Jules Aimé Bréart
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Général de brigade (à partir de ) |
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Jules Aimé Bréart, né le à Grenoble (Isère) et mort le à La Roche-Vineuse (Saône-et-Loire)[1], est un général français.
C'est lui qui, le , fait signer au bey de Tunis, Sadok Bey, le traité du Bardo instaurant le protectorat français de Tunisie.
Carrière militaire
Après des études à Saint-Cyr puis nommé sous-lieutenant en 1845, il est promu lieutenant en 1848 puis capitaine en 1853[2].
En 1856, ll est envoyé en Algérie pour prendre part à l'expédition de Kabylie d'où il revient en 1857[3]. En 1859, il participe à la campagne d'Italie où il est décoré de la Légion d'honneur pour ses faits d’armes lors de la bataille de Solférino[2].
Par la suite, il fait la campagne du Mexique où il est nommé en 1863 à la tête d’un bataillon de chasseurs avant d’être promu lieutenant-colonel en 1864 puis colonel en 1870[2].
La suite de sa carrière le ramène à ses débuts puisqu'il est nommé commandant en second de Saint-Cyr[2].
Nommé général de brigade en 1875, il commande la place de Lyon à partir de 1878[3].
Signature du traité du Bardo
C'est là qu'il reçoit l'ordre de prendre le commandement des troupes françaises qui ont débarqué à Bizerte, en Tunisie, le . Arrivé de Toulon le , il quitte Bizerte pour Tunis à la tête d'une colonne de 6 000 hommes[4]. Le à 16 h, escorté par deux escadrons de hussards, Bréart se présente devant le palais du bey accompagné de tout son état-major et de la plupart des officiers supérieurs de la colonne. Des soldats tunisiens leur rendent les honneurs ; on les introduit dans le salon où le bey l'attend entouré de ses ministres. À 19 h, le traité est signé par le bey, le grand vizir Mustapha Ben Ismaïl, Bréart et Théodore Roustan, le consul de France à Tunis[5].
Le , le général Bréart est de retour au palais pour annoncer au bey que le gouvernement français a accepté de ne pas occuper Tunis. En guise de reconnaissance, l'officier français est décoré par le souverain du grand cordon du Nichan Iftikhar[6].
Fin de carrière
De retour en France, il est nommé général de division le et prend la tête du 13e corps d'armée puis du 17e corps d'armée en 1887[2]. Il passe finalement aux cadres de réserve en [3]. Il meurt le à La Roche-Vineuse (Saône-et-Loire).
Distinctions
- Commandeur de la Légion d'honneur, le ;
Grand cordon (grand-croix) du Nichan Iftikhar, le ;- Grand-officier de la Légion d'honneur, le ;
Grand-croix de la Légion d'honneur, le .
Un collège ainsi qu'une école maternelle de la ville de Mâcon (Saône-et-Loire) portent son nom.