Après une carrière dans des unités combattantes (Cuba, Afrique du Nord), il alla occuper un poste de commandement sur la place d’Alicante. Lors de l’insurrection militaire nationaliste de , il s’affirma certes fidèle à la République, mais ses tergiversations lui valurent finalement d’être appréhendé par les autorités républicaines et condamné à mort.
En , il occupait un poste de commandant militaire dans la place d’Alicante, ayant sous ses ordres la 6e brigade d’infanterie, laquelle appartenait à la IIIe Division organique[3],[4]. À l’éclatement de la Guerre civile, si certes il ne se souleva pas contre le gouvernement républicain[note 2], il fit montre d'une attitude ambigüe vis-à-vis de la rébellion militaire[5]; ainsi ordonna-t-il aux troupes sous son commandement de regagner leurs quartiers, encore qu’il ait permis l’envoi d’une colonne pour combattre les insurgés à Almansa[6]. Demeurant indécis[7], García-Aldave suspendit sa décision au parti qu’allait prendre le commandant de la IIIe Division organique, le général Fernando Martínez-Monje Restoy[8]. Quand, le , il eut un entretien avec le président des Cortes, Diego Martínez Barrio, il lui déclara être fidèle à la République, mais qu’il n’affronterait jamais ses «frères d’armes»[9]. Devant sa position hésitante, les autorités républicaines finirent, le , par le destituer et le mettre aux arrêts dans l’hôtel Samper à Alicante, aux côtés d’autres officiers suspects[10]. García-Aldave passa en jugement devant un tribunal[6], fut condamné à mort et fusillé le [11], en même temps que huit autres officiers rebelles[12].
(es) Guillermo Cabanellas, Cuatro generales: La Lucha por el poder. Volume II, Barcelone, Planeta, .
(es) Carlos De Arce Robledo, Los generales de Franco, Seuba Ediciones, .
(es) José Manuel Martínez Bande, Los años críticos: República, conspiración, revolución y alzamiento, Madrid, Encuentro, (ISBN84-306-0487-1, lire en ligne).
(es) Manuel Martínez López, La Experiencia Republicana y la Guerra Civil en Alicante, Alicante, Club Universitario, (ISBN978-84-8454-606-1).
(es) Hugh Thomas, Historia de la Guerra Civil Española, Barcelone, Círculo de Lectores, (ISBN84-226-0874-X).
Notes et références
Notes
↑ On trouve aussi dans la documentation la forme José García-Aldave y Mancebo (avec la conjonction y).
↑ Dans la soirée du 17 au , García-Aldave, participant à un dîner, avait tenu quelques propos énigmatiques. Lorsque les convives vinrent à parler des festivités qui devaient avoir lieu l’été prochain, García-Aldave déclara qu’à ce moment-là, «lui ne serait plus là» et que «Dieu sait quelle direction les choses auront prise en Espagne». Cf. M. Martínez López (2007), p.65.
↑ (es) «Ministerio de la Guerra. Biografías», Gaceta de Madrid, Madrid, Ministerio de la Gobernación (=ministère de l’Intérieur), no63, , p.1596 (ISSN0212-1220, lire en ligne).