Justin Benoît
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Justin Benoit (né le à Millau et mort le à Montpellier) est un médecin anatomiste français.
| Doyen Faculté de médecine de Montpellier | |
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| - | |
Albert Moitessier (d) Alfred Castan (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
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| Activité | |
| Famille |
François Perrier (gendre) |
| Conjoint |
Héloïse-Mira Cavalier |
| Membre de |
Académie royale de médecine de Catalogne (d) |
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| Distinction | Membre de l'Académie des Sciences et des Lettres de Montpellier Membre de l'Académie royale de médecine de Catalogne (ca) |
Biographie personnelle
Fils de Guillaume Benoît et de Marie Cabantous[Note 1], Justin Benoit épouse Héloïse-Mira Cavalier, fille de Jacques Cavalier, notaire, et de Louise Vernet. Le couple Benoît a quatre enfants dont leur fille Caroline Benoît qui épouse en 1872 le général François Perrier[1].
Justin Benoit est au sein de l’Église réformée de Montpellier un membre actif, il appartient à cette église durant toute sa vie. Il est élu au Conseil presbytéral du Temple de la rue Maguelone dont il est le secrétaire de 1874 à 1881. Il est enterré au cimetière des protestants de Montpellier[1].
Biographie professionnelle
Benoît devient interne à l’hôpital de Nîmes en 1835[2], puis premier également à l’hôpital général Saint-Charles de Montpellier et à l’hôpital Saint-Éloi, le [3].
Docteur en médecine en avril 1839, il est reçu à l'agrégation la section chirurgie en 1844. Cette même année, il devient praticien au sein de l’œuvre de la Miséricorde à Montpellier, il prend également en charge le service médical des garnisons de Nîmes puis de Montpellier[2].
Il occupe le poste de conservateur des collections d’anatomie de la faculté de médecine de Montpellier de 1850 à 1853. Il inaugure en 1851 les nouveaux bâtiments de l’actuel Musée anatomique[4].
À la faculté de médecine, il officie en tant que suppléant, puis obtient la chaire d’anatomie en 1853, Il occupe ce poste jusqu’en novembre 1886, date de sa prise de retraite[1]. En 1880, il est élu pour cinq ans doyen de la faculté et préconise de déplacer l'ancien hôpital Saint-Éloi hors de la ville[4].
Mis à la retraite en 1886, il meurt le 6 novembre 1893[2].
Travaux
- Mémoires de médecine et chirurgie cliniques sur Gallica (1850).
- Des principes qui doivent diriger dans l'étude et l'enseignement de l'anatomie humaine sur Gallica (1852)
- Autoplastie de la main.
- Traité de l'angine laryngée œdémateuse.
- Consultation sur un cas d'hermaphrodisme.
- De l'Efficacité du traitement arabique dans les syphilis invétérées et dans plusieurs autres maladies diathétiques rebelles.
- De l'emploi thérapeutique du nitrate d'argent, et spécialement de l'emploi de cette substance dans les maladies.
- De l'influence de l'air et des aliments dans le traitement des maladies chirurgicales[5].
- De l'Insalubrité de l'hôpital Saint-Éloi de Montpellier, de la nécessité de le remplacer par un hôpital offrant de meilleures conditions hygiéniques extrait du rapport présenté au Conseil académique de Montpellier, le 29 novembre 1880.