Kamikaze (journal intime)

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Kamikaze
Auteur Marc-Édouard Nabe
Pays Drapeau de la France France
Genre Journal intime
Éditeur éditions du Rocher
Date de parution mars 2000
Couverture Coucou, pastel de Marc-Édouard Nabe, 20 mars 1973
Nombre de pages 1302
ISBN 2268034186
Chronologie

Kamikaze est le quatrième tome du journal intime de Marc-Édouard Nabe, publié en par les éditions du Rocher.

Le livre s'ouvre sur la journée du , pour s'achever le , date de la naissance du fils de l'écrivain, Alexandre.

Polémiques

Au moment de la sortie du journal, Michel Polac se dit indigné par le contenu de l'ouvrage, qu'il trouve « à vomir »[1],[2]. Peu après, Nabe et Polac sont tous deux invités dans l'émission Ripostes, présentée sur France 5 par Serge Moati, pour un débat sur le thème « Peut-on tout dire dans un journal intime ? »[3].

Pendant l'émission, Michel Polac attaque Nabe pour antisémitisme, en particulier sur ses pages concernant l'affaire de la profanation du cimetière juif de Carpentras. En réponse, Nabe demande à la journaliste Dorothée Woillez de lire des passages du Journal 1980-1998, de Polac, dont une page faisait état d'une relation sexuelle avec un enfant[4]. Après l'enregistrement, Michel Polac menace le diffuseur de poursuites judiciaires[5] pour empêcher la diffusion de l'émission, ce qu'il finit par obtenir. L'altercation fait l'objet d'une chronique dans l'émission Arrêt sur images, diffusée sur la même chaîne que Ripostes[6].

Personnage présent dans les quatre tomes du journal, l'humoriste français Albert Algoud s'est dit « sali, diffamé, couvert de crachats » par les descriptions que l'écrivain faisait de lui[7].

Accueil critique

Dans La Provence, Jérôme Garcin est partagé sur Kamikaze. Il se dit moins convaincu par l'écriture diariste de Nabe, lui préférant ses récits et ses essais : « pourquoi diable consacrer tant d'énergie non seulement à brocarder le milieu littéraire mais surtout à le fréquenter ? »[8].

Pour Roland Jaccard, dans Le Monde, Nabe se place sur le terrain « de la tératologie littéraire expérimentale. Il veut être un monstre, un beau monstre, ce qui est louable, mais il n'y parvient pas vraiment et là réside sans doute son drame intime »[9]. En Suisse, Kamikaze est critiqué dans Le Temps, sous la plume d'Isabelle Rüf : « Si les audaces du tout jeune ont pu séduire par leur style dans la tradition pamphlétaire française, le ressassement de son quotidien mondain, de ses rancœurs parisiennes et de ses angoisses de quadragénaire bientôt père, tout ce qu'il appelle lui-même son «vomi», donne plutôt la nausée »[10].

Édition

Notes et références

Voir aussi

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