Kalsaka
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Kalsaka est une commune rurale et le chef-lieu du département de Kalsaka situé dans la province du Yatenga du Yaadga au Burkina Faso.
| Kalsaka | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Région | Nord | ||
| Province | Yatenga | ||
| Département ou commune |
Kalsaka | ||
| Démographie | |||
| Population | 3 884 hab. (2006[1]) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 13° 10′ 28″ nord, 1° 58′ 59″ ouest | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
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| modifier |
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Géographie
Situation et environnement
Kalsaka se trouve à peu près 160 km au nord-ouest du centre de Ouagadougou, la capitale du pays, et à environ 35 km au sud de Séguénéga et de la route nationale 15.La ville de Kalsaka est de Latitude 13,17236° ou 13° 10′ 21″ nord et de longitude -1,98297° ou 1° 58′ 59″ ouest. Cette commune est située à une altitude de 349 mètres (1 145 pieds)[2].
Démographie
Histoire
L'histoire de kalsaka est marquée par l'exploitation de l'or passant par l'orpaillage artisanal a la création dune mine industrielle a ciel ouvert en 2006 par la société kalsaka Mining SA cette dernière a été fermée en 2012, laissant un bilan mitige de 18 tonne d'or extraites, mais aussi des conséquences sociales et environnementales négatives, notamment la dégradation des terres agricoles et de l'eau due à la pollution par le cyanure et l'arsenic. L'histoire est symbolise par le film documentaire de Michel k Zongo "Pas d'or Kalsaka",qui dénonce les promesses non tenues de développement et le drame écologique social laisse par la mine.
Administration
Liste des maires
2016 : Ouédraogo Adama[3]
Économie
Agriculture et secteur marchand
L'économie de la commune est historiquement basée sur l'agriculture et les échanges commerciaux de son marché qui constitue le principal centre marchand du département.
Exploitation minière d'or
En 2006 a été ouverte la mine d'or de Kalsaka, située au nord du village – sur les terres agricoles dont la responsabilité foncière était attribuée au chef de terre de Touma qui en avait confié la culture en 1990, contre compensation financière, aux paysans de Kalsaka qui manquaient de terres[4] –, exploitée à ciel ouvert jusqu'à sa fermeture en 2012 par la société Kalsaka Mining SA (une coentreprise dont le capital est à 78 % détenu par la société britannique Cluff Gold, à 12 % par Investissement Moto Agricole Réalisation Burkina, IMAR-B et à 10 % par l'État burkinabè)[4],[5]. Au total de 2006 à 2012, 18 tonnes d'or ont été extraites du site qui a constitué l'une des premières et des principales mines industrielles du pays[6].
Cependant, avec l'exploitation de la mine, les terres agricoles ont été fortement dégradées et polluées par le cyanure et l'arsenic, jusqu'à les rendre inutilisables tout comme l'eau des nappes souterraines environnantes[5],[7]. De plus, le consortium exploitant est accusé de s'être toujours soustrait à l'impôt sur les bénéfices au moins à hauteur de 50 % des taxes qu'il aurait dû verser à l'État burkinabè[8] et de ne pas avoir suffisamment cotisé au fonds de réhabilitation du site, laissé à l'abandon[9].
Santé et éducation
Culture et patrimoine
Le réalisateur Michel K. Zongo tourne son film documentaire Pas d'or pour Kalsaka (2019)[12] traitant du « ravages du libéralisme prédateur » et des conséquences de l'exploitation minière sur les populations villageoises entourant la mine d'or[5].