Jules Buyssens

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Décès
(à 85 ans)
Uccle
Nationalité
Jules Buyssens
Biographie
Naissance
Décès
(à 85 ans)
Uccle
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Activités

Jules Buyssens, né le à Waermaerde et mort le à Uccle, est un architecte paysagiste belge. Il est une figure de premier plan de l’art des jardins et du paysage de la première moitié du XXe siècle. Son œuvre est multiforme, allant du parc paysager mixte de tradition française aux préoccupations « pré-écologiques » de son association Le Nouveau Jardin Pittoresque[1].

Jules Buyssens est né le à Waermaerde. En 1902, il épouse Louise Gilbert, une jeune Champenoise.

Il s’inscrit en 1887 à l’École d’horticulture de l’État à Gand. En 1890, il termine premier de sa promotion. Durant ses études, il découvre avec grand intérêt l'ouvrage « L’art des jardins » d’Édouard André, traité général de la composition des parcs et jardins édité en 1879. Il décide alors qu’il « sera architecte de jardins ».  Édouard-Christophe Pynaert, son professeur et éminent botaniste, lui conseille de poursuivre sa formation à l’étranger. Buyssens étudie à Francfort puis à Londres et à Marseille où il s’initie à la culture en serre de plantes exotiques et d’orchidées[1].

De retour à Gand en 1894, Jules Buyssens travaille à la création de parcs et de jardins pour le compte de son ancien professeur qui l'envoie notamment dans le Caucase russe à Kislovodsk et sur la Volga. Pour ce projet exceptionnel, il apprend le russe et reste de 1894 à 1896 en Russie[1].

De retour en Belgique, il choisit de rejoindre de 1896 à 1902 le bureau de l'architecte paysagiste Édouard André dont il admire les enseignements.. De 1898 à 1900, Buyssens est envoyé par Édouard André en Lituanie comme directeur des travaux de la famille Tyszkiewicz, tout particulièrement au parc du palais de Palanga sur la côte de la mer Baltique et au parc du château de Lentvaris, près de Vilnius.

Jardins en terrasse de l'Abbaye de la Cambre.

Dès 1903, Jules Buyssens expose à toutes les Floralies de Gand[2].

Jardins de la villa Van Buuren.

En 1904, Jules Buyssens remplace Louis Fuchs comme Inspecteur des Plantations et Promenades de la Ville de Bruxelles. Il se fait le chantre d’une ville abondamment fleurie et « d’un aspect toujours riant ». L'aménagement floral des parcs et jardins passe de 22.000 plantes par an en 1904 à près de 200.000 plantes exotiques et annuelles cultivées en serre et en plein air par la ville en 1909. Dans le style des jardins de la seconde moitié du XIXe siècle, les plantes étaient assemblées en corbeilles au dessin symétrique et en mosaïque[1].

Lady's Garden (roseraie) au Parc Tournay-Solvay à Watermael-Boisfort créé en 1925.

À l'abbaye de la Cambre, Jules Buyssens restaure et reconstitue les jardins historiques. Les jardins en terrasses du XVIIIe siècle sont structurées par un escalier monumental et des topiaires. La circonférence du site est ceinturée par un taillis sous futaie masquant les immeubles bruxellois environnants et restituant le cadre du monastère tel qu'autrefois entouré par la forêt de Soignes[1].

Il a rénové l'art des jardins en Belgique tant privés que publics. D'autres exemples sont de ses réalisations sont visibles au parc d'Osseghem, au parc Tournay-Solvay à Watermael-Boitsfort où il plante des sequoias, des cèdres et des hêtres pourpres, à la maison de David et Alice Van Buuren, à Uccle et au parc de l'Étoile à Ottignies,. Spécialiste des jardins reconnu internationalement, il a créé 1400 jardins en Belgique, en France, en Allemagne, en Angleterre et en Russie[3].

En 1913, il crée à Bruxelles l’association « Le Nouveau Jardin Pittoresque » qui professe des conceptions « pré-écologiques »[1]. Elle rassemble des architectes paysagistes, botanistes (dont Jean Massart), naturalistes, géologues (dont Ernest Van den Broeck, conservateur au Musée d’Histoire naturelle), horticulteurs, pépiniéristes et propriétaires de jardins. Inspiré par la nature sauvage, Le Nouveau Jardin Pittoresque est orné de rocailles et de plantes vivaces ou reconstitue dans des jardins de petite taille une composition de paysages d'aspect naturel caractérisés notamment par des prairies fleuries où règnent les plantes sauvages indigènes. Il se distancie ainsi des jardins géométriques ou trop ordonnés de même que de l'installation de plantes de serre ou d’exposition en vogue à son époque[1].

En 1935, il réalise avec son élève René Pechère les aménagements paysagers (jardins, roseraie et parc forestier) de l’Exposition universelle de Bruxelles sur le plateau du Heysel[1]. En , il est admis à la retraite.

À côté de ses activités d'architecte de jardin, il a aussi été aquarelliste et compositeur de musique. Il a été membre correspondant de la Commission royale des monuments et des sites.

Il décède le à Uccle à la veille de l'inauguration des jardins de l'Exposition universelle de Bruxelles de 1958 dessinés par ses disciples paysagistes[3].

Sélection de réalisations

Bruxelles

Brabant Wallon

Source Meuwissen 1993[4].

En Belgique

En Europe

  • Léonardsau Park, Obernai, France.
  • Parc Arboretum du Manoir Aux Loups, Halluin, France.

Hommages

Notes et références

Voir aussi

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