Jules de Chantepie du Dézert (né le à Le Montet, mort le à Épizy près de Joigny) est un bibliothécaire français.
Jules Charles Casimir de Chantepie du Dézert naît le au Montet dans l'Ain, de Philippe Chantepie du Dézert, régisseur comptable aux mines de houille de la ville, et de Julie Hortense Garnier[1].
Après des études au lycée Louis-le-Grand, Chantepie du Dézert entre en 1858 à l'ENS. Agrégé de lettres, il enseignera dans plusieurs lycées avant de revenir en 1868 à l'ENS où il est nommé maître surveillant et est aussi chargé des fonctions de bibliothécaire. Il devient bibliothécaire titulaire en 1871[1]. Dans ce cadre, il réfléchit à l'organisation des bibliothèques de l'enseignement supérieur, à travers notamment un rapport sur la situation allemande qui fera référence[2].
En 1878, il est l'un des membres fondateurs de la Société pour l’étude des questions d’enseignement supérieur. En compagnie de Lorédan Larchey, il jouera un rôle de premier plan dans l'élaboration des textes qui conduisent à la création du statut des bibliothèques universitaires modernes en France[2],[3].
Mécontent du traitement qui lui est accordé, il quitte l'école en 1880 en disponibilité. Il reprend son activité en 1885, nommé inspecteur des bibliothèques universitaires. Le il est nommé conservateur de la Bibliothèque de la Sorbonne à la suite de Léon Renier.
Le , il est nommé inspecteur général hors cadre des bibliothèques[1].
Au fil de sa vie, il accumule une bibliothèque de près de 30 000 volumes. En 1905, quelques mois après son décès, sa collection est vendue et dispersée[4].
123Isabelle Havelange, Françoise Huguet et Bernadette Lebedeff-Choppin, «CHANTEPIE du DÉZERT Jules Charles Casimir de», Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol.11, no1, , p.230–231 (lire en ligne, consulté le )
12Daniel Renoult, «La naissance tardive des bibliothèques universitaires», Romantisme, no177, (lire en ligne)