Jules Desbois
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Jules Desbois, né le à Parçay-les-Pins[1], et mort le à Paris[2] est un sculpteur et médailleur français.
L’aventure américaine et la rencontre avec Rodin

Après un court passage dans un atelier tourangeau, Desbois intègre l’atelier d'Henri Bouriché à Angers. En 1874, il part étudier aux Beaux-arts de Paris. Il y reste cinq ans et perfectionne sa technique dans l’atelier de Jules Cavelier, ancien élève de David d’Angers.
En 1878, Desbois rencontre Auguste Rodin sur le chantier de l'ancien palais du Trocadéro et se lie d’amitié avec lui. La même année, il décide de tenter sa chance aux États-Unis, mais il n’y fait pas fortune et regagne la France trois ans plus tard. Il se tourne un temps vers l’héliogravure, jusqu’à ce qu’il rencontre de nouveau Rodin, qui a besoin de collaborateurs pour faire face à de nombreuses commandes. Desbois revient à la sculpture et travaille à l’atelier du maître en tant que praticien en 1884. Il aurait découvert, en 1887, le modèle italien octogénaire, Maria Caira, qui lui sert pour la création de la Misère, et qui inspirera à Rodin et à Camille Claudel des œuvres comme Celle qui fut la belle Heaulmière, L'Hiver et Clotho[3].
Membre du Salon des artistes français, il y obtient en 1887 une médaille de 1re classe puis remporte une médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris de 1889. Il est aussi membre du jury de l'Exposition universelle de 1900 où il est classé en hors-concours[4].
L’épanouissement d’un art

La collaboration avec Rodin joue un rôle essentiel dans l’évolution artistique de Desbois. Rodin lui apprend à se libérer des carcans de sa formation classique pour développer une esthétique plus personnelle. Les deux artistes s’inspirent et s’influencent mutuellement. Desbois acquiert une notoriété et reçoit de plus en plus de commandes, y compris de l’État. Il est également présent dans de nombreux Salons. Celui en 1894 de la Société nationale des beaux-arts où il expose La Misère, sculpture d'une femme âgée à l'allure décharnée qui fait sensation, lui assure la consécration. En 1896, la Société nationale des beaux-arts lui consacre une exposition personnelle.
La reconnaissance
Entre 1914 et 1930, Desbois réalise de nombreuses œuvres qu’il expose dans des Salons. Il effectue des commandes pour l’État ou des particuliers.
En 1930, affaibli par des problèmes de santé, il cesse définitivement de sculpter pour se consacrer au pastel et meurt cinq ans plus tard à son domicile parisien du boulevard Murat, dans le quartier d'Auteuil. Ses cendres ont été déposées dans la case no 4837 au columbarium du cimetière du Père-Lachaise.
Postérité
Pourtant considéré comme « l’un des meilleurs sculpteurs de son siècle »[réf. nécessaire], Desbois tombe dans l’oubli après sa mort, et ses œuvres sont dispersées. De plus, sa collaboration avec Rodin a occulté son travail, l’histoire ne retenant que le nom du maître. Il faudra attendre 1979 et la création par Raymond HUARD (1934-2017), autre sculpteur né à Parçay les Pins, d'un premier musée consacré à Desbois, dans sa maison natale, pour que son œuvre soit reconnue et considérée à sa juste valeur.

