Juan Carlos Mondragón
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance |
Montevideo |
|---|---|
| Activité principale |
| Genres |
romans, nouvelles, essais |
|---|
Juan Carlos Mondragón, né en 1951, est un écrivain et critique littéraire uruguayen.
Juan Carlos Mondragón est né à Montevideo (Uruguay) en 1951. Formé à l’Institut de Profesores Artigas (IPA), il commence à enseigner la littérature dans le secondaire et participe, durant ces années d’apprentissage, à la rédaction de manuels scolaires sur les œuvres de Larra, Kafka et sur l’Évangile selon Jean. Le contexte national l’éloigne de l’enseignement et, après avoir exercé quelques métiers -dont celui d’assistant dans la librairie La Colonial-, il entame une carrière dans le milieu de la publicité avec un poste de rédacteur, puis il s’associe à Gonzalo Bianchi avec qui il ouvre un atelier de création. Parallèlement, il donne des cours de sémiotique et de messages mass media à l’Universidad Católica del Uurguay. Son essai El arte de comparar (la estética del fracaso en Isidore Ducasse) lui permet de remporter le Prix Jules Supervielle en 1984, prix remis par l’Alliance Française d’Uruguay. L’année suivante, en 1985, il gagne le concours de narration "Lectores de Banda Oriental" grâce à son recueil de nouvelles Aperturas, miniaturas, finales.
Dans les années 80, il commence également à publier ses fictions dans plusieurs anthologies publiées par Trilce, maison d’édition de Montevideo. Il participe par ailleurs à l’écriture d’un roman collectif, La muerte hace buena letra, publié en 1993. En 1985, après avoir validé une licence de Philologie Hispanique à Madrid, il s’installe une première fois à Barcelone et valide deux diplômes de maîtrise, l’un délivré par l’Université Centrale et l’autre par l’Université Autonome de Barcelone. Entre 1988 et 1989, et avec l’Instituto de Cooperación Iberoamericana, il organise un cycle de conférences à Montevideo autour des prix Cervantes. Il y anime des conversations sur Gonzalo Torrente Ballester et sur Dámaso Alonso. Il participe à la rédaction du Diccionario de Literatura uruguaya (Arca, 1989) et à la configuration du projet littéraire Capítulo Oriental, pour lequel il écrit des papiers sur Juan Carlos Onetti et José Pedro Díaz.
En 1990 il gagne la mention spéciale du Prix Juan Rulfo pour le récit "Un pequeño nocturno por Libertad Lamarque". C’est l’année où il s’installe à Barcelone pour la deuxième fois et obtient un doctorat en Sciences de l’Information (Universidad autónoma de Barcelone) avec une thèse portant sur les textes théoriques de Joaquín Torres García. Il soutient une autre thèse à la Sorbonne Nouvelle (Paris 3), sous la direction de Claude Fell, sur l’œuvre de fiction de Juan Carlos Onetti. Il intègre les centres de recherche Critical, Celcirp et s’associe à la S.H.F. En 1990, il est invité par la MEET (Maison des Ecrivains Etrangers et des Traducteurs) de Saint-Nazaire, où il réside deux mois et publie Le centre de carène. Il écrit dans ces années des prologues pour les livres d’Álvaro Mutis, d’Eduardo Mendoza et d’Ernesto Sábato, entre autres. Il prend en charge la sélection des récits, le prologue et les notes et commentaires des anthologies Amor al sur et Tierras imaginadas (Hatier, 1992)
En 1996, il participe aux "Jornadas Uruguay Literario", événement organisé par la Casa de América de Madrid. Il est invité à l’École Normale Supérieure pour dispenser des cours d’Agrégation à Fontenay et à Lyon. Il collabore à la rédaction dans les volumes Archives en proposant ses lectures d’écrivain des œuvres de Juan Carlos Onetti et de Juan José Saer. Titularisé maître de conférences en France au début des années 1990, il dicte des cours de civilisation et de littérature latino-américaines, d’abord à l’Université de Grenoble puis à Lille 3, jusqu’en 2019.
