Jour de la conscience noire
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| Journée de la conscience noire | |
Dia da Consciência Negra, par Latuff | |
| Nom officiel | Dia Nacional de Zumbi e da Consciência Negra |
|---|---|
| Autre(s) nom(s) | Dia de Zumbi dos Palmares |
| Observé par | |
| Type | jour férié, historique |
| Date | 20 novembre |
| modifier |
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La Journée de la conscience noire (Dia da consciência negra) est un jour férié brésilien, symbole de la résistance face à l'oppression. Elle se passe le .
La date du est celle de l'anniversaire de la mort de Zumbi Dos Palmares, dernier des chefs du territoire autonome de Palmares, un quilombo formé en 1604. Considérée comme le symbole de la résistance contre la toute-puissance des maîtres blancs, cette communauté d’esclaves libres, qui compta au plus fort de sa puissance jusqu'à 30 000 habitants, eut à subir durant ses 90 ans d’existence de nombreuses attaques portugaises, mais aussi hollandaises. Zumbi fut assassiné en 1695 par l’armée portugaise, qui exposa sa tête décapitée sur la place centrale de la ville de Recife. Il est un héros populaire pour la communauté afro-brésilienne, tant au Brésil qu’en Amérique latine en général.
La genèse de la Journée de la conscience noire
La date de sa mort, découverte par les historiens au début des années 1970, a motivé des membres du Mouvement noir unifié contre la discrimination raciale, lors d’un congrès tenu à São Paulo en 1978, à choisir la figure de Zumbi comme symbole de la lutte et de la résistance des noirs asservis au Brésil, ainsi que de la lutte pour les droits que les afro-brésiliens revendiquent[1]. À la suite de quoi, cette date du a été suggérée en premier lieu lors d'un réunion au club Marcílio Dias à Porto Alegre en 1971, comme journée de célébration de la lutte du peuple noir pour la liberté[2].
Avec la redémocratisation du Brésil et la promulgation de la Constitution de 1988, plusieurs segments de la société, y compris les mouvements sociaux, comme le mouvement noir, ont obtenu plus de place dans les discussions et les décisions politiques. La participation de ces groupes à la scène politique a amené l'adoption de mesures ayant pour but la promotion d'une certaine réparation historique (dont la loi sur les préjugés de race ou de couleur (n° 716, du ) et celle des quotas raciaux, axée sur l'enseignement supérieur et l'éducation de base (nº 10.639, ) qui a institué l'obligation de l'enseignement de l'histoire et de la culture afro-brésilienne. Derrière ces lois se trouvent les initiatives pour mettre fin à l'effacement que les Noirs et l'histoire et la culture des Africains ont subi au Brésil[1].
Cette année 2003, qui voit l'inclusion de la date de la mort de Zumbi au programme scolaire, est aussi la première année de célébration du Journée de la conscience noire en ce même jour anniversaire[3] à São Paulo, Rio de Janeiro et dans de nombreuses autres villes du Brésil.[réf. nécessaire] Cette célébration met en lumière la conscience et la résistance afro-brésilienne.
