Judith Berkson
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Judith Berkson est une compositrice, pianiste et chanteuse américaine active dans les domaines du jazz contemporain, de la musique improvisée et de la musique expérimentale. Son travail mêle notamment musique contemporaine, traditions liturgiques juives, microtonalité et improvisation.
Judith Berkson étudie notamment auprès de la chanteuse Lucy Shelton et du saxophoniste et théoricien Joe Maneri, connu pour ses travaux sur la microtonalité [1].
Elle développe par la suite une pratique artistique mêlant composition, improvisation, chant et recherche autour des traditions musicales juives [2].
Elle enseigne au California Institute of the Arts (CalArts) [3].
Berkson participe également à plusieurs projets liés au patrimoine musical juif et aux archives du YIVO Institute for Jewish Research [4].
Carrière
Elle travaille dans le domaine de la musique classique et contemporaine avec l'Ensemble Wet Ink et s'est produite aux Journées internationales Bruckner de Saint-Florian, au Festival américain de musique microtonale et au Festival culturel juif de Cracovie. Elle exerce principalement les fonctions de chantre adjointe et d'enseignante d'hébreu à la Congrégation hébraïque d'Old Westbury, dans l'État de New York. Dans les années 2000, elle s'est consacrée essentiellement aux récitals en solo et à l'exploration des possibilités de la voix accompagnée au clavier [5].
Judith Berkson publie en 2010 l’album Oylam sur le label ECM Records [6] [7] . L’album mêle compositions originales, standards, influences yiddish et réinterprétations de Schubert [8]. Plusieurs critiques soulignent son approche hybride entre jazz, musique contemporaine et musique vocale expérimentale [6] [5].
En 2012, elle compose l’opéra The Vienna Rite, consacré notamment à la figure du chantre Salomon Sulzer et à l’histoire de la liturgie juive à Vienne [2].
Elle collabore avec plusieurs artistes et ensembles, dont Trevor Dunn, Gerald Cleaver, Laurie Anderson et le Kronos Quartet [3].
En 2026 paraît l’album Thee They Thy, enregistré avec Trevor Dunn et Gerald Cleaver [1] [9].
Dans Jazz Magazine, Vincent Cotro décrit une musique située « au croisement des musiques improvisées et électroniques, du chant yiddish et de la composition microtonale » [10].
The Guardian évoque "une artiste unique et captivante, puisant son inspiration dans la musique liturgique juive (elle est également chantre), le jazz standard tempéré par des mélodies à la Schoenberg, Debussy, Charles Ives et le microtonalisme qu'elle a appris au New England Conservatory auprès du regretté Joe Maneri".
Discographie sélective
- Oylam (ECM, 2010)
- Liederkreis
- Liederkreis II
- Thee They Thy (ECM, 2026)
Liens externes
- (en) « Judith Berkson » (fiche artiste), sur AllMusic
- (en) « Judith Berkson » (fiche artiste), sur Discogs
Références
- 1 2 Jean-Pierre Goffin, « Judith Berkson, Trevor Dunne & Gerald Cleaver : Thee They Thy | JazzMania », sur jazzmania.be (consulté le )
- 1 2 (en-US) Allan Kozinn, « Mash-Up of Schubert and Synagogue Tradition », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « Judith Berkson | CalArts », sur calarts.edu (consulté le )
- ↑ (en) « Judith Berkson Presents: Cantorial Music from the YIVO Archives », sur YIVO Institute for Jewish Research (consulté le )
- 1 2 (de) « Verwirrend abwechslungsreich - ECM Sounds », sur JazzEcho (consulté le )
- 1 2 (en-US) D. M. Edwards, « Judith Berkson: Oylam » PopMatters », sur www.popmatters.com, (consulté le )
- ↑ (en-GB) John Fordham, « Judith Berkson: Oylam », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) All About Jazz, « Oylam – Judith Berkson Review », sur All About Jazz, (consulté le )
- ↑ (en) Michael Toland, « Judith Berkson - Thee They Thy (ECM) », sur The Big Takeover (consulté le )
- ↑ Vincent Cotro, « Judith Berkson - Nouveauté », Jazz Magazine, no 792, , p. 58