1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés. Dernière mise à jour: 7 novembre 2015
Footballeur précoce, Kaj Andrup joue dans le club de l'Akademisk Boldklub à Copenhague tout en poursuivant des études supérieures de commerce. Il joue dans le championnat du Danemark en 1922-1923[2]. Il est à cette époque appelé dans diverses sélections, ce qui lui vaut d'être présenté comme international en France[2],[3], mais avec l'équipe du Danemark il semble n'avoir été que remplaçant, sans rentrer en jeu[4],[5].
Il rejoint ensuite l'Allemagne et le Hambourg SV en 1923, où il joue trois saisons au poste de demi aile[2], l'équivalent d'un poste de milieu excentré aujourd'hui. Il ne semble cependant pas être un titulaire régulier car il ne joue pas les finales disputées par le club ces saisons-là[6]. Remarqué par les dirigeants du Stade français à l'occasion d'une tournée, il est convaincu de venir tenter sa chance à Paris au cours de la saison 1926-1927, avec son ami et compatriote Kaj Simonsen[3].
Équipe du Stade français en 1928. Andrup est au premier rang.
S'il joue d'abord en équipe réserve du Stade français, il s'impose bientôt comme avant centre en équipe première[7]. En 1927, il joue avec une sélection des «étrangers jouant en France» qui affronte l'équipe de France B[8]. Il remporte avec son club le championnat de France en 1928, qui oppose cette année-là les meilleures équipes amateures de plusieurs régions, et marque en finale contre l'US tourquennoise[7].
Il quitte ensuite avec trois coéquipiers, dont son ami Simonsen, le Stade français pour l'US Le Vésinet, un club jeune et ambitieux qui attire la curiosité des médias[3]. À cette époque il se lie avec une Française[2].
À partir de 1930, il se met à entraîner. Il dirige ainsi l'AS Troyes Sainte-Savine entre 1930 et 1934[2].
En 1932, le professionnalisme est autorisé et le championnat de France est lancé. Il est recruté par l'un des premiers clubs professionnels, le Club français, comme entraîneur-joueur la première saison, puis comme joueur uniquement, sans contrat[9], en 1933-1934. Au Club français, il se blesse sérieusement au ménisque et met un terme à sa carrière de joueur[2].
En 1934 et 1938, il entraîne l'US Métro à Paris, puis repart entraineur Troyes Sainte-Savine[2].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engage comme volontaire étranger dans l'armée française. Fait prisonnier, il s'évade et rejoint la résistance en France[3]. En 1942, il s'établit à Auxerre et entraîne le Stade auxerrois jusqu'à la fin de la guerre[2].
Il se concentre par la suite sur une carrière dans le privé, qu'il poursuit en France jusqu'à sa retraite en 1965. Il n'entraîne plus que divers clubs amateurs (La Voulte[2], Beauvais, Juvisy) et corpos (AS Banque de France)[11] et termine sa vie en France.