Juana Azurduy est née le , à Chuquisaca, Haut Pérou, un territoire espagnol de la vice-royauté du Río de la Plata[1]. Son père, Don Matías Azurduy, est un Spaniard[Quoi ?] (en français: Espagnol) blanc d'origine Basque, patrón d'une hacienda à Toroca[2],[3],[4]. Sa mère, Doña Eulalia Bermúdez, est une chola (femme ayant des parents mestizo et indigène) issue d'une famille pauvre de Chuquisaca[4],[3]. Ce type de famille est inhabituel au sein du système strict de castas du régime colonial espagnol, où Juana est considérée comme étant une mestiza. Elle a un frère plus âgé, Blas, mort en bas âge, et une sœur plus jeune, Rosalía[3]. Après la mort de sa mère en 1787[3], elle développe une relation exceptionnellement proche avec son père. En dépit des fortes assignations de rôles dans la société coloniale très conservatrice, Don Matías lui enseigne à chevaucher et à tirer, et elle l'accompagne dans son travail avec les ouvriers indigènes[2],[4],[5]. Outre sa langue natale espagnole, elle maîtrise le quechua et l'aymara, les langues des peuples indigènes locaux[6],[2] elle est connue pour avoir passé plusieurs jours dans leurs villages[5].
Engagement militaire
Maîtrisant les armes et la cavalerie, elle se voit conférer le grade de lieutenant colonel[7] et commande jusqu'à 10 000 hommes. Elle perd ses cinq enfants dans des actions des Espagnols[pasclair] (. À la mort de son mari, le elle continue son engagement, mais lors de l'indépendance en 1825, elle n'est pas intégrée à la nouvelle structure et finie oubliée[8].
Elle est célébrée dans une chanson éponyme de Mercedes Sosa. Sa mémoire est honorée autant en Bolivie qu'au Pérou ou en Argentine: depuis 2015 elle sa statue à Buenos Aires[9] sur la Plaza del Correo, le Monumento a Juana_Azurduy(es).
123(en) Reina Pennington, Amazons to fighter pilots: a biographical dictionary of military women, Westport, Conn., Greenwood Press, , 37–38p. (ISBN0-313-29197-7) (Entrée par Heather Thiessen-Reily).