K. Langloh Parker

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Décès
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GlenelgVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Brighton (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Catherine Eliza Somerville FieldVoir et modifier les données sur Wikidata
K. Langloh Parker
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
GlenelgVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Brighton (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Catherine Eliza Somerville FieldVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
K. Langloh Parker, Katherine Langloh ParkerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Père
Henry Field (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
William George Field (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Langloh Parker (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Randolph Isham Stow (en) (beau-père)
Frances Mary Stow (d) (belle-mère)
William Rooke Creswell (en) (beau-frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
The Euahlayi Tribe (d), More Australian legendary tales (d), Australian Legendary Tales (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Contes légendaires australiens – Folklore des Noongahburrahs raconté aux picaninnies (1896), recueilli par K. Langloh Parker

Catherine Eliza Somerville Stow ( - ), qui a écrit sous le pseudonyme de K. Langloh Parker, est une autrice née en Australie Méridionale qui vécut dans le nord de la Nouvelle-Galles du Sud à la fin du XIXe siècle. Elle est surtout connue pour avoir recueilli les récits des populations Ualarai qui l'entouraient. Ses écrits sont parmi les meilleurs témoignages sur les croyances et les récits d'un peuple aborigène du nord-ouest de la Nouvelle-Galles du Sud à cette époque. Cependant, ses récits reflètent les mentalités européennes de l'époque.

Parker est née Catherine Eliza Somerville Field à Encounter Bay, en Australie Méridionale : elle est la fille d'Henry Field, pasteur, et de son épouse Sophia, fille du révérend Ridgway Newland. [1],[2] Henry Field a établit la station de Marra près de Wilcannia sur la rivière Darling en Nouvelle-Galles du Sud, et Katie y fut élevée. Cette nouvelle vie apporta à la famille prospérité et chagrins. Lors d'un incident survenu lors d'une baignade en , ses sœurs Jane et Henrietta se noyèrent, tandis que Katie fût secourue par sa nourrice Ualarai, Miola. En guise de reconnaissance, Miola fut emmenée à l'école avec les autres enfants des Fields. [1],[3] La famille retourna à Adélaïde en 1872.

Mariage

En 1875, à l'âge de 18 ans, elle épousa son premier mari, Langloh Parker, de 16 ans son aîné. En 1879, ils s'installèrent dans sa propriété, la station Bangate, près d'Angledool, sur les terres Ualarai, près de la rivière Narran . La propriété de Langloh Parker comprenaient 87 000 hectares, élevant quelque 100 000 moutons et bovins. Il trouva également le temps de travailler comme magistrat à Walgett. [4] Au cours des deux décennies suivantes, Katie recueillit de nombreuses histoires et légendes Ualarai qui alimentèrent ses livres et bâtirent sa reconnaissance. [4] Après que la sécheresse eut frappé la région, la station finit par faire faillite et les Parker déménagèrent à Sydney en 1901, où Langloh fût diagnostiqué d'un cancer, dont il mourut deux ans plus tard. [4] Katie se rendit en Angleterre et épousa un avocat, Percival Randolph Stow (fils de Randolph Isham Stow ), en 1905. Le couple retourna finalement en Australie, s'installant dans la banlieue de Glenelg à Adélaïde jusqu'à la mort de Parker en 1940.

Travaux ethnographiques

Katie Parker maîtrisait bien la langue Ualarai . Sa préoccupation principal, obtenir des récits les plus exacts possibles, l'a conduite à interroger ses informateurs et à dialoguer avec eux en adoptant une technique particulière pour éviter les erreurs. Elle recueillait des informations sur une légende auprès des anciens du groupe, puis faisait retraduire la version anglaise par un locuteur natif plus à l'aise que les anciens, afin de permettre à ces derniers de corriger a posteriori les éventuelles erreurs. L'interprète traduisait ensuite la version révisée, qu'elle transcrivait par écrit, puis faisait relire le récit écrit à l'informateur pour qu'il confirme définitivement son exactitude. [5]

Son premier pas dans l'ethnographie, Australian Legendary Tales: folklore of the Noongahburrahs as told to the Piccaninnies, [6] parut en 1896 dans le cadre d'une série consacrée aux « Contes de fées de l'Empire britannique ». [7] Elle poursuivit son entreprise d'écriture deux ans plus tard avec More Australian Legendary Tales . [8] L'écrivain et anthropologue écossais Andrew Lang lui avait alors fourni les préfaces des deux ouvrages, et on peut supposer que c'est sur ses conseils et encouragements qu'elle écrivit finalement l'ouvrage désormais classique pour lequel elle est surtout connue, The Euahlayi Tribe: A study of Aboriginal life in Australia, [9] qui parut en 1905. Cet ouvrage, comme la plupart de ses livres précédents, fut bien accueilli par la communauté universitaire concernée de l'époque : les critiques saluèrent sa transmission directe de ce que les anciens lui avaient dit, sans ajouts imaginatifs. [10]

En réfléchissant à l'usage qui avait été fait de son ethnographie, elle exprimait une vive méfiance quant à la manière dont le matériel autochtone pouvait être retravaillé pour correspondre aux théories modernes, guidée par l'idée fausse que le chercheur manifestait ainsi un « détachement » du monde immédiat des sujets éloignés de son étude, comme lorsqu'elle remarqua avec perspicacité, comme le note Evans, que :

J'ose dire peu de choses sur les Noirs avec un air définitif ; j'ai trop vécu avec eux pour cela. Pour être franc, il ne faut jamais passer plus de six mois à leurs côtés ; en fait, si l'on veut préserver ses idées anthropologiques intactes, il est plus prudent de laisser les Noirs rester dans l'Australie profonde pendant qu'on reste à quelques milliers de kilomètres. Sinon, nos idées préconçues risquent fort de s'écrouler ; et rien n'est plus agaçant que de voir des théories élaborées et délicieusement logiques, renvoyé d'un revers de main par un vieux Noir à la barbe grise, qui semble s'opposer à ce que ses croyances soient classées, archivées et cataloguées jusqu'à ce qu'il ait eu son mot à dire. [11],[12]

Elle conclut en exprimant sa sympathie pour la critique de Montaigne concernant le sentiment qu'éprouve l'homme européen qui se sent plus éclairé que les sauvages, alors que lui-même s'embarrasse de lois qui reflètent prétendument la nature plutôt que d'être le simple le fruit de l'habitude. Les missionnaires parmi les Aborigènes ne se rendaient pas compte que les indigènes qu'ils tentaient de convertir à leurs soi-disant « habitudes » s'y conformaient avec bien plus de justesse que les chrétiens, et que les missionnaires étaient autant victimes de leurs propres coutumes que les indigènes auprès desquels ils faisaient du prosélytisme l'étaient des leurs. [11]

Ses livres ne sont néanmoins plus publiés, et ce n'est qu'au cours des dernières décennies que son travail a été récupéré et examiné, soit de manière critique en tant qu'il incarne les défauts de l'ethnographie coloniale, soit comme un exemple précoce d'approches féministes en anthropologie. [13]

Autres œuvres

Parker a écrit plusieurs autres ouvrages moins prévalents, dont un livre de cuisine ( Kookaburra Cookery Book, 1911) qui a connu un grand succès ; et deux autres ouvrages relatifs aux mythes et légendes aborigènes, Walkabouts of Wur-run-nah (1918) et Woggheeguy : Australian Aboriginal Legends (1930). Ses souvenirs de la vie à Bangate, My Bush Book, n'ont été publiés qu'à titre posthume, sous la direction de sa biographe, Marcie Muir. [14]

Notes et références

Lectures complémentaires

Liens externes

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