Jour de l'émancipation
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Le Jour de l'émancipation, est une fête canadienne (à ne pas confondre avec la version américaine de cette fête, célébrée le ). Elle est instaurée en 2021 par le gouvernement de Justin Trudeau et se fête le de l'année. Elle a pour but de souligner la promulgation de la loi de 1833[1], qu'on n'appliqua que le , et qui mit fin officiellement à la pratique de l'esclavage au Royaume-Uni et dans ses colonies.


Histoire
En Ontario, le plus grand événement organisé pour célébrer le Jour de l'émancipation a lieu à Owen Sound[8]. C'est là qu'en 1862 on aurait souligné pour la première fois l'émancipation en organisant un pique-nique[9]. En 1956, Martin Luther King participe même aux célébrations à Windsor, en Ontario[10]. On aurait également commencé à célébrer l'événement au début des années 2000 dans la région d'Ottawa[11]. C'est donc dire que les festivités visant à souligner l'émancipation ne datent pas d'hier.
C'est en 2008 que le devient officiellement le Jour de l'émancipation à l'échelle de l'Ontario. En effet, le gouvernement de la province adopte la Loi de 2008 sur le Jour de l'émancipation[12].
Confusion dans la déclaration du premier ministre du Canada du 1er août 2021
La première édition officielle et pancanadienne du Jour de l'émancipation a lieu le . Dans un contexte où il est fréquemment question de réconciliation avec les Amérindiens au Canada[13],[14], Justin Trudeau, premier ministre du Canada, publie une déclaration[15] évoquant de manière détaillée les difficultés des peuples afro-descendants au Canada, mais dans laquelle il n'évoque pas même la question des membres esclavagés des Premières nations (majoritaires dans ce qui est devenu le Canada français[2],[3],[4]).
Le premier ministre du Canada paraît également faire l'amalgame de deux groupes distincts, mais pouvant se recouper par métissage. En effet, il paraît assimiler la population noire récente du Canada (arrivée à partir de 1960 dans une écrasante majorité[16],[17], soit plus de 100 ans après la fin de l'esclavage au Canada) avec les populations servo-desdendantes (ayant connu l'esclavage dans le Canada actuel), dont les Canadiens français font partie[5],[3],[6].
