Jérôme Bisson (général)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom de naissanceJérôme Louis Bisson
Naissance
Toulon
Décès (à 81 ans)
Toulouse
Originefrançaise
 Jérôme Bisson
Nom de naissance Jérôme Louis Bisson
Naissance
Toulon
Décès (à 81 ans)
Toulouse
Origine française
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1826 – 1879
Faits d'armes Expéditions des Hadjoutes (1835)
Expédition de Mascara (1835)
Siège de Constantine (1837)
Expédition des Bibans (1839)
Combat du bois des Oliviers (1840)
Bataille d'Isly (1844)
Bataille de Malakoff (1855)
Bataille de Rezonville (1870)
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur (1871)

Jérôme Bisson, né le à Toulon et mort le à Toulouse, est un général de division français, grand-croix de la Légion d'honneur.

Officier sorti du rang, il se distingue durant la conquête de l'Algérie, puis, général, il commande une brigade lors de la guerre de Crimée, et est blessé à la bataille de Malakoff lors de la prise de Sébastopol en . Il commande une division au cours de la guerre de 1870 et s'illustre notamment à la bataille de Rezonville en sous les ordres du maréchal Canrobert.

Famille

Il est le fils de Jacques Bisson, capitaine de l'infanterie de marine, né en 1760 à Issoudun et de Fleurine Brun.

Carrière militaire

Entré comme soldat au 17e régiment d'infanterie en 1826, il fait ses premières campagnes en Algérie en 1830, région dans laquelle, sauf deux interruptions, il demeure jusqu'en 1848[1]. Il est affecté en au bataillon de zouaves où il reste jusqu'en . Il est nommé sous-lieutenant en , fait chevalier de la Légion d'honneur le , lieutenant en , capitaine en et chef de bataillon en au 2e régiment d'infanterie légère. Il commande brièvement le 3e bataillon de chasseurs à pied de janvier à avec lequel il est blessé trois fois dans la même journée au combat des Beni-Menasser en [1]. Lieutenant-colonel au 53e de ligne en 1844, il devient en 1848, colonel du 11e régiment d'infanterie légère[1]. Il est cité neuf fois à l'ordre de l'armée[2], notamment par les maréchaux Clauzel, Valée et Bugeaud, pour sa conduite lors des nombreuses expéditions (expéditions des Hadjoutes, expédition de Mascara, prise de Constantine, expédition des Bibans, combats des Oliviers, des Beni-Menasser, bataille d'Isly (1844), etc.)[1]. Il est promu officier de la Légion d'honneur le .

En , il est nommé général de brigade. Il prend ensuite part à la guerre de Crimée en 1854 au commandement d'une brigade d'infanterie de la 4e division (général Dulac) du 2e corps (général Bosquet). Lors de l'assaut de Malakoff le , il remplace le général Dulac à la tête de sa division et est blessé d'un coup de biscaïen[2]. Il est promu commandeur de la Légion d'honneur le .

Il rentre en France en puis est nommé général de division en juillet. Il occupe les fonctions d'inspecteur général d'arrondissements d'infanterie et de commandant de divisions militaires jusqu'en 1870. Il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le .

Il participe à la guerre de 1870 contre l'Allemagne au commandement de la 2e division d'infanterie du 6e corps d'armée commandé par le maréchal Canrobert. Il se distingue notamment à la bataille de Rezonville le où il a plusieurs chevaux tués sous lui et reste à pied pour commander le combat[3]. Il est fait prisonnier après le siège de Metz le et emmené en captivité. Libéré en , il rentre en France et reçoit le commandement de la 14e division militaire à Bordeaux.

En récompense de ses anciens services et de sa conduite en 1870, il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur par arrêté du , en même temps que les généraux Bourbaki et de Cissey[4].

Il est placé dans la section de réserve en et prend sa retraite en .

Le général Bisson vu par les historiens de son temps

Dick de Lonlay dresse le portrait suivant du général Bisson alors qu'il combat durant la guerre de 1870 : « Le général Bisson [...] est un vieux et vigoureux soldat, qui a pris part à l'expédition d'Alger en 1830. Resté sergent par les manières et la conversation, il se révélait sur le champ de bataille, non seulement par un courage tel, qu'il semblait que pour lui le danger n'existait pas, mais surtout par un sang-froid et un coup d'œil remarquables. Excellent homme au fond, ayant conservé les habitudes du « débrouillez-vous » et de la « chaparderie » qu'on attribue aux zouaves de la création. »[5].

Germain Bapst écrit dans sa biographie du maréchal Canrobert à propos de Bisson, sous les ordres du maréchal durant la guerre de 1870 : « Le général Bisson commandant la 2e division était petit, brun, trapu : type de sous-officier à trois brisques: sans éducation, sorti des rangs, sorte de paysan madré, très adroit, très fin, et d'une réelle valeur militaire... Il était admirablement brave, très énergique, ne se laissant jamais démonter et sous le feu, se transformant au point de cesser d'être grossier, de devenir courtois et de parler sans jurer et sur un ton convenable : il avait alors un jugement parfait et une décision opportune ; à tout prendre, c'était un chef de valeur, capable d'initiative et sur lequel, dans l'action, le maréchal pouvait compter »[6].

Décorations

Françaises

  • Grand-croix de la Légion d'honneur Grand-croix de la Légion d'honneur (20 avril 1871)
    • Grand officier le
    • Commandeur le
    • Officier le
    • Chevalier le
  • Médaille commemorative de Crimée

Étrangères

Références

Bibliographie

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI