Jules Paul Louis Marie Jourdain est né le à Namur dans une famille bourgeoise catholique établie dans la ville depuis au moins sept générations. Il est le fils de Louis Gustave Jourdain, avocat et agent de change, et de Léocadie Vercammen. Il est également le neveu de Louis Marie Jourdain et de Victor Jourdain, fondateurs du journal Le Patriote devenu en 1918 La Libre Belgique. Le , il épouse à Schaerbeek Marguerite Leblanc (1886-1940) qui lui donne sept enfants.
Encouragé par ses parents, il s’initie très tôt au dessin et au modelage. Il fait ses études primaires à l'Institut Saint-Louis de Namur et secondaires au collège Saint-Michel de Bruxelles à la suite du déménagement de ses parents. Pour honorer la tradition familiale, il fait des études de droit à l’Université catholique de Louvain. Parallèlement à ses études de droit, il suit, le soir, des cours d’art qui s'accordent à sa véritable vocation[2].
En 1905, il remporte un prix de l'Académie royale de Belgique en gravure. Au cours de sa carrière de sculpteur; il a créé des bustes, bas-reliefs, statues et scènes de groupe. Son atelier était installé à la rue de la Consolation à Schaerbeek, là où le sculpteur Constantin Meunier avait exercé son art[4].
Après la Première Guerre mondiale, il réalise de nombreuses sculptures à caractère patriotique en particulier pour les monuments aux morts. Le plus important de ceux-ci se situe au bas de la citadelle de Namur.
Style artistique
D'une facture réaliste, il a sculpté des œuvres sensibles, pleines de tendresse, animalières, religieuses et d'enfants inspirées par sa famille nombreuse et par sa foi chrétienne. Suivant l'exemple de Constantin Meunier, il a aussi créé des œuvres socialement engagées représentatives de différents métiers: scieurs de pierre, petits trottins, pain quotidien, chiffonnière, lavandière, porteuse de chapeaux, d’eau ou de linge et marchandes de loques[4].
Sélection d'œuvres
Christ couronné d'épines, bas-relief, 1899.
Coq de combat, bronze, 1902.
Sanglier chargeant, bronze, 1903.
Monument de Juste Lipse, statue en bronze, Louvain, 1909.
Engelen (C.) – Marx (M.), Beeldhouwkunst in België vanaf 1830, (Archives générales de l'État et Archives de l'État en province. étude, 90), (Bruxelles-Louvain), (2002), p. 994-995.
Engelen (C.) – Marx (M.), La sculpture en Belgique à partir de 1830, dl. II, (Louvain), 2006, p. 2108-2113.
Pas W. et G., Biografisch lexicon plastische kunst in België. Schilders beeldhouwers grafici. 1830-2000, (A-J), (Anvers), 2000, p. 509.
Pas W. et G., Dictionnaire biographique arts plastiques en Belgique. Peintres sculpteurs graveurs. 1800-2002, (E-O), (Anvers), 2002, p. 217.
Piron P., De Belgische beeldende kunstenaars uit de 19de en 20ste eeuw, (dl. 1). (A-K), (Bruxelles), (1999), p. 756.