Judith de Nantes
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| Comtesse titulaire de Nantes |
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| Comtesse |
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| Décès | |
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| Père | |
| Mère |
Mélidende (d) |
| Fratrie | |
| Conjoint | |
| Enfants |
Hoël II de Bretagne Guérech II de Cornouaille Agnès de Cornouaille (d) Benoît de Cornouaille |
Judith de Nantes (morte le ), épouse d'Alain Canhiart, est comtesse titulaire de Nantes de 1051 à 1063.
Judith est la fille de Judicaël de Nantes, elle porte le nom de son arrière-grand-mère la « noble Judith » qui avait entretenu une relation extra-matrimoniale avec le futur duc de Bretagne Alain Barbetorte pendant son exil. Elle devient vraisemblablement vers 1025 l'épouse du comte de Cornouaille, Alain Canhiart. Judith qualifiée de nobilissima alors que son époux n'était que nobilis tient à préserver l'héritage moral de sa lignée et obtient que ses deux fils aînés soit nommés Hoël et Guerech (c'est-à-dire Waroch) comme les fils de Judith et de Barbetorte, une manière d'enraciner sa descendance dans le Vannetais d'Alain le Grand le dernier roi de Bretagne. Elle donne au comte au moins cinq enfants dont une fille Hodierne abbesse de Locmaria avant la mort de son père donc née vers 1027/1028 comme son frère Hoël. Guerech qui sera destiné à l'Église et sacré évêque en 1061 semble lui être né vers 1030. Le troisième fils porte le nom Budic représentatif de sa lignée paternelle comme d'ailleurs son cadet Benoit[1].
À deux reprises, au moins, Judith s'oppose à Onwen, l'épouse de son beau-frère l'évêque de Quimper Orscand car cette dernière avait refusé de se lever lors de l'entrée de la comtesse dans la cathédrale. Elle obtient en réparation de l'offense subie des biens du siège épiscopal et de l'abbaye de Locmaria où elle décide avec son mari d'installer une communauté religieuse féminine dont sa fille prendra plus tard la tête. Elle assiste enfin Alain Canhiart lors de la fondation de abbaye Sainte-Croix de Quimperlé à la fin de la décennie 1040. En 1050 elle accompagne son beau-frère l'évêque Orscand à Verceil où ce dernier participe à un concile réuni par le pape Léon IX qu'elle rencontre le ce qui lui vaut la dénomination de religiosissima[2].