Julie Jeanne Bouillane
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Julie Jeanne Bouillane, née le à Sourcieux-les-Mines[1] et morte le à Toulouse[2], est une résistante française, membre du groupe Sabot et du réseau Alliance[1].
Résistance et expérience de la Déportation
Elle se marie le à Casablanca avec Jean Marius Philippe et adopte une petite fille, Regina[3],[4].
À l'automne 1940, son mari occupe un poste de commissaire de police à Lourdes[3]. En , il est nommé commissaire du 7e arrondissement de Toulouse[3].
En , le couple demeure au no 22 rue Leyde à Toulouse (devenue la rue du Commissaire-Philippe en 1947[5],[6]).
En , après l'occupation par les Allemands de la zone libre, Jean Marius Philippe démissionne de son poste lorsque les autorités de Vichy lui demandent d'établir la liste des juifs de l'arrondissement dont il a la charge. Le , Jeanne Bouillane est interrogée à Lourdes par la police qui est à la recherche de son mari. Elle dit ne pas savoir où il est[7]. Son mari est finalement interpellé par la Gestapo le à Beaumont-de-Lomagne. Malgré cette arrestation, Julie-Jeanne Bouillane poursuit ses activités dans la Résistance qui consistent à participer activement aux filières d'évasion mises en place par le groupe de résistance belge Sabot, en coopération avec le Réseau Alliance. En effet, Julie-Jeanne Bouillane et son mari accompagnaient fugitifs et réfractaires au STO vers l'Espagne ou l'Algérie, en passant par les Pyrénées[3],[4].
Arrêtée à son tour par la Gestapo de Toulouse le et emprisonnée dans les prisons Furgole et Saint-Michel[4], Julie Jeanne Bouillane est déportée successivement à Ravensbrück, au Kommando du KL Neuengamme à Hanovre, puis à Bergen-Belsen[8],[9],[10].
Elle est libérée en 1945[10]. Son mari ne survit pas à la guerre car il est fusillé à Karlsruhe en 1944[3].
Après guerre
Elle participe de 1952 à 1955 à la guerre d'Indochine dans les transmissions[10].
Décorations
Elle est titulaire de onze décorations françaises et étrangères[10], dont :
Chevalière de la Légion d'honneur[10]
Médaille militaire
Croix de guerre - avec palme et étoile d'argent
Médaille de la Résistance française (décret du )[11]
Hommage
En 2019, une plaque rendant hommage à Jeanne et son mari est apposée au no 22 de la rue du Commissaire-Philippe à Toulouse[12]. En 2022, son nom est attribué à une petite place voisine, au carrefour des rues Alexandre-Falguière et Saint-Papoul[13]. En 2025, un collège à Toulouse est nommé Jeanne et Jean Phillipe.