Parmi ses domaines d’expertise, il faut compter la découverte, la mise au point et la commercialisation de techniques de lutte biologique contre les mauvaises herbes comme les biopesticides[1]. Elle est une experte en caractérisation biologique, en systèmes de production fongique en série, en amélioration de la production de métabolites fongiques ainsi qu’en formulation et en production de bioproduits. Elle possède en plus des connaissances approfondies des exigences réglementaires en Amérique du Nord (Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, Canada; Environmental Protection Agency, États-Unis)[1]. Elle étudie les méthodes de réduction des mauvaises herbes et des organismes nuisibles aux végétaux par l’adoption de stratégies de lutte intégrée qui favorisent l’équilibre écologique des systèmes de cultures[1]. Parmi ses projets en cours, mentionnons la mise au point et l’évaluation d’agents microbiens de lutte biologique contre les mauvaises herbes, ainsi que la mise au point et l’évaluation initiale de biopesticides et d’agents biologiques servant à la suppression des mauvaises herbes[1].
En collaboration avec Russell Hynes, Wes Taylor, Frances Leggett et Claudia Sheedy à Agriculture et Agroalimentaire Canada, Mme Bailey a mis au point récemment un bioherbicide breveté qui s’attaque aux mauvaises herbes à feuilles larges dans le gazon[4]. Le champignon indigène Phoma macrostoma a été formulé pour lutter contre les mauvaises herbes comme le pissenlit, le trèfle,
la moutarde des oiseaux et l’herbe à poux, sans nuire aux cultures et aux herbes[4]. Il peut être appliqué au sol en granules avant la sortie des mauvaises herbes, empêchant ainsi l’établissement de celles-ci dans le gazon pendant un à trois mois. Il peut aussi être appliqué en post-levée, ce qui provoque le blanchissement des herbes visées, puis leur mort en raison du manque de chlorophylle[4].
Mme Bailey a participé à de nombreux projets scientifiques dans les pays suivants : États-Unis, Syrie, Maroc, Tunisie, Égypte, Australie, Nouvelle-Zélande, Russie, Inde, Suisse et Belgique[2]. Elle a fait partie des comités de rédaction des revues Weed Research, Agriculture, Ecosystems, and the Environment, et Canadian Journal of Plant Science[1].