Justine Béhanzin
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Justine Béhanzin est née en 1911 au Dahomey. Elle est la petite-fille du roi Béhanzin de par son père qui est le fils du roi. Très tôt vers les années 1920-1930, son père et ses camarades militants avaient fait d'elle un émissaire transmettant des messages qui étaient publiés dans la voix du Dahomey[1].
Vie politique
En 1961 Justine Béhanzin avait refusé le poste de ministre de la santé qui lui avait été proposé par le président Hubert Maga. Appréciant la proposition, elle dit :
J’ai repoussé cette offre car je m’étais assignée une mission essentielle : aider d’abord à la formation des femmes afin qu’elles puissent se rassembler pour parler d’une seule voix. Cet objectif n’étant pas atteint, ce n’était pas encore mon heure…
Le , par décret présidentiel, elle fera partie de la formation de la commission constitutionnelle nationale[2]. En 1964, elle décline aussi l'offre du président Justin Ahomadégbé (1964-1965) qui voulait lui remettre un portefeuille ministériel, estimant que le moment n'était pas encore venu pour elle d'exercer la fonction de ministre[3].
Militantisme et activiste
Étant militante dans des organismes syndicaux, Justine Béhanzin met en place avec Sourou Migan Apithy, vers les années 1946, le parti politique PRD dont le but à l'époque est de promouvoir la participation des femmes à la vie politique[4].
Témoignages
Justine Béhanzin a fait l'objet de plusieurs témoignages dans un documentaire réalisé sur elle par l'ORTB intitulé le combat d'une femme pour l'indépendance du Dahomey[5]. Dans le reportage, nous pouvons entendre Hubert Maga dire :
D’abord c'est une femme de cœur, une femme dynamique, et ensuite évidemment elle entre en politique. Elle a collaboré avec moi et plusieurs partis politiques parce qu'elle a sa volonté de faire valoir et de faire mieux.
Robert Dossou :
Non seulement c'est un symbole mais plus qu'un symbole […] Nos années d'études à Victor Ballot dans les années 1950 ont été marquées par la figure de cette dame appelée Justine Béhanzin […] Elle est un modèle pour la jeune génération au plan du travail […] c'est l'une des femmes qui ont donné au pays au travail sa place.
Isabelle Tévoédjrè :
Combattante et battante absolument ah oui!! Elle donnait son point de vue. Je la compare un peu à madame Soglo aujourd'hui. Justine Béhanzin était une femme qui donnait son avis. Elle était la cellule de l'avant-garde.