Julien Gouet
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| Julien Gouet | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Nom de naissance | Victor Julien André Gouet | |||||||
| Naissance | Fillé (Sarthe) |
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| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 78 ans) Le Mans (Sarthe) |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par Pierre Veuillot | |||||||
| Dernier titre ou fonction | Évêque auxiliaire émérite de Paris | |||||||
| Évêque auxiliaire de Paris | ||||||||
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| Évêque titulaire d'Augurus (de) | ||||||||
| – | ||||||||
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Victor-Julien-André Gouet, né le à Fillé dans le département de la Sarthe et mort le au Mans, est directeur du secrétariat général de la Conférence des évêques de France de 1960 à 1966, puis évêque auxiliaire de Paris de 1966 à 1982 et évêque titulaire d'Augurus (de) jusqu'à sa mort.
Liens politiques
Julien Gouet est né le à Fillé située dans le département de la Sarthe, il est ordonné prêtre en 1937[1]. Professeur au grand séminaire du Mans, puis supérieur du petit séminaire de La Flèche, il est nommé, en 1950, vicaire général de l'évêque Georges Grente à l'évêché du Mans. Le , il devient directeur du secrétariat général de la Conférence des évêques de France à la suite de Jean-Marie Villot. Il assure cette fonction jusqu'en [2]. Comme plusieurs évêques, Julien Gouet est informé des abus sexuels de l'abbé Pierre mais ces abus ne sont alors pas évoqués publiquement[3]. Julien Gouet assure la surveillance de l'abbé Pierre en l’autorisant ou pas à assister à des manifestations, à accepter ou non des invitations. Toutefois la durée de ce contrôle n'est pas connue[4].
Le , Julien Gouet est nommé par le pape Paul VI évêque auxiliaire de Paris et le titre d'évêque titulaire d'Augurus (de) à la suite de Michel Darmancier[1]. Par ailleurs, il est pour cinq ans, vicaire épiscopal de Paris, à ce titre il assiste l'évêque Pierre Veuillot[2]. Il est ordonné comme tel le par Pierre Veuillot[1].
À partir de 1960, il travaille sur l'application de la loi sur les rapports entre l'État et les établissements d'enseignement privés, dite loi Debré[5].
Dans le cadre du rapport Paul Touvier et l'Église, demandé par le cardinal Albert Decourtray et dirigé par l'historien René Rémond, il est présenté comme le maître d'oeuvre de la « campagne de réhabilitation » de l'ancien milicien Paul Touvier[6]. Il l'accueille chez lui, dans un hôtel particulier de la rue de Varenne à Paris, Paul Touvier vivait alors au troisième étage de l'immeuble[7]. Selon René Rémond, quand Julien Gouet aide Paul Touvier c'est de sa propre initiative il n'en réfère pas à ses supérieurs[8].
Proche de Charles de Gaulle, il s'éloigne de celui-ci après l'éxécution de Jean Bastien-Thiry en 1963. Par contre, il reste proche de la famille de Georges Pompidou, il marie son fils et soutient Claude Pompidou impliquée par des rumeurs dans l'affaire Marković[7].