En 1671, l'abbé de Lionne reprend la charge d'aumônier du roi précédemment exercée par Jean de Forcoal. Il s'en défait le au profit de Louis Milon. Le , Jules-Paul de Lyonne, abbé commendataire des abbayes Royales de Marmoutier, Chailly et Notre Dame de Cercamps, et prieur aussi commendataire du prieuré de Saint-Martin des Champs à Paris, demeurant en l'hôtel prieural dudit Saint-Martin des Champs, fait donation à Jean de Chasteau, l'un de ses anciens domestiques, de la jouissance viagère de l'avant cour dudit hôtel prieural et de diverses constructions qui y ont été récemment faites[1].
Ses revenus annuels atteignent en 1710 la somme de 115 000 livres; il devient le protecteur de l'écrivain Alain-René Lesage à qui on estime qu'il a donné le goût pour l'Espagne et sa littérature[2]. Ce prélat mondain est jugé sévèrement par le mémorialiste Saint-Simon qui déclare: «Ses mœurs, son jeu, sa conduite l'avaient éloigné de l'épiscopat et de la compagnie des honnêtes gens[3]». Il meurt âgé d’environ 74 ans au prieuré Saint-Martin-des-Champs, ce qui permet au mémorialiste toujours peu amène de lui décerner l'épitaphe suivante: «Il mourut aussi obscurément qu'il avait vécu. Il avait été débauché et accusé de vendre ses collations[4]».
Notes et références
↑ Archives nationales de France, Insinuations Y/231,fol.175, notice 220
↑ Charles Frédéric Franceson, Essai sur la question de l'originalité de Gil Blas, 1857, p.9.
M. Fosseyeux, «L'abbé Jules-Paul de Lionne, prieur commendataire de Saint-Martin-des-Champs (1647-1721)», dans Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, 1929, p.69-76(lire en ligne)