Joël Gayraud
From Wikipedia, the free encyclopedia
Joël Gayraud, né en 1953 à Paris est un traducteur, poète et essayiste de langue française.
C'est dans les années 1966-1967, alors qu'il est élève au lycée Jacques-Decour à Paris, que Joël Gayraud découvre le surréalisme, le mouvement Dada et les textes situationnistes[2]. Il est profondément marqué par la peinture de Chirico, les Manifestes de Breton, le Formulaire pour un urbanisme nouveau d’Ivan Chtcheglov, le pamphlet De la misère en milieu étudiant, puis par les événements de Mai 68. Après des études en classes préparatoires littéraires au lycée Condorcet, il enseigne les lettres dans divers établissements du second degré.
Il mènera de front une pratique régulière de la poésie et des réflexions critiques et philosophiques exposées dans plusieurs recueils d’aphorismes et pensées détachées et un vaste essai sur l’urgence de la réouverture de l’horizon utopique au XXIe siècle (L’Homme sans horizon). Sa réflexion théorique s’appuie sur l’œuvre de Charles Fourier, la pensée de Marx débarrassée du marxisme, la tradition libertaire, la théorie critique situationniste et celle de l’école de Francfort, et surtout la subversion poétique initiée par le romantisme et développée par le symbolisme et le surréalisme. Il publie des textes de création ou d’analyse dans diverses revues françaises et étrangères (Europe, Critique, Empreintes[3], L’Œuf sauvage, Socialter[4], Infosurr, Des pays habitables[5], Le Bathyscaphe, Surr, Analogon[6], Phosphor [7], Peculiar Mormyrid[8], A Phala etc.). Il est également l'auteur de nombreuses préfaces à des textes d'auteurs classiques, modernes ou contemporains (Dante, Scarron, Diderot, Sade, Saint-Just, Nerval, Bakounine, Verlaine, Jarry, Péret, Pierre Peuchmaurd etc.) En parallèle il poursuit une activité de traducteur d’œuvres principalement philosophiques ou poétiques (italien, anglais, latin et grec ancien).
Membre du comité de rédaction de la revue Tiqqun (organe conscient du Parti Imaginaire) publiée au début des années 2000, Joël Gayraud participe depuis aux expositions et réunions du groupe surréaliste de Paris, et est membre du comité de rédaction de la revue Alcheringa[9],[10]publiée par ce groupe.
Œuvres
- Prose au lit (poèmes, aphorismes), Paris, La petite chambre rouge, 1985.
- Si je t’attrape, tu meurs (roman pour la jeunesse), Paris, Syros, 1995.
- La Peau de l’ombre (aphorismes, réflexions critiques et philosophiques), Paris, José Corti, 2003[11].
- Ordonnance (poème), Saint-Clément, Le Cadran ligné, 2009.
- Clairière du rêve (poème), avec des images de Jean-Pierre Paraggio, Annemasse, L’Umbo, 2010[12].
- Passage public (proses), Montréal, L’oie de Cravan, 2012[13],[14].
- Ocelles (poèmes), avec des dessins de Virginia Tentindo, Toulouse, L’Umbo, 2014[15].
- La Paupière auriculaire (aphorismes, réflexions critiques et philosophiques), Paris, Éditions Corti, 2017[16].
- L’Homme sans horizon. Matériaux sur l’utopie, Montreuil, Libertalia, 2019 ; trad. espagnole par Angel Zapata, El Hombre sin horizonte, Madrid, La Torre Magnetica, 2025[17],[18].
- Les Tentations de la matière, poèmes sur des sculptures de Virginia Tentindo, Nérac, Pierre Mainard éditeur, coll. « Hors Sentiers », 2021[19],[20].
- Les Aléas du calendrier, avec des dessins de Guy Girard, Gajan, Venus d'ailleurs éditeurs, 2022.
- À moins d'un titre, Fontaine, Editions Litan, 2025.
- Ernst Bloch, Le Principe Espérance, extraits présentés, commentés et annotés par Joël Gayraud, Montreuil, Libertalia, 2026.
