K-84 Iekaterinbourg
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К-84 « Екатеринбу́рг »
| K-84 Iekaterinbourg | |
Silhouette d'un sous-marin de la classe Delta-IV | |
| Autres noms | K-84 К-84 « Екатеринбу́рг » |
|---|---|
| Type | Sous-marin nucléaire lanceur d'engins de classe Delta |
| Classe | Delta IV-class submarine (d) |
| Histoire | |
| A servi dans | Flotte du Nord |
| Chantier naval | Sevmash |
| Statut | En service |
| Équipage | |
| Équipage | 135 officiers et marins |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 167 m[1] |
| Maître-bau | 11,7 m[1] |
| Tirant d'eau | 8,8 m[1] |
| Déplacement | 11 700 tonnes (en surface) 18 200 tonnes (en plongée) |
| Propulsion | deux réacteurs nucléaires OК-650 (VM4-SG) de 90 MW chacun, 8 générateurs de vapeur, 2 blocs turbine-réducteur GTZA-635 de 30 000 ch chacun, 2 turbo-alternateurs TG-3000 de 3 MW, 2 alternateurs Diesel de secours DG-460 de 460 kW chacun, 2 moteurs électriques de secours PG-153 de 225 kW chacun, 2 lignes d'arbre, 2 hélices à cinq pales |
| Vitesse | 14 nœuds (26 km/h) en surface, 24 nœuds (44 km/h) en plongée |
| Profondeur | 400 m (opérationnelle) 600 m (écrasement) |
| Caractéristiques militaires | |
| Blindage | Double coque en acier |
| Armement | 16 missiles R-29RM Shtil (RSM-54) puis 16 R-29RMU Sineva puis 16 R-29RMU2 Laïner Système de lancement D-9RM [3K37] puis D-9RMU2 [3K37U2] 4 tubes lance-torpilles de 533 mm 16 torpilles SAET-60 ou 53-65M ou USET-80 ou missiles ASM RPK-6 Vodopad (83R et 84R) ou 4 leurres autopropulsés MG-74 Korund-2 de 533 mm |
| Carrière | |
| Port d'attache | Base navale de Gadjievo |
| Indicatif | K-84 |
| modifier |
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Le K-84, puis K-84 Iekaterinbourg (en russe : К-84 « Екатеринбу́рг ») est un sous-marin nucléaire lanceur d'engins du Projet 667BDRM Delfin (code OTAN : classe Delta-IV) de la Flotte du Nord de la Marine soviétique puis de la Marine russe.
La quille du K-84 est posée le au chantier naval no 402 de la Sevmash à Severodvinsk[2]. Le , le bâtiment est classé en tant que « croiseur sous-marin lance-missiles » (RPK). Il est lancé le et il est soumis à des essais mer (essais constructeurs et officiels) avant son entrée en service le [3],[2].
Le K-84 est le second des sept sous-marins du projet 667BDRM Delfin, conçus par le bureau d'étude Rubin en [4]. En tant que sous-marin nucléaire lanceur d'engins, il est conçu pour emporter jusqu'à 16 missiles R-29RM Shtil (code OTAN : SS-N-23 Skiff) capable de frapper des objectifs militaires et industriels dans l'éventualité d'une guerre nucléaire[2],[4]. Chaque missile Shtil contient dix ogives à trajectoire autonome de 100 kt et a un écart circulaire probable de 500 m[5]. Il est également équipé de missiles anti-navires RPK-7 Veter (code OTAN : SS-N-16 Stallion) et de torpilles[5].
