Just Lucas-Championnière
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| Président Société Internationale de Chirurgie (en) | |
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| à partir de | |
| Président Association française de chirurgie (d) | |
| à partir de | |
| Président Académie nationale de chirurgie | |
| - | |
| Président d'honneur (d) | |
| Président Société française de physiothérapie (d) | |
| Président Société française de santé publique |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Just Marie Marcellin Lucas-Championnière |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
Just Lucas-Championnière (d) |
| Fratrie |
Paul-Eugène Lucas-Championnière (d) |
| Parentèle |
Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière (grand-père) |
| Membre de |
Académie nationale de médecine () Académie des sciences () Royal College of Surgeons of Edinburgh (en) Collège royal de chirurgie Société anatomique de Paris Académie de médecine de New York |
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| Conflit | |
| Distinctions | Liste détaillée Compagnon honoraire du Collège royal de chirurgie () Ordre impérial de la Rose Docteur honoris causa de l'université d'Édimbourg Docteur honoris causa de l'université de Sheffield Ordre du Libérateur Officier de l'instruction publique Commandeur de l'ordre de la Couronne de Roumanie Commandeur de la Légion d'honneur |
Just Lucas-Championnière est un médecin et chirurgien français, né à Saint-Léonard (Oise) le et mort à Paris le , au cours d'une séance de l'Académie des sciences durant laquelle il venait de prononcer une importante communication sur la trépanation préhistorique.
Carrière
Just Lucas-Championnière est le petit-fils de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière (1769-1828), officier dans l'Armée de Charette pendant les guerres de Vendée, et le fils du docteur Just Lucas-Championnière (1803-1858), fondateur du Journal de médecine et de chirurgie pratiques, premier journal professionnel à grande diffusion destiné aux médecins généralistes. Son frère Paul (1848-1918) est également médecin, comme son oncle, Mériadec Laënnec[1].
Interne en médecine en 1866, il passe sa thèse de doctorat en 1870 avant de s'engager dans la 5e ambulance internationale lors de la guerre de 1870. Il est nommé chirurgien des hôpitaux en 1874. Il dirige successivement les services chirurgicaux de l'hôpital Cochin (maternité), de l'hôpital Tenon, de l'hôpital Saint-Louis, de l'hôpital Beaujon, et enfin de l'Hôtel-Dieu, jusqu'à sa retraite en 1906.
Le pionnier de l'antisepsie en France
En 1867, encore étudiant en médecine, Just Lucas-Championnière est intrigué par un article du journal médical The Lancet où le chirurgien britannique Joseph Lister décrit les travaux sur l'antisepsie, inspirés par les théories de Louis Pasteur, qu'il mène depuis deux ans à la Glasgow Royal Infirmary (en). L'année suivante, il se rend en Écosse pour observer les méthodes de Lister, se lie d'amitié avec lui et passe un mois dans son service. En , il publie le premier article en français sur les vertus de l'antisepsie. Il en sera toute sa vie un ardent propagandiste. Il est l'auteur du premier ouvrage français de référence sur cette méthode, le Manuel de chirurgie antiseptique, paru en 1875 (deuxième édition 1880). Codirecteur du Journal de médecine et de chirurgie pratiques avec son frère Paul, il consacre de nombreux articles à l'antisepsie.
Nommé directeur de la maternité de l'hôpital Cochin, il y introduit l'antisepsie[2] à l'aide de moyens très simples : savonnage des mains avant les interventions, traitement des plaies à l'acide phénique. La baisse de la mortalité des accouchées est spectaculaire : « Dans son service de Cochin, en 1878, la mortalité était seulement de 2 pour 1000, tandis que la même année, dans les hôpitaux où l'antisepsie n'était pas pratiquée, la mortalité était parfois de 50 pour 1000 »[3].
Il mène aussi de nombreux travaux considérés à l'époque comme très novateurs sur la cure radicale des hernies (1880-1893), la trépanation guidée par les localisations cérébrales (1878) ou le traitement des fractures (1887-1895). Il est l'auteur d'un ouvrage sur le Traitement des fractures par le massage et la mobilisation.
