Kamel Eddine Fekhar

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
(à 56 ans)
Blida, Algérie
Nationalité
Kamel Eddine Fekhar
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
(à 56 ans)
Blida, Algérie
Nationalité
Activités

Kamel Eddine Fekhar (en mozabite : Kamal Ddin Fexxar), né le à Ghardaïa et mort le à la prison de Blida, est un médecin, militant politique des défenseur des droits humains algérien berbère amazigh mozabite, emprisonné à plusieurs reprises et est décédé à l'hôpital de Blida après une grève de la faim[1],[2],[3].

Il devient militant de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), où il a été arrêté et emprisonné plus d'une fois. Il a rejoint le Front des forces socialistes en 1999 a assumé des responsabilités pour occuper un poste au Secrétariat national, en plus de superviser la fédération de Ghardaïa, mais il a été expulsé du parti en 2011 parce qu'il était soupçonné d'avoir participé à l'attaque d'une mosquée la même année, en plus à des plaintes du FFS de Ghardaïa, pour son implication dans une campagne visant à renverser l'ancien premier secrétaire national Karim Tabbou.

Fekhar fait deux ans de prison et une longue grève de la faim, avant d’être jugé en 2017, puis relâché.

Le , il est de nouveau été arrêté pour avoir dénoncé dans la presse la répression contre des militants mozabites emprisonnés et accusés « d’atteinte aux institutions »[4]. Il a aussitôt entamé avec son co-détenu une nouvelle grève de la faim dans la prison de Ghardaïa[4].

Engagement

Fekhar a lutté pour les droits politiques, culturels et religieux des Mozabites[4]. Il a aussi continuellement dénoncé les répressions subies par les Mozabites[4].

Il médiatise la question mozabite et joue notamment un rôle important en alertant sur les violences et en lançant des SOS[5].

Sa relation avec les Événements de Ghardaïa

Fekhar s’est beaucoup impliqué entre 2013 et 2015 lors des évènements sanglants à Ghardaïa quand une cinquantaine de mozabites ont été tués et de nombreux autres emprisonnés lors d’affrontements entre la communauté mozabite et la population arabophone, soutenue par le pouvoir selon certains[4].

Sa mort

Arrêté le juste après les Manifestations de 2019 en Algérie et poursuivi pour « atteinte à la sûreté de l'Etat » et « trouble à l'ordre public » [6], il a avait entamé une grève de la faim. Sa santé s'est rapidement dégradée, et après deux mois de détention, transféré à l'hôpital de Blida, il est décédé le [6]. Il déclara 'mon rêve est de voir les Imazighen vivent libre et en dignité'.

Il est inhumé le samedi à Alger[7], enterrement durant lequel de nombreuses personnalités politiques étaient présentes[7]. C'est au cimetière El Alia, dans le carré mozabite qu'il a été inhumé[7]. Durant la cérémonie d'obsèques, Salah Dabbouz, son avocat, fait une déclaration dans laquelle il dénonce un « système corrompu et corrupteur »[7]. La foule a notamment scandé « pouvoir assassin » et s’est ensuite dispersée dans le calme. Des voix se sont élevées pour réclamer justice, et incriminent directement l’administration de Ghardaïa mais aussi les institutions judiciaires dans la mort du militant[7].

Tombe profanée

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI