Jovan Jovanović Zmaj

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Nom de naissance Jovan Jovanović
Activité principale
Jovan Jovanović Zmaj
Description de l'image Jovan Jovanović Zmaj 2.jpg.
Nom de naissance Jovan Jovanović
Naissance
Novi Sad Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Décès (à 70 ans)
Sremska Kamenica Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Serbe
Mouvement Romantisme
Genres

Œuvres principales

  • Les Roses (1864)
  • Les Roses défraîchies (1882)

Compléments

Signature de

Jovan Jovanović Zmaj (en serbe cyrillique : Јован Јовановић Змај ; né le à Novi Sad et mort le à Sremska Kamenica) est un poète lyrique du romantisme serbe. Il a été membre de l'Académie royale de Serbie[1].

Jeunesse et formation (1833–1860)

Jovan Jovanović naît au sein d'une famille de notables aisés de Novi Sad, alors centre culturel majeur des Serbes sous l'Empire d'Autriche. Son père, qui exerça la fonction de maire de la ville, l'oriente vers des études supérieures prestigieuses. Le jeune Jovan étudie le droit à Budapest, Bratislava et Vienne.

C'est à Vienne qu'il fait une rencontre déterminante : celle de Vuk Karadžić, le réformateur de la langue serbe. Sous son influence, il entame sa carrière littéraire en publiant ses premiers poèmes dans les Annales de Matica srpska (Letopis Matice srpske). Bien que juriste de formation, sa vocation poétique s'affirme dès ses premières années d'adulte[2],[3],[4],[5].

Engagement politique et origine du nom « Zmaj »

Revenu à Novi Sad, il s'engage dans le mouvement libéral national aux côtés de Svetozar Miletić. Son surnom, « Zmaj » (le dragon), naît d'un jeu de mots politique et historique :

Ce surnom devient son identité publique en 1864 lorsqu'il fonde le journal satirique éponyme. Par son influence, il contribuera, autant que Njegoš, à la cimentation de l'identité nationale serbe par-delà les frontières des empires[5],[6],[7],[8].

Vie d'adulte: entre médecine et tragédies (1861–1904)

En 1861, il se marie et connaît une période de bonheur intense qui inspire ses premiers grands recueils. Toutefois, en 1863, il décide de reprendre des études de médecine à Budapest, tout en dirigeant la fondation académique Tekelianum.

La décennie suivante est marquée par une tragédie familiale absolue : en 1872, il perd son épouse, puis ses cinq enfants. Seul survivant d'un foyer brisé, il se consacre alors entièrement à la vie publique et à la médecine, s'installant plus tard à Sremska Kamenica où il finira ses jours[5],[3].

Œuvre littéraire

Poésie lyrique et métaphysique

Zmaj est un poète au vers musical, capable de passer de la légèreté éthérée à la profondeur philosophique. Son œuvre est marquée par deux cycles majeurs :

  • Ђулићи / Đulići (Les Roses, 1864) : Un hymne à l'amour conjugal et au bonheur familial.
  • Ђулићи увеоци / Đulići uveoci (Les Roses fanées, 1882) : Écrit après la mort de ses proches, ce recueil atteint des sommets de mysticisme et de douleur, transformant le deuil en une réflexion universelle sur la vie et la mort.

Il est également l'inventeur du terme « prosaïde » pour désigner ses poèmes en prose[6],[4],[7].

Littérature de jeunesse et bande dessinée

Zmaj est le pionnier incontesté de la poésie pour enfants en Serbie. À travers son journal Neven (Le Souci), il publie des comptines, des fables et des poèmes éducatifs qui font encore partie du patrimoine oral des mères en Voïvodine, au Monténégro ou en Bosnie. Il est aussi considéré comme un précurseur de la bande dessinée serbe par l'utilisation de dessins séquentiels pour illustrer ses textes[6],[5],[4].

Satire et journalisme

Journaliste engagé, il utilise la satire pour critiquer les injustices sociales et politiques. Ses poèmes politiques, souvent allégoriques, servaient de vecteurs aux idéaux libéraux de sa classe bourgeoise tout en s'adressant à l'ensemble du peuple serbe[1].

Rayonnement international et traductions

Zmaj fut un traducteur prolifique, permettant au public serbe de découvrir des auteurs comme Goethe, Heine, Petöfi, Pouchkine, Lermontov et Tennyson.

Son propre travail a connu un écho singulier aux États-Unis grâce à son amitié avec l'inventeur Nikola Tesla. Ce dernier, admirateur de son œuvre, traduisit plusieurs de ses poèmes en anglais (avec l'aide de Robert Underwood Johnson) et introduisit ainsi Mark Twain à l'univers du poète serbe[4].

Postérité

Notes et références

Voir aussi

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