Juliette Speranza
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Juliette Speranza, née le à Dijon, est une autrice et philosophe française.
Docteure en philosophie et enseignante-chercheuse à l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation inclusive (INSEI), à Suresnes, elle travaille sur l'éthique, la neurodiversité, le handicap et le fait minoritaire.
Autrice de théâtre et de poésie, elle a notamment publié en 2020 L’échec scolaire n’existe pas !, un essai sur l'éducation et la neurodiversité, puis, en 2025, Nous sommes tous des minorités.
Juliette Speranza commence en 2002 sa carrière théâtrale à la maison Jacques-Copeau, à Pernand-Vergelesses. Elle est l'autrice de plusieurs pièces, dont Les hommes ne veulent plus mourir (mise en scène Hélène Darche)[1], Ils étaient 29 000 (mise en scène Sylvie Ottin)[2], Ce que les gens pensent de nous (mise en scène H. Chabalier), Le Quart d'heure de Gloire (mise en scène Christophe Allwright).
Après des études de philosophie à l'université de Bourgogne, où elle suit notamment les enseignements de Michaël Fœssel, Pierre Guenancia et Pierre Ancet, elle enseigne au lycée[3]. Elle intervient aussi dans des lycées en option théâtre.
En 2016, elle passe le concours de professeur des écoles. La confrontation avec la hiérarchie et le système éducatif français l'incite à relier son bagage philosophique à la question du validisme et de la neurodiversité. S'opposant à ce qu'elle appelle la « violence institutionnelle » du système éducatif en France[4] exercée sur les enseignants et les élèves, elle démissionne en 2019 de l'institution et fonde la même année l'association La Neurodiversité-France[5],[6],[7].
Elle enseigne alors dans le supérieur et se lance dans une thèse de philosophie sur la neurodiversité, le handicap et le système scolaire, dirigée par Pierre Ancet. Ses travaux s'inspirent de Georges Canguilhem, Michel Foucault, Emmanuel Kant, Paul Ricoeur, des Disability Studies et de Judith Butler.
En 2020, elle publie L'échec scolaire n'existe pas ![8],[9],[10],[11]. Deux ans plus tard, une première école, suivant les principes de son livre, ouvre ses portes à Toulouse[12].
En 2024, elle soutient sa thèse de philosophie, intitulée « Normes scolaire et neurodiversité : déconstruire un système ségrégatif vers une pédagogie prudentielle ». Elle intègre ensuite l’INSEI en tant qu'enseignante-chercheuse.