Karl Hermann Frank

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Karl Hermann Frank est un général SS allemand, originaire des Sudètes, né le à Carlsbad en royaume de Bohême et exécuté par pendaison le à Prague.

Décès
(à 48 ans)
NusleVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Ďáblice (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
autrichienne (-)
tchécoslovaque (à partir de )
allemandeVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Höherer SS- und Polizeiführer (d) Reichsgau Sudetenland, à partir de février 1944 ...
Karl Hermann Frank
Fonctions
Höherer SS- und Polizeiführer (d)
Reichsgau Sudetenland
à partir de
Staatsminister im Range dem Reichsminister gleichgestellt für Böhmen und Mähren (d)
Protectorat de Bohême-Moravie
à partir du
Höherer SS- und Polizeiführer (d)
Protectorat de Bohême-Moravie
-
Stellvertretender Gauleiter ehrenhalber (d)
Reichsgau Sudetenland
-
Député du Reichstag
-
Stellvertretender Gauleiter (d)
Reichsgau Sudetenland
-
Reichskommissar (en)
Reichsgau Sudetenland
-
Député à l'Assemblée nationale de la République tchécoslovaque
à partir du
Porte-parole du groupe parlementaire (d)
à partir du
Secrétaire d'État
Protectorat de Bohême-Moravie
Führer eines SS-Oberabschnitts (d)
Protectorat de Bohême-Moravie
Biographie
Naissance
Décès
(à 48 ans)
NusleVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Ďáblice (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
autrichienne (-)
tchécoslovaque (à partir de )
allemandeVoir et modifier les données sur Wikidata
Allégeance
Formation
Volksschule (-)
Humanistisches Gymnasium Karlsbad (d) (-)
Université allemande à Prague (en) (-)
École de commerce (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Ministre d’État de Bohême-Moravie et SS-Obergruppenführer[a] und General der Polizei
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Anna Müller (d) (de à )
Karola Franková (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Harald Frank (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Amt des Reichsprotektors (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Partis politiques
Sudetendeutsche Heimatfront (d) ( - )
Parti allemand des Sudètes ( - )
Parti national-socialiste des travailleurs allemands (à partir de )
Deutsche Nationalsozialistische Arbeiterpartei (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Sudetendeutsche Heimatfront (d) (-)
Parti allemand des Sudètes (-)
Schutzstaffel ()
Croix-Rouge allemande ()
Altwandervogel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Arme
Grades militaires
Brigadeführer ()
Führer im Stab Reichsführer SS (d) (-)
Gruppenführer ()
Generalleutnant der Polizei (d) (à partir de )
Général de la police (d) (à partir de )
Obergruppenführer ()
Führer des SS-Oberabschnitts Böhmen-Mähren (d) (à partir de )
General der Waffen-SS und Polizei (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Personne liée
Condamné pour
Lieu de détention
Distinctions
Liste détaillée
signature de Karl Hermann Frank
Signature.
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À la suite des accords de Munich qui conduisent à l'annexion des Sudètes puis à celle de la Bohême-Moravie, il exerce à partir de 1939 les fonctions de secrétaire d'État puis, en 1943, celles de ministre d'État du protectorat de Bohême-Moravie.

Biographie

Frank rejoint le parti national-socialiste des Sudètes (DNSAP) en 1919 et ouvre une librairie où il propose de la propagande nazie. Après l'interdiction du DNSAP, il milite activement au sein du Parti des nationaux allemands (DNP) puis du Front de la patrie des Sudètes (SHF).

En 1935, il rejoint la direction du parti des Sudètes de Konrad Henlein et il est élu député du SdP au Parlement tchèque. Après l'annexion des Sudètes par l'Allemagne en , il devient gauleiter adjoint des Sudètes aux côtés de Konrad Henlein. Son radicalisme lui vaut la sympathie d'Heinrich Himmler qui le nomme SS-Brigadeführer[b] en , puis SS-Gruppenführer[c] en 1939.

Après l'invasion de la totalité de la Tchécoslovaquie par les troupes allemandes et la mise en place du protectorat de Bohême-Moravie, Frank est nommé secrétaire d'État du protectorat et chef de la police et de la SS pour le protectorat, sous l'autorité théorique de Konstantin von