Juan Mariano de Goyeneche y Gamio
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Juan Mariano de Goyeneche y Gamio, né le à Arequipa au Pérou et mort le à Saint-Sébastien en Espagne, comte de Guaqui, Grand d'Espagne de première classe, marquis de Villafuerte, est un homme politique et diplomate péruvien.
Juan Mariano de Goyeneche est membre d'une illustre famille d'Espagne, originaire de Navarre, propriétaire d'une finca dans la vice-royauté du Pérou à la fin du XVIIIe siècle et liée à la faction royaliste durant les guerres d'indépendance.
Lorsque, en 1821, le Pérou se déclare indépendant de sa métropole, les parents de Juan Mariano décident de ne pas retourner sur la péninsule et c'est là qu'il naît avec la nationalité péruvienne.
Il reçoit sa première éducation au collège séminariste de la ville blanche d'Arequipa, la complétant, à ses quatorze ans, en Espagne, d'abord à Madrid sous la direction de P. Ramón Escudero Sáez, et ensuite dans le collège de Vergara, au Pays basque. Il termine son cursus d'études de jurisprudence à l'Université centrale.
Vie politique
Lorsqu'il retourne sur les terres de ses parents, il souhaite participer à la vie publique péruvienne et, en 1845, est élu député d'Arequipa au Congrès national, où il siège dans les rangs du parti conservateur. Il est membre de l'Assemblée constituante de 1860, qui demeure en fonction jusqu'en 1863, avant d'être réélu au Congrès en 1864.
En 1871, il reçoit la proposition de se présenter à la présidence de la République, qu'il repousse, mais siège de nouveau comme député jusqu'en 1876. Après son entrée en fonction en août 1872, le président Manuel Pardo lui offre le portefeuille de l'Intérieur, qu'il décline également.
Des années plus tard, en 1880, le président Nicolás de Piérola lui offre le ministère des Relations extérieures, qu'il refusera encore.
Il rend de grands services au Pérou durant la guerre contre le Chili qui s'achève en 1884.
Représentant diplomatique
En 1877, il est nommé ministre plénipotentiaire à la légation de Paris et en 1880 à Madrid. On lui doit la signature du traité de paix et d'amitié avec l'Espagne qui mettra fin définitivement aux disputes existantes avec de nombreuses nations depuis la proclamation d'indépendance[1] en 1821. En 1887, il est nommé ministre plénipotentiaire auprès du Saint-Siège et en 1918, ambassadeur auprès de Sa Sainteté le pape.
Durant ses voyages en Europe, il étudie toutes les avancées qui pourraient être appliquées ensuite au Pérou, prenant des notes qu'il fait parvenir à Lima.
Autres fonctions
Il est nommé membre de l'Académie Lauretana des sciences et des arts, première institution culturelle fondée à Arequipa après l'indépendance du Pérou, président de la commission péruvienne de l'exposition universelle de 1878, délégué pour le Pérou dans le congrès postal de Paris et membre de l'Union postale universelle.
L'idéal qu'il poursuit tout au long de sa vie publique est d'arriver à une paix complète et solide entre l'Espagne et les républiques latino-américaines qui doivent leur origine à la formation d'une ligue insoluble et puissante qui a pour objet la protection mutuelle de leurs intérêts, tant moraux, de races et religions que matérielles, de commerce, d'industries et agricoles.

Avec ses frères, il apporte les fonds nécessaires pour la construction du superbe hôpital Goyeneche, situé sur l'avenue Goyeneche de la ville d'Arequipa, dont le président José Pardo posa la première pierre en 1904 et inauguré avec solennité en 1912, ainsi que pour la restauration du château de Javier, situé sur une colline de la localité de Javier, en Navarre ainsi que l'édification d'une basilique adossée à celui-ci et de constructions annexes. Il donne personnellement une image du Christ de 9 mètres qui couronnait le monument au Sacré-Cœur de Jésus de la colline des Anges.