Il est membre correspondant de l’Académie des Lettres d’Uruguay depuis 1998 et reçoit en 2015 la médaille du Sénat de France, distinction honorifique reçue au titre de son apport aux relations intellectuelles entre la France et l’Uruguay.
Durant toutes ces années, il publie régulièrement ses œuvres de fiction, en France comme dans la région du Río de la Plata. La dernière publication est la traduction Le sous-marin Peral aux éditions du Seuil, à Paris, en 2020. En , il inaugure une page web interactive présentant essais et fictions, il s’agit du Cabaret literario La Coquette : https://mondragonvaracchi.com/
Œuvre
- Aperturas, miniaturas, finales, Ediciones de la Banda Oriental, Montevideo, 1885. Premio de narrativa Lectores de Banda Oriental.
- Nunca conocimos Praga, Ediciones de la Banda Oriental, Montevideo, 1986.
- In memoriam Robert Ryan, Ediciones Trilce, Montevideo, 1991.
- "Conducta del antílope hembra", in Veinte años de cuento uruguayo, Linardi y Risso ed., Montevideo, 1991.
- Mariposas bajo anestesia, Ediciones Trilce, Montevideo, 1993.
- Las horas en la bruma, Cal y canto, Montevideo, 1996.
- Nunca conocimos Praga (Transfiguración), Ediciones de la Banda Oriental, Montevideo, 1997.
- Siete partidas, Librería Linardi y Risso, Montevideo, 1998.
- El misterio Horacio Q, Cal y canto, Montevideo, 1998. Planeta. Buenos Aires, 2005.
- Montevideo sin Oriana, Cal y canto, Montevideo, 2000.
- Nunca conocimos Praga (libro tercero), Cal y canto, Montevideo, 2003.
- Pasión y olvido de Anastassia Lizavetta, Planeta. Buenos Aires, 2004.
- "Minotauromaquia al claro de luna", in Cuentos olímpicos, Páginas de espuma, Madrid, 2004.
- Night and Day (espectros de La vida breve), Ediciones del Caballo Perdido, Montevideo, 2006.
- Hagan de cuenta que estoy muerto, Seix Barral, Biblioteca Breve. Buenos Aires, 2007. Ediciones Casus-Belli. Madrid, 2011.
- El viaje a Escritura, Ediciones del Caballo Perdido, Montevideo, 2008.
- Bruxelles piano-bar, Seix Barral. Buenos Aires, 2010.
- Barcelona senza fine, Ediciones del Caballo Perdido, Montevideo, 2011.
- "Dragón entre nubes", in: Buenos Aires Review, . Édition en ligne[1]
- "Los marinos cantores", Revista de la Academia Nacional de Letras, Año 6, Nº 9, Montevideo, 2013.
- La fuente del relato, Seix Barral, Biblioteca Breve, Buenos Aires, 2013.
- El submarino Peral, Ediciones Yaugurǘ, Montevideo, 2016.
- Cabaret literario La Coquette. https://mondragonvaracchi.com/
- o pasado sin falta, Ediciones Casus Belli, Madrid, 2021.
- Alcools de Guillaume Apollinaire (une traduction), Editorial Yaugurú, Montevideo, 2022.
- Le croupier magyar, roman, Editorial Yaugurú, Montevideo, 2023.
- Las cartas del vidente / Le bateau ivre / Une saison en enfer d'Arthur Rimbaud (una traducción), Editorial Yaugurú, Montevideo, 2023.
- Illuminations (una traducción), d'Arthur Rimbaud, Editorial Yaugurú, Montevideo, 2024.
Publications et traductions françaises
- Le centre de carène. MEET / Arcane 17. Saint-Nazaire, 1991. MEET / les bilingües. Saint-Nazaire, 2011.
- Petit nocturne pour Libertad Lamarque. Le Serpent à plumes Nº 22, 1994.
