Jules Horowitz
physicien français
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Biographie
Jules Horowitz[3] est issu d'une famille juive polonaise.
En 1941, il réussit le concours d’entrée à l'École polytechnique[2],[4] car, depuis , celle-ci a quitté la rue Descartes (à Paris) pour s'installer à Lyon en zone libre ; incidemment, elle a en même temps perdu son statut militaire. Quand l’École rentre à Paris en à la suite de l’invasion de la zone libre par les Allemands en , il reste probablement[réf. nécessaire] en zone sud, comme ses camarades dénommés « bis » par l’administration, en l'occurrence ceux qui ont été naturalisés depuis moins de huit ans et ceux de confession israélite.
Grand contributeur de la physique nucléaire à travers ses activités au sein du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), il participe en tant que directeur du département des piles atomiques à la fabrication de la pile Zoé. Il fait appel à son bon sens pour démontrer la supercherie dans l'affaire des avions renifleurs.
Il est, en 1975, le créateur et le premier directeur de « l'institut de recherche fondamentale » du CEA, renommée « direction des sciences de la matière », qui est aujourd'hui la « direction de la recherche fondamentale ». Instigateur de l'Institut Laue-Langevin au début des années 1960[5], il est également président du conseil d'administration de l'European Synchrotron Radiation Facility lors de sa constitution (1988 à 1993).
Il est présenté comme l'un des acteurs majeurs du programme nucléaire israélien[6],[7]. Il est par ailleurs le beau-frère du physicien français Claude Bloch.
Hommages
Un projet international de réacteur de recherche — destiné aux études sur les matériaux et les combustibles nucléaires des réacteurs des filières nucléaires actuelles (de 2e et 3e générations : REP et EPR) et futures (de 4e génération : RNR) — a été nommé en son honneur par le CEA : le réacteur Jules Horowitz (RJH). Il est en cours de construction dans le centre CEA de Cadarache dans le sud de la France.
Une rue porte son nom sur le polygone scientifique de Grenoble.
Une rue porte son nom, proche de CentraleSupélec à Gif-sur-Yvette.
Le campus principal de l'Université de Caen porte son nom.
Un auditoire de l'INSTN (Institut de formation du CEA) situé à Saclay porte son nom.