Jules Jourdain

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Décès
Nom de naissance
Jules Paul Louis Marie JourdainVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Jules Jourdain
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jules Paul Louis Marie JourdainVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Sulpteur, graveur
Formation
Maître
Parentèle
Monument aux morts de Namur.

Jules Jourdain, né le à Namur (Belgique) et mort le à Woluwe-Saint-Lambert (Bruxelles), est un sculpteur et médailleur belge[1].

Jules Paul Louis Marie Jourdain est né le à Namur dans une famille bourgeoise catholique établie dans la ville depuis au moins sept générations. Il est le fils de Louis Gustave Jourdain, avocat et agent de change, et de Léocadie Vercammen. Il est également le neveu de Louis Marie Jourdain et de Victor Jourdain, fondateurs du journal Le Patriote devenu en 1918 La Libre Belgique. Le , il épouse à Schaerbeek Marguerite Leblanc (1886-1940) qui lui donne sept enfants.

Encouragé par ses parents, il s’initie très tôt au dessin et au modelage. Il fait ses études primaires à l'Institut Saint-Louis de Namur et secondaires au collège Saint-Michel de Bruxelles à la suite du déménagement de ses parents. Pour honorer la tradition familiale, il fait des études de droit à l’Université catholique de Louvain. Parallèlement à ses études de droit, il suit, le soir, des cours d’art qui s'accordent à sa véritable vocation[2].

Statue Jan Van Ruysbroeck, marbre, cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, Bruxelles.

Á partir de 1899, il entame une formation à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, option sculpture sous la supervision de Charles Vanderstappen et Julien Dillens[2]. Á partir de 1903, il s'adonne à l'art de médailleur qu'il exercera tout au long de sa carrière, principalement en l'honneur de personnalités de renom[3].

En 1905, il remporte un prix de l'Académie royale de Belgique en gravure. Au cours de sa carrière de sculpteur; il a créé des bustes, bas-reliefs, statues et scènes de groupe. Son atelier était installé à la rue de la Consolation à Schaerbeek, là où le sculpteur Constantin Meunier avait exercé son art[4].

Après la Première Guerre mondiale, il réalise de nombreuses sculptures à caractère patriotique en particulier pour les monuments aux morts. Le plus important de ceux-ci se situe au bas de la citadelle de Namur.

Style artistique

D'une facture réaliste, il a sculpté des œuvres sensibles, pleines de tendresse, animalières, religieuses et d'enfants inspirées par sa famille nombreuse et par sa foi chrétienne. Suivant l'exemple de Constantin Meunier, il a aussi créé des œuvres socialement engagées représentatives de différents métiers: scieurs de pierre, petits trottins, pain quotidien, chiffonnière, lavandière, porteuse de chapeaux, d’eau ou de linge et marchandes de loques[4].

Sélection d'œuvres

  • Christ couronné d'épines, bas-relief, 1899.
  • Coq de combat, bronze, 1902.
  • Sanglier chargeant, bronze, 1903.
  • Monument de Juste Lipse, statue en bronze, Louvain, 1909.
  • Notre-Dame de Hal, bas-relief, bronze, 1910.
  • Jan Van Ruysbroeck, statue en marbre, cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, Bruxelles, 1917.
  • Saint-Nicolas, statue en pierre blanche, église Saint-Nicolas de Bruxelles, 1917.
  • Monument aux morts de Namur, pierre bleue, 1924.
  • Monument aux morts de Walcourt, 1926.
  • Monument aux morts de Halen, 1924.
  • Saint-Martin de Tours, statue en bronze doré, Tessenderlo, 1925.
  • Mémorial des sept fusillés du 2 mars 1916, Casteau, 1928.
  • Monument aux morts de Rochefort, 1929.
  • Hommage à sainte Gudule, médaille en bronze.
    Christ en croix, église Sainte-Thérèse d'Avila de Schaerbeek.
  • Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine, reine des Belges (1865-1902), médaille en bronze, musée Carnavalet, Paris.
  • Cardinal Mercier, médaille en bronze, 1919.

Hommages et distinctions

Notes et références

Annexes

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