 34 ans, et parmi eux seuls quelques-uns, dont Bordalás, ont dépassé deux saisons de façon consécutive[7].

Après son départ, Bordalás engage des actions légales contre l’Elche : en 2015, un tribunal condamne le club à lui verser 57 666 €, pour une prime non payée et deux mensualités impayées[8].

Passage et retour à l’AD Alcorcón (2012-2013, 2014-2015)

En , José Bordalás rejoint l’AD Alcorcón, signant son premier contrat en tant qu’entraîneur en dehors de la Communauté valencienne, sa région d’origine .

Durant la saison 2012-2013, il mène l’équipe à une 5ᵉ place en Liga Adelante, ce qui permet à l’Alcorcón de disputer les play-offs d’ascension vers la Liga.

À l’issue de la saison, les deux parties décident de ne pas renouveler le contrat, “d’un commun accord”[9].

Quelques mois plus tard, en , l’AD Alcorcón rappelle Bordalás alors que l’équipe traverse une période difficile avec Miguel Álvarez sur le banc[10].

Malgré un début pénible, Bordalás parvient à stabiliser l’équipe : l’Alcorcón assure son maintien en Segunda Division avant la fin de la saison.

Pendant cette deuxième période, Bordalás souligne des problèmes défensifs récurrents : il déclare que l’équipe commet des erreurs défensives “habituelles” et manque de régularité à l’arrière[11]. Sur la saison 2014-2015, Alcorcón termine à la 11ᵉ place en Segunda.

Le , Bordalás annonce qu’il ne prolongera pas l’aventure à Alcorcón : « cette étape est accomplie », déclare-t-il, saluant le sacrifice et l’intensité du travail fourni[12]. À l’issue de ses deux passages (trois saisons cumulées), il déclare garder “de grands souvenirs” du club, tant pour les performances sportives que pour les relations humaines qu’il a nouées[13].

Passage à Alavés : montée du club en Liga (2015-2016)

En , il devient l'entraîneur du Deportivo Alavés. Le club obtient la promotion en première division au terme de la saison. Il est remplacé par Mauricio Pellegrino en .

Getafe CF : percée en Liga et consolidation (2016-2021)

Bordalás est recruté par Getafe le en remplacement de Juan Eduardo Esnáider, alors que le club occupe une place de relégable en D2. En , il obtient une nouvelle promotion en D1 après avoir terminé la saison à la troisième place et avoir éliminé SD Huesca et CD Tenerife lors du play-off.

Lors de la saison 2018-2019, Getafe est tout près de se qualifier pour la Ligue des champions, mais termine finalement à la cinquième place du championnat d'Espagne, place qualificative pour la Ligue Europa. José Bordalás reçoit le le Trophée Miguel Muñoz de meilleur entraîneur de la Liga.

Passage défi au Valencia CF (2021-2022)

En , José Bordalás est engagé comme entraîneur de Valence pour deux saisons, avec une option pour une troisième[14]. Il succède à Javi Gracia, quittant Getafe pour rejoindre Valence.

Bordalás fait ses débuts en Liga avec Valence le , lors d’un match contre son ancien club Getafe. Malgré l’expulsion très précoce de Hugo Guillamón pour Valence à la 3ᵉ minute, l’équipe s’impose 1-0 grâce à un penalty transformé par Carlos Soler et une excellente performance du jeune gardien Giorgi Mamardashvili[15].

Valence sous Bordalás réalise le “meilleur départ de saison en sept ans”, avec 7 points sur 9, et une solidité défensive remarquable : seulement un but encaissé dans les premiers matchs[16]. Valence sera 9ᵉ de Liga lors de cette saison.

En Copa del Rey, l’équipe atteint la finale, mais s’incline aux tirs au but face au Real Betis.

Le , Valence confirme le départ de Bordalás après une seule saison à la tête de l’équipe, son limogeage survient à un an de la fin de son contrat initial[17]. Malgré quelques succès, la relation entre Bordalás et la direction, notamment liée à la propriété de Peter Lim, semblait distante, selon les dires de l’entraîneur lui-même, qui affirma ne jamais avoir rencontré Peter Lim en personne. Il expliqua par la suite qu’après quelques échanges initiaux, toute communication avait cessé, regrettant de ne pouvoir transmettre directement ses préoccupations et constatant que plusieurs décisions avaient été prises sur la base d’informations qui ne provenaient pas de lui[18].