- Papillon sous anesthésie. in Amérique latine, trente ans après. NRF no 528. Paris, 1997.
- Monologue de la Mamma. in Aimer sa mère / théâtre Actes Sud-Papiers, 1998.
- ASA Saint-Nazaire(con Mathieu Schiffman, fotos). MEET Éditions. Saint.Nazaire, 1998.
- Droit de réponse, MEET no 2, Revue de la Maison des Écrivains et des traducteurs de St-Nazaire, Saint-Nazaire, 1998.
- Oriana à Montevideo. Seuil. Paris, 2002.
- La nuit où Gilda a chanté Amado mio. in Queen Mary 2 & Saint-Nazaire. MEET. Saint-Nazaire, 2003.
- Le principe de Van Helsing. Seuil. Paris, 2004.
- Montevideo / 71", in Avoir vingt ans, Meeting no 5. MEET, Saint-Nazaire, 2007.
- « El viaje de invierno », in TIGRE 15 (Trace et Littérature), CERHIUS, Université Stendhal, Grenoble III, 2006-2007.
- Le capitaine. in Marie-Claud de Brunhoff, Les Théâtres immobiles. Seuil. Paris, 2008.
- Passion et oubli d’Anastassia Lizavetta. Seuil. Paris, 2010.
- Bruxelles piano-bar. Seuil. Paris, .
- Le sous-marin Peral. Seuil. Paris, .
Préfaces et introductions
- Prologue à Los fuegos de San Telmo de José Pedro Díaz, Ed. de la Banda Oriental, Montevideo, 1987.
- Introduction à La neige de l'Amiral, de Alvaro Mutis. Coll. Les Cahiers Rouges, Grasset, Paris, 1992.
- Introduction à La dernière escale du tramp steamer, de Alvaro Mutis. Coll. Les Cahiers Rouges, Grasset, Paris, 1992.
- Introduction à Ilona vient avec la pluie, de Alvaro Mutis. Coll. Les Cahiers Rouges, Grasset, Paris, 1992.
- Amor al Sur. Recueil de récits en langue espagnole de plusieurs auteurs latino-américains autour d'une thématique; choix des textes et notes. Coll. Lire en V.O. Hatier, Paris, 1992.
- Tierras imaginadas. Idem 8 (auteurs espagnols et latino-américains); choix des textes et notes. Coll. Lire en V.O.Hatier, Paris, 1992.
- Préface à Anaconda, de Horacio Quiroga. Coll. Points, nº R551, Seuil, Paris, 1994.
- Préface à La ville des prodiges, de Eduardo Mendoza. Coll. Points, nº P56, Seuil, Paris, 1995.
- Préface à Le maître d'escrime, de Arturo Pérez-Reverte. Coll. Points nº P154, Seuil, Paris, 1995.
- Préface à Un nom de torero, de Luis Sepúlveda. Coll. Points nº P311, Seuil, Paris, 1996.
- Préface à Héros et tombes, de Ernesto Sábato. Coll. Points nº P311, Seuil, Paris, 1997.
- Préface et notes à Nous l'aimons tant Glenda, de Julio Cortázar. Coll. Folio bilingue, no 84, Gallimard, Paris, 1999.
- Prologue à Para sentencia de Omar Prego, Ediciones de la Banda Oriental, Montevideo, 2006.
- Prologue à Hommage à l’Amérique latine, Olivier Föllmi, La Martinière, Paris, 2007.
Essais, travaux critiques et contributions
- « El naipe en la manga: el azar en Borges », in Borges, el último laberinto, Linardi y Risso ed., Montevideo, 1986.
- El arte de comparar (la estética del fracaso en Isidore Ducasse). Premier prix du concours d'essais Jules Supervielle. MZ editor, Montevideo, 1986.
- Rédacteur-collaborateur du Diccionario de Literatura uruguaya. Arca, Montevideo, 1987-89.
