Karl Glöckner ( – ) était un centenaire allemand, considéré comme l'homme le plus âgé du monde connu au moment de son décès[1]. Doyen des Allemands, il était également considéré comme le dernier vétéran vivant de la guerre franco-prussienne (1870-1871)[2].
Karl Glöckner, à la santé fragile, naquit au moulin de la ville de Eidengesäß près de Linsengericht, dans le Land de Hesse, en 1845. À cette époque, le travail était rare. Mais en 1867, il commença à travailler sur la nouvelle voie ferrée entre Francfort et Bebra, et au moment même où la chance semblait lui sourire, un cruel coup du sort le frappa: il fut mobilisé dans le conflit franco-prussien de 1870-1871. Il n'avait pas les moyens de payer le voyage en diligence jusqu'à Kassel. Sa voie ferrée n'était pas terminée. Il parcourut 160 kilomètres à pied pour se présenter au bureau de recrutement[3].
Quelque temps après la guerre, Karl Glöckner se maria et eut un fils, né vers 1883. Son épouse, Katerina, décéda en 1907 et Glöckner survécut également à son fils. Il eut aussi au moins un petit-fils, Johann, âgé de 46 ans au moment de son 107e anniversaire[4].
Karl Glöckner a été honoré durant ses dernières an nées tant par la toute jeune République Fédérale que par le régiment américain stationné à proximité. Il est décoré de la Croix de fer, des médailles commémoratives de 1870-1871 du Kyffhäuserbund (Anciens combattants)[5].
Cet homme de 107 ans fumait tous les jours un cigare et buvait un verre de schnaps. Selon lui, le secret de la longévité était: «Faites la volonté de Dieu. Ne la remettez jamais en question[4].»
Glöckner mourut le , à l’âge de 107 ans et 285 jours[1].