Kalatay Ferenc
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Sepeshofalu (comté de Spiš)
| François Xavier Kalatay | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Nom de naissance | Kalatai Ferenc | |||||||
| Naissance | Sepeshofalu (comté de Spiš) |
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| Père | Tamas Kalatai | |||||||
| Ordination sacerdotale | à Levoča | |||||||
| Décès | ) (à 72 ans) Oradea, |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Évêque titulaire de Nagyvárad | ||||||||
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Ferenc Kalatay, né à Szepesófalu le et mort à Oradea le , est un évêque hongrois d'Oradea Mare (Großwardein Nagyvárad)[1]. Il est connu pour avoir fait partie de la suite de l'empereur Joseph II lors de sa première rencontre avec Catherine II en 1780.
Enfance et formation
Ferenc Kalatay[a] est né à Ofalu (comté de Spiš[b]) où son père Tamás était directeur du bureau du sel. Il a entamé en 1744 l’étude[c] de la logique[2] au sein de la Société de Jésus à Vienne[3]. Puis il enseigna la grammaire à Rijeka. Il est diplômé à Graz en 1750 au terme d’un séjour de deux ans. Il a ensuite enseigné durant un an à Trenčín, Gyöngyös et Esztergom[4]. De 1754 à 1757, il étudie la philosophie à Kassa[5]. Il est ordonné prêtre le à Levoča. Sa troisième période de probation se déroule à Eger. Il a enseigné à Baia Mare en 1759 et l’année suivante à Trenčín. En 62-63, il était professeur de philosophie à Buda où il prononce sa profession religieuse le .
Aumônier militaire de campagne
La compagnie Jésuite étant chargée de la pastorale de l'Armée Autrichienne[6], Kalatay débuta son rôle d'aumônier au sein du régiment de Léopold Pálffy de 1764 à 1773[7]. Après la dissolution de la société en 1773, il continue cette charge. Puis à Lemberg (Leopol), Il occupe de 1775 à 1787 la fonction de « Feld-Superior » (vicaire général des aumôniers militaires) de la Galicie, Lodomérie et Bucovine[d], sous la direction de Johann Heinrich von Kerens (de), Vicaire apostolique de l'Armée impériale et royale (de).
Confesseur de l'empereur Joseph II lors du premier voyage en Russie
Après avoir déclaré être disposé, en réponse à la demande extraordinaire de l'empereur datée du au commandant général Schröder, à l'accompagner et à effectuer le service divin[8], il prend part à la caravane venant de Vienne qui quitte le Lemberg pour aller à la rencontre de l’impératrice Catherine II. La suite du Comte Falkenstein, nom sous lequel l'empereur voyageait incognito, comptait 27 personnes et 7 voitures. Après être passé par Brody et Kiev, la première rencontre avec l’impératrice a lieu à Mogilev. Kalatay y rencontra les derniers jésuites toujours présents en Russie blanche malgré leurs disparitions du reste du monde. Se séparant de Catherine II, ils visitèrent ensuite Moscou, puis ils se retrouvent à Pétersbourg où a lieu la deuxième entrevue. Ils y sont restés 3 semaines. A Zamość, il confesse une dernière fois l'empereur qui part vers Vienne le , Kalatay lui revient à Lemberg après avoir reçu 100 ducats. Il a décrit son voyage en Russie dans plusieurs lettres en latin[9].
Il devint chanoine de Lemberg en 1781 tout en continuant sa charge de Feld-superior. Tous les samedis il visitait, réconfortait et aidait indifféremment tous les groupes ethniques (déistes, tchèques, hussites et juifs), les civils et les militaires, ainsi que les détenus, même ceux qui vivaient dans une misère contagieuse[10].
Évêque de Nagyvarad-Oradéa
Le , en même temps que d'autres confrères roturiers, il est nommé évêque de Nagyvárad. Une de ses premières actions fut une « visite canonique » de son diocèse. Il fut ordonné évêque le . Il s'était particulièrement distingué pour sa charité; Durant son épiscopat, à Gyires, Pocsaj, Várad-Olasz, Katona-Város, Csatár, Keserú, Toth-telek, Szöllös, et Püspöki, il a construit ou restauré des écoles, des cures, des églises[11].
Pendant la guerre austro-turque, Il a soutenu financièrement l'empereur Joseph II. Il a également fourni une somme de 12000 florins à l'empereur François II pendant la guerre contre les Français[12].
En témoignage de son soutien, François II (empereur des Romains) accorde le deux lettres de noblesse pour lui et tous les descendants des familles Kalataÿ (Kalotay[13] en Hongrie[e], Callataÿ en Belgique) et Gallovics alias Szilvaÿ.
Mort
Il est décédé le à Oradea. Dans son testament, il a créé des fondations pour les veuves et autres pauvres. Il fut le premier évêque du comté d'Oradea (Várad) à reposer dans la nouvelle cathédrale. Le journal hongrois magyar hirmondo du lui consacre une nécrologie en latin. La première biographie, en hongrois, est due à János Molnár en .