- « La realidad como polizón o el oleaje tan temido », in Juan Carlos Onetti, medio siglo de escritura, Linardi y Risso ed., Montevideo, 1989.
- « Signos/Palimpsestos », sur une œuvre de Daniel Dezeuze, in « Revue 303, Art, Recherches et Création », Nantes, 1991.
- Aporie, éclipse et transfiguration de Montevideo dans l’œuvre de Juan Carlos Onetti, thèse soutenue à l’université Lille 3, 1994. (Docteur de la Sorbonne Nouvelle, Paris 3)
- « Pistas para detectar puntos vélicos » (sur Julio Cortázar), América. Cahier du CRICCAL no 17, Presse de la Sorbonne Nouvelle, Paris, 1996.
- « Juan Carlos Onetti: misterio y transfiguración de Montevideo », in Historia de la literatura uruguaya contemporánea, Tome I: La narrativa del medio siglo. Ediciones de la Banda Oriental, Montevideo, 1997.
- « José Pedro Díaz: la literatura mar adentro », in Historia de la literatura uruguaya contemporánea, Tome I: La narrativa del medio siglo. Ediciones de la Banda Oriental, Montevideo: 1997.
- « Las ideas estéticas del comisario Medina », Río de la Plata no 25 consacré à Juan Carlos Onetti, CELCIRP, Paris, 2003.
- « El recordado caso de la Galería Vivienne », América. Cahiers du CRICCAL no 29, Presses de la Sorbonne Nouvelle, Paris, 2003.
- « L’autrefois, l’autre est à mont », in Les Cahiers de l’ ILCEA(n°5), Université Stendhal, Grenoble 3, 2003.
- « La utopía virtual », América. Cahiers du CRICCAL no 32, Presses de la Sorbonne Nouvelle, París, 2005.
- « Memoria y deseo en La vida breve de Juan Carlos Onetti », in Figuras du désir dans la littérature de langue espagnole, Hommage à Amadeo López, CRIIA, Université Paris X, Nanterre, 2007.
- « Cuenta el tiempo » (sobre Jacob y el otro), in Relatos de Juan Carlos Onetti, Ed. ARCHIVOS, Poitiers/Córdoba, 2009.
- « La sonda y el enigma », in Juan José Saer. Glosa y El entenado, Colección Archivos no 61, Poitiers, 2010.
- « A propósito de “Lugar” de Juan José Saer », in Critica cultural / Dossiê Juan José Saer, Universidade do Sul de Santa Catarina, Vol. 5, Num 2. .
- « Ángeles sobre Ecuador: apuntes sobre la prosa de Adoum », Les cahiers du LITORAL I no 10, Boulogne-sur-Mer/Allemagne, 2011.
- « Lo imborrable. Alma, inclínate sobre los cariños idos » (sur un roman de Juan José Saer), in Zona de prólogos (Paulo Ricci comp.), Buenos Aires, Seix Barral, 2011.
- « La novela de Carlos Tomatis » (sur les textes de Juan José Saer), in Cuadernos LIRICO, 6, Paris, 2011. En ligne[2]
- « París: ciudad metáfora en la obra de Mario Levrero », in La máquina de pensar en Mario (ensayos sobre la obra de Levrero), Eterna Cadencia, Buenos Aires, 2013.
- « Martillo de brujas: el capítulo Naccos », in Pouvoir de la violence et violence du pouvoir. Séminaire Amérique Latine, Paris, 2013, pp.23-30. En ligne[3]
- « Lo decorativo y lo despiadado en la voz de Irineo Funes », in Nuevas inquisiciones borgianas (dirs. Eduardo Ramos-Izquierdo et Paul-Henri Giraud), SAL Hors-série, Paris-Lille3, 2015. Publication en ligne (pp.10-19)[4]
- * « J'ai deux amours, mon pays et Paris», in La Vida Breve de Juan Carlos Onetti, Ed. RAE ASALE, Espagne, 2024.