Karen Kain

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Naissance
Nationalité
Domicile
Formation
École nationale de ballet (Toronto, Canada)
Karen Kain
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Biographie
Naissance
Nationalité
Domicile
Formation
École nationale de ballet (Toronto, Canada)
Activité
Danseuse et directrice artistique au Ballet national du Canada
Conjoint
Autres informations
Distinction
  • 1976 - Officier de l'Ordre du Canada. Elle est promue compagnon en 1991
  • 1990 - membre de l’Ordre de l’Ontario
  • 1992 - Prix Toronto Arts pour les arts de la scène
  • 1996 - Prix Cartier pour l'ensemble de ses réalisations
  • 1997 - Prix du Centre national des Arts, Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle
  • 1998 - Allée des célébrités canadiennes
  • 2002 - Officier de L’Ordre des Arts et des Lettres, gouvernement français
  • 2002 - Prix pour l’ensemble de la carrière (danse), Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle
  • 2011 - Prix de l’artiste s’étant le plus distingué, International Society for the Performing Arts
  • 2016 - Prix Peter Herrndorf de leadership artistique
Plaque commémorative.

Karen Kain C.C., LL.D., D.Litt., O.Ont., née le à Hamilton (Ontario) au Canada, est une danseuse et directrice artistique canadienne.

Karen Alexandria Kain est née le à Hamilton en Ontario[1]. Très jeune, elle souhaite devenir ballerine après avoir vu Celia Franca danser Giselle avec le Ballet national du Canada à Hamilton en 1959[2]. Elle suit alors ses premiers cours de ballet à Ancaster (Ontario), près de Hamilton, et à la suite d'une audition à l’âge de 10 ans, elle entre à l’École nationale de ballet à Toronto où elle poursuit ses études de 1962 à 1969[2],[3].

Dès sa sortie de l'école de ballet, elle se joint au corps de ballet du Ballet national du Canada et elle est rapidement promue danseuse principale en 1971[3],[4]. La carrière de Kain est lancée lorsqu’elle est remarquée et choisie par Rudolf Noureev en 1972 pour jouer le rôle de Aurora dans La Belle au bois dormant[5]. Par la suite, elle danse à ses côtés, comme danseuse invitée, dans des tournées qui l’amènent en Europe, en Australie et aux États-Unis[6]. Or, c’est au côté du danseur Frank Augustyn (en) qu’elle forme un couple légendaire que John Fraser n’hésite pas à comparer aux plus grands, dont Antoinette Sibley et Anthony Dowell[7]. En 1973, le couple participe au Concours international de Moscow où il présente en première ronde le pas de deux de l’oiseau bleu (ballet La Belle au bois dormant). Karen Kain gagne la médaille d’argent et un prix spécial pour le pas de deux avec Augustyn[8],[9].

Au cours de sa carrière de danseuse, elle interprète les grands rôles du répertoire du ballet classique et contemporain dont entre autres Aurora dans La Belle au bois dormant, Giselle dans Giselle, Odette/Odile dans Le Lac des cygnes, Lise dans La Fille mal gardée, Swanhilda dans Coppélia, Juliette dans Roméo et Juliette, Tatiana dans Onegin, Katharina dans The Taming of the Shrew, La Femme en Noir dans Pastorale et Carmen dans Carmen[1],[3],[6].

Outre le fait d’avoir dansé sur des ballets de célèbres chorégraphes dont Rudolf Noureev, John Cranko, Roland Petit George Balanchine ou encore Frederick Ashton, elle crée des rôles notamment pour James Kudelka (en), John Neumeier Ann Ditchburn, Constantin Patsalas, Glen Tetley et John Alleyne[3],[6].

Attachée au Ballet national du Canada, elle est régulièrement invitée à se produire avec d’autres compagnies telles que le Ballet de l’Opéra de Paris, le Ballet national de Marseille de Roland Petit, le Ballet du Bolchoï, le London Festival Ballet et le Ballet de l'Opéra d'État de Vienne[10]. Elle annonce sa retraite de la danse en 1996[11] et quitte la scène en 1997 après une tournée d'adieu en dansant sur la chorégraphie The Actress de James Kudelka (en)[3],[12].

Karen Kain poursuit son association avec le Ballet national du Canada en devenant artiste en résidence en 1998, puis directrice artistique associée en 2000 à l'invitation de James Kudelka (en) alors directeur artistique de la compagnie. Elle prend les rênes du Ballet national du Canada en 2005 à titre de directrice artistique lorsque Kudelka se retire[3],[13]. Kain veut donner, selon James Neufeld, un prestige international à la compagnie avec un nouveau répertoire de ballets complets en faisant appel à des chorégraphes étrangers tels Christopher Wheeldon, Wayne McGregor et Alexeï Ratmansky ou encore Canadiens comme Crystal Pite; des créations; et des tournées internationales au Canada et à l'étranger[14]. En , Mme Kain a pris sa retraite en tant que directrice artistique du Ballet national du Canada et a été nommée directrice artistique émérite.

Elle a aussi écrit quelques livres. Elle publie en 1983 Karen Kain's Fitness & Beauty Book[15], son autobiographie Karen Kain : Movement Never Lies en 1994[16] et Le Casse-Noisette, illustré par Rajka Kupesic en 2006[17].

Karen Kain s'implique également dans sa communauté et la vie artistique. Elle est bénévole pour plusieurs organismes de bienfaisance, dont la Fondation canadienne du rein, la Toronto Humane Society et Foster Parents Plan Canada. Elle est la présidente fondatrice du Centre de ressources et transition pour danseurs, un organisme qui vient en aide aux danseurs pendant leur carrière de danse et après avoir quitté la scène. Karen Kain a aussi siégé comme présidente du conseil d’administration du Conseil des arts du Canada de 2004 à 2008[3].

Prix et honneurs

Notes et références

Liens externes

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