Service
Le , le K-84 est affecté à la 13e division de la 3e flottille de sous-marins de flotte du Nord, stationnée dans la baie d'Olenia. Le sous-marin réalise des essais acoustiques au second semestre 1986 pour évaluer sa furtivité[2]. En , il reçoit la visite à bord du Ministre de la Défense, le maréchal Iazov. À l'hiver 1989 et au printemps 1990, il est en patrouille opérationnelle avec le premier équipage. En , le K-84 tente de tirer l'ensemble de ses missiles en une seule salve, mais l'opération se révèle être un échec. En , en compagnie du K-407 Novomoskovsk il procède à une tentative de lancement de l'intégralité de sa dotation de missiles en une seule salve dans le cadre de l'opération Behemoth, mais le deuxième missile ne part pas[3],[2].
Le , le K-84 est reclassé en « croiseur sous-marin nucléaire stratégique » (APKSN). Il avait accompli à cette date huit patrouilles opérationnelles[3]. En 1993, le bâtiment est transféré en baie de Saïda[2]
Le K-84 est placé en indisponibilité périodique pour entretien et réparation (IPER) pour entretien et modernisation entre le [2] et aux chantiers navals Sevmash ou Zvezdochka à Severodvinsk. Cependant, les travaux ne débutent qu'en . Il reçoit à cette occasion les nouveaux missiles R-29RMU Sinerva. Le , le K-84 est renommé K-84 Iekaterinbourg, et l'accord de parrainage est officiellement signé avec les autorités de la ville de Iekaterinbourg le [3],[2],[6].
En , le sous-marin est remis à l'eau. Le combustible nucléaire usagé est retiré et ses réacteurs nucléaires sont rechargés en août. En septembre, alors que le K-84 Iekaterinbourg procède à des essais constructeurs à la suite de l'IPER, l'explosion d'une vanne d'air à haute pression fait un blessé et le contraint à rentrer à quai en urgence. En décembre, les essais officiels débutent[3].
En , le bâtiment est réadmis eu service actif au sein de la Flotte du Nord et il est affecté à la 31e division de la 3e flottille de sous-marins, stationnée dans la baie Iagelnaïa. En juin et juillet, il procède à de nouveaux essais en mer Blanche. En 2004, il est en service opérationnel au sein de la 12e escadre de sous-marins, stationnée à la base navale de Gadjievo. En avril, il sort de la zone qui lui avait été attribuée et est un temps considéré comme sous-marin ennemi, ce qui déclenche la mise en alerte des forces anti-sous-marines de flotte du Nord. Le , le K-84 Iekaterinbourg procède au lancement réussi d'un missile RSM-54 depuis la mer de Barents vers le polygone de Koura, sur la péninsule du Kamtchatka[3],[2].
Le , il effectue un lancement réussi d'un missile depuis la mer de Barents à nouveau vers le polygone de Koura, pendant un exercice de flotte du Nord auquel assiste le président de la fédération de Russie Vladimir Poutine[2]. Il est récompensé à cette occasion par le prix du Commandant en chef de la Marine[2]. En 2006, il appartient à la 31e division de la 12e escadre de sous-marins de flotte du Nord (Gadjievo). Le , il effectue un tir en surface d'un missile RSM-54 depuis les environs du pôle Nord. Les ogives atteignent leur objectif dans le polygone de Chija, sur la péninsule de Kanine[3].
Le , le K-84 Iekaterinbourg tire un missile balistique en plongée depuis la mer de Barents contre une cible d'entraînement sur le polygone de Koura au Kamtchatka. Le , il lance un missile Sineva en portée maximale depuis la mer Blanche ou les environs du pôle Nord[3].
En 2010, au cours d'une sortie en mer, une avarie sur le collecteur principal d'un réacteur entraîne un retour à quai et des réparations au chantier Nerpa[3].
En 2011, à une date non connue, un choc avec le quai provoque une fissure du carénage en fibre de verre du dôme sonar avant bâbord. Le , le K-84 lance en plongée un missile Sineva d'exercice depuis la mer de Barents vers le polygone de Koura, puis à nouveau le (le premier R-29RMU2 Liner)[7] et le , dans les mêmes conditions. Le bâtiment reçoit le prix du Commandant-en-chef de la Marine. En décembre, il est photographié sur le dock flottant PD-50[3].