Junko Tabei

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Nationalité Japon
Décès (à 77 ans),
Kawagoe
Taille 1,52 m (5 0)
Junko Tabei
Description de cette image, également commentée ci-après
Junko Tabei au pic du Communisme en 1985.
Biographie
Nationalité Japon
Naissance ,
Miharu
Décès (à 77 ans),
Kawagoe
Taille 1,52 m (5 0)
Carrière
Disciplines alpinisme, himalayisme
Plus haut sommet Everest

Sept sommets

Junko Tabei (田部井 淳子, Tabei Junko?, née le à Miharu et morte le à Kawagoe) est une alpiniste japonaise. Elle fut la première femme à atteindre le sommet de l'Everest le .

Junko est née en 1939 dans la préfecture de Fukushima, membre d'une fratrie de sept enfants[1]. Sa passion pour la montagne débute après une excursion au sommet du mont Nasu avec son professeur alors qu'elle a 10 ans[1]. Cette expérience marque profondément la jeune fille. Elle est diplômée de littérature anglaise et américaine à l'université de Showa, la seule université où les femmes ont alors le droit d'étudier. L'établissement proposait un club d'alpinisme qu'elle avait rejoint durant son cursus[2]. Elle forme un club d'alpinisme réservé aux femmes, le Ladies Climbing Club: Japan (LCC), en 1969[3]. La devise de son club, « Partons seules en expédition à l'étranger », a encouragé de nombreuses femmes à s'imposer dans cette discipline[2].

Elle a également écrit des livres et donné des conférences en parallèle de son activité d'alpinisme. Elle meurt le des suites d'un cancer[4].

Ascensions

Elle s'attaque aux plus hauts sommets du Japon (le mont Fuji entre autres) pour s'intéresser ensuite aux Alpes avec notamment une ascension du Cervin en Suisse. Junko devient rapidement célèbre et réputée au Japon pour ses qualités en tant qu'alpiniste, malgré son allure relativement frêle et sa petite taille, 40 kg pour 1,52 m[1].

Ce n’est pourtant pas si simple car la discipline coûte cher. Et les sponsors sont frileux de sponsoriser une femme. Junko Tabei travaille donc pour financer ses ascensions avec un emploi dans une revue scientifique, dispenser des cours de piano et des leçons d’anglais. Elle parvient à organiser une expédition hors de l’archipel japonais, sur l’Annapurna III. L'expédition est un succès et elle devient la première japonaise à gravir ce sommet[2]. C’est là que germe le projet d’ascension de l’Everest[5]. Toutefois le gouvernement népalais refuse de délivrer un permis pour une expédition.

Au début des années 1970, elle obtient le soutien du journal Yomiuri shinbun et Nippon Television pour organiser une expédition exclusivement féminine dont le but est d'atteindre le sommet de l'Everest[6]. Mais les participantes doivent malgré tout payer une part importante pour boucler le budget[5]. Quinze femmes sont sélectionnées parmi une centaine de candidates et 9 sherpas[5]. Et un entrainement intensif est conduit au préalable.

Au début de l'année 1975, l'expédition se rend à Katmandou. Accompagné de neuf guides sherpas, le groupe d'équipières prend la même voie que Edmund Hillary et Tenzing Norgay en 1953. Début mai, les alpinistes campent à une altitude de 6 300 mètres. Le , l'aventure frôle la catastrophe lorsqu'une avalanche ensevelit l'ensemble du campement[7]. Les Sherpa et les femmes réussissent à s'extraire. Junko perd connaissance mais est sauvée par les guides népalais. Les bouteilles d'oxygène ont été ensevelies par l'avalanche, il ne reste pas assez d'équipement pour que tout le groupe puisse finir l'expédition. Elle part donc seule avec son sherpa Ang Tsering vers le sommet[5]. Le , douze jours après l'avalanche, Junko atteint le sommet de l'Everest[1], devenant ainsi la première femme à réussir cet exploit, 22 ans après le premier alpiniste Edmund Hillary et son sherpa Tensing Norgay[8]. Birendra Bir Bikram Shah Dev, le roi du Népal, lui adressera un télégramme de félicitations[8].

En 1992, elle est la première femme à compléter les sept sommets[4]. Le Cho Oyu, le Shishapangma ou encore trois 7 000 de l'ex-URSS : les pics Lénine, du Communisme et Korjenevskoï s’ajoutent aussi à son palmarès[5],[9].

Engagement

Elle s'est aussi engagée vis-à-vis de la protection des montagnes. En 2000, elle fait des études de troisième cycle à l'université de Kyūshū, en se concentrant sur la dégradation de l'environnement sur l'Everest, et a ensuite dirigé l'Himalayan Adventure Trust of Japan[2].

Consciente de l'impact écologique de cette discipline, elle organise des opérations de nettoyage au Japon et dans l’Himalaya, pour enlever les déchets et le matériel abandonnés par les alpinistes.

Hommages

En 2019, Google lui a rendu hommage avec une campagne d'information sur l'alpinisme.

Une chaîne de montagnes sur Pluton a été nommée Tabei Montes (les monts Tabei) en reconnaissance de son esprit pionnier.

Ouvrages

Notes et références

Liens externes

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