Julie Charles

femme de Jacques Charles et muse d'Alphonse de Lamartine From Wikipedia, the free encyclopedia

Julie Charles, née Julie Françoise Bouchaud des Hérettes le à Paris où elle est morte le , est une femme connue pour avoir été l’égérie du poète Alphonse de Lamartine et l’inspiratrice de plusieurs de ses compositions.

Naissance
Nom de naissance
Julie Bouchaud des HérettesVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Julie Charles
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Julie Bouchaud des HérettesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint
Parentèle
François Bouchaud (d) (arrière-grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Fille de Sébastien Raymond Bouchaud des Hérettes, commissaire de la Marine, et de Marguerite Anne Bergeyée, issue d'une famille nantaise de planteurs créoles[1] de Saint-Domingue, Julie y passe les sept premières années de sa vie avant d’être amenée, en pleine Terreur, par son père à Nantes[2], les troubles qui agitent la « perle des Antilles », depuis le début de la Révolution ayant dévasté les domaines de sa famille[3]. Ruinée, elle écrit aux personnalités influentes et reçoit des aides du troisième Consul Charles-François Lebrun[4]. Lors des Cent-Jours, elle rejoint Lally-Tollendal à Gand[4].

Le lac du Bourget en 2016, deux cents ans après le passage de Julie Charles.

Le , âgée de 20 ans, elle épouse le physicien Jacques Charles, de plus de 35 ans son aîné, à Saint-Paterne-Racan, en Touraine, où elle demeure chez son oncle[5]. Un peu timide, un peu maladive, très mélancolique surtout  elle a lu tout Rousseau, surtout la Nouvelle Héloïse[3] , souffrant de la tuberculose[6]. Elle fait, au mois d’, alors qu’elle se trouve Aix-les-Bains, la rencontre d’Alphonse de Lamartine, qui séjourne également sur les rives du lac du Bourget, « par désœuvrement et pour vaincre un certain spleen[6] ». Se plaisant à flâner ensemble sur les bords du lac, notamment à la grotte de Lamartine, ils entretiendront une idylle jusqu'à la mort de celle-ci.

Revenu sur les bords du lac du Bourget, l’année suivante, Lamartine n’y retrouve pas la jeune femme, déjà trop malade pour voyager[6]. Le [7], il commence à écrire le poème Le Lac en son honneur[8], puis compose, en septembre, L'Immortalité, qui appartiennent l'un et l'autre aux Méditations poétiques[7], faisant passer Julie Charles à la postérité sous le nom d'Elvire. Succombant à la tuberculose, le [8], elle est inhumée dans l'ancien cimetière de Vaugirard[9]. Lamartine raconte également, dans Souvenirs et portraits, une partie de ce qu’il a éprouvé au cimetière en visitant sa tombe[4].

Œuvres

Julie Charles n'écrit aucune œuvre en particulier mais la correspondance qu'elle échange avec Lamartine constitue, sinon une œuvre, du moins une inspiration au poète.

Les lettres confidentes du grand amour de sa vie sont en partie conservées par leur destinataire dans un carnet de deuil, carnet de cuir noir doublé de satin blanc, retrouvé dans le château de Saint-Point où Lamartine séjournait, et confié par M. Charles de Montherot, petit-neveu de Lamartine et propriétaire du château, à l'éditeur Librairie Hachette et Cie pour leur publication[10].

René Doumic publie en 1906 Les lettres d'Elvire à Lamartine pour lever le mystère sur l'inspiration des strophes de sa poésie Le Lac ou de la prose de son roman Raphaël qui a fait de Lamartine le poète des Méditations[10].

Notes et références

Voir aussi

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