José Calasans

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José Calasans
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José Calasans Brandão da Silva[1] (Aracaju, Sergipe, 1915 — Salvador, Bahia, 2001) est un historien et folkloriste brésilien. Après une formation en droit, suivie d’une carrière d’enseignant dans quelques établissements d’enseignement secondaire et supérieur au Sergipe, il devint finalement, préférant se vouer aux recherches historiques, professeur d’histoire à l’université fédérale de Bahia à Salvador. Ses travaux et recherches porteront d’une part sur l’histoire de son État d’origine, le Sergipe, et d’autre part sur le sanglant conflit de Canudos de 1896-1897, sur lequel il publia de nombreux ouvrages et articles, et dont il deviendra l’un des spécialistes reconnus. Tôt intéressé par l’étude des cultures populaires et des traditions orales, il sut combiner, en une méthode historique novatrice, exploitation rigoureuse de la documentation classique et examen scientifique des chansons et poésies populaires, en particulier sur le thème de Canudos, qu’il s’attacha à colliger, tandis que dans le même esprit il recueillit également les témoignages des derniers survivants de cette guerre.

Natif d’Aracaju, capitale de l’État de Sergipe, José Calasans fréquenta les cours de l’Athénée Sergipense, où il fut l’élève de l’historien et folkloriste (et accessoirement franc-maçon[2]) Clodomir Silva, son professeur de portugais, qui menait alors des recherches sur l’histoire et la culture populaire du Sergipe et qui sut lui instiller le goût pour les études historiques. En même temps, Clodomir Silva éveilla en lui l’intérêt pour les sources historiques orales, de l’exploitation raisonnée desquelles Calasans deviendra l’un des grands pionniers au sein de l’historiographie brésilienne.

En 1933, désireux de se vouer à l’enseignement de l’histoire, José Calasans s’en fut s’inscrire à la Libre Faculté de droit de la Bahia à Salvador. Il y deviendra l’un des chefs de file des Jeunesses intégralistes, se proposant de créer dans l’université un noyau de Culture spiritualiste, dessein qui sera cependant à l’origine de dissensions dans la Faculté ; bientôt toutefois, selon ses propres dires, il devait récuser les idées propagées par Plínio Salgado.

Après qu’il eut achevé son cursus de droit en 1937, José Calasans s’en revint dans son Aracaju natal pour se consacrer au professorat et aux études historiques, s’appliquant notamment à examiner les motifs pour lesquels la capitale du Sergipe, auparavant établie à Cristovão, fut transférée à la capitale actuelle. Par la même occasion, il colligea des vers populaires relatifs à cet événement, qu’il regroupa dans un recueil de chansons politiques populaires. De ce sien intérêt pour la poésie des rues naquirent les premières études sur les aspects folkloriques de la cachaça (eau-de-vie), qui serviront de matière à son livre Cachaça Moça Branca publié en 1951. Toujours dans le Sergipe, employé à l’Institut du patrimoine historique et artistique national (acronyme IPHAN), pour lors dirigé par Rodrigo Melo Franco, il commença à dresser l’inventaire des monuments historiques sergipiens, lesquelles feront plus tard objet de classement par l’institut.

Peu d’années après, José Calasans retourna à Salvador, où il reprit le métier d’enseignant et fut placé à la tête du Service national d’apprentissage commercial (le SENAC). Parallèlement, vers la même époque, il entreprit des recherches sur la Révolution de 1930, entretenant à cet effet une vaste correspondance avec les anciens insurgés, et se présenta en 1950 au concours en vue d’un poste de professeur libre (Livre Docência) à la faculté de philosophie de l’université fédérale de Bahia (UFBA), sur une thèse intitulée O Ciclo Folclórico do Bom Jesus Conselheiro. Contribuição ao Estudo da Campanha de Canudos.

José Calasans fut l’une des figures les plus éminentes d’abord de la vie intellectuelle sergipienne, participant activement à la vie publique de cet État jusque dans les années 1950, puis, après son déménagement pour Salvador, de la vie culturelle bahianaise, en tant que professeur d’université. Dans le Sergipe, il fut, outre ses fonctions d’enseignant à l’école normale et à l’Athénée, président de l’Institut historique et géographique du Sergipe, et sera à l’origine de nombre d’initiatives dans le domaine culturel, tel que la fondation, en 1944, du Centre d’études économiques et sociales du Sergipe, aux côtés entre autres d’Orlando Dantas, Garcia Moreno, Urbano de Almeida Neto, Marcos Ferreira de Jesus, Jorge de Oliveira Neto, et que la mise sur pied de la Revista de Aracaju, en association avec Mário Cabral et Fernando Porto. Dans la Bahia, en plus d’occuper la chaire d’Histoire moderne et contemporaine et d’être professeur adjoint en Folklore à l’UFBA, dont il fut le vice-recteur, il présida le Conseil sergipien de la Culture, l’Académie des lettres de Bahia[3], le Rotary Clube de Bahia, etc.

Il était marié à Lúcia Margarida Maciel da Silva, de qui il eut deux enfants : José, mort précocement, et Maria Madalena. Le fonds d’archives qu’il laissa après sa mort, fruit de ses investigations en particulier sur le thème de Canudos, fut cédé à l’UFBA et rendu accessible aux chercheurs dans le Núcleo Sertão, institut crée en 1983, grâce aux dons de Calasans, au sein du Centre d’études baianaises de cette université.

Œuvre et domaines d’intérêt

Notes et références

Annexes

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