Retour au Getafe CF (2023–présent)

Le , Getafe annonce son retour, avec comme principal mission d'obtenir le maintien du club de la banlieue madrilène[19]. Il prend les rênes de l'équipe alors 18e du classement, à un point du maintien, à sept journées de la fin du championnat ; et assure le maintien lors de la dernière journée grâce à un match nul contre le Real Valladolid, un concurrent direct dans la lutte pour le maintien[20]. Après avoir maintenu le club, il prolonge son contrat pour 2 ans[21]. Après avoir une nouvelle fois assuré le maintien, le président du club annonce en juin 2025 la prolongation du contrat de Bordalás pour une saison supplémentaire[22].

Le 2 mars 2026, ils ont réalisé une victoire historique (0-1) contre le Real Madrid au Santiago Bernabéu. Getafe n'avait plus gagné sur la pelouse des Merengues depuis 18 ans[23].

Le 10 juin 2026, après que Getafe ait obtenu la qualification pour la Ligue Europe Conférence, le club ayant finit 7e de Liga 2025-26, le club a annoncé le renouvellement de Bordalás jusqu'en 2028[24].

Postérité

José Bordalás est considéré comme l’un des entraîneurs les plus distinctifs du football espagnol contemporain. Il est particulièrement reconnu pour sa capacité à transformer des clubs aux moyens modestes, comme le Getafe CF, en équipes très compétitives en Liga et en compétitions européennes[25]. Sous sa direction, Getafe s’est maintenu de manière régulière en première division et a connu l’une des périodes les plus stables de son histoire récente, incluant une qualification pour la Ligue Europa en 2019.

Le style de gestion de Bordalás se caractérise par une organisation tactique rigoureuse, une intensité physique élevée et un pressing constant. Sa philosophie de jeu privilégie un bloc compact, la réduction des espaces et des transitions rapides vers l’avant. Ce modèle, souvent décrit comme pragmatique, a été qualifié dans les médias de « haramball », notamment contre des équipes plus importantes, un terme soulignant son efficacité malgré des critiques récurrentes sur l’esthétique du jeu[26].

Bordalás a toutefois contesté l’étiquette d’entraîneur strictement défensif. Il affirme que son approche repose avant tout sur l’intensité, la rigueur collective et l’adaptation aux caractéristiques de son effectif, déclarant s’inspirer notamment de Johan Cruyff tout en ajustant ces principes aux réalités de clubs disposant de ressources limitées. Selon lui, l’objectif prioritaire n’est pas la recherche de la beauté du jeu, mais l’efficacité et la compétitivité, fondées sur le travail collectif et la discipline tactique[27],[28]. À ce propos, il évoque le style de jeu du « tiki-taka », qu’il considère comme dépassé, avant un match contre le FC Barcelone en 2023, Bordalás a déclaré : « Le fameux ‘tiki-taka’ c’est de l’histoire ancienne, le style du FC Barcelone d’avoir beaucoup de possession n’est plus ce qui le caractérise aujourd’hui, ils se sont adaptés au football moderne »[29].

Bordalás est une figure clivante au sein du football espagnol : bien que salué par certains observateurs pour la mentalité de lutte, la solidarité d’équipe et la capacité à rivaliser avec des clubs au budget supérieur, d’autres critiquent son style de jeu, en ces termes, il est parfois accusé de laisser “suffoquer” le spectacle plutôt que de l’inspirer, notamment par des joueurs et entraîneurs, ce qui alimente le débat sur l’esthétique du jeu contre l’efficacité tactique dans le football espagnol[30],[31].

Bien qu’il n’ait pas remporté de titres majeurs, l’héritage de José Bordalás se manifeste dans l’influence de son approche sur d’autres entraîneurs et clubs modestes, qui voient dans son parcours un modèle fondé sur l’adaptation, l’effort et l’optimisation des ressources disponibles.

Palmarès

Entraîneur

Distinctions personnelles

  • Entraîneur du mois de Segunda División : [32].
  • Prix Ramón Cobo de meilleur entraîneur de la Liga : 2017-18[33].
  • Figure dans l’équipe révélation de l'UEFA La Liga en tant qu’entraîneur : 2017-18[34].
  • Prix du Soulier d’Or de la Fédération Royale de Football de Madrid : 2017.
  • Trophée Miguel Muñoz de la Liga : 2018-19[35].
  • Entraîneur du mois de la Liga : [36].

Notes et références

Liens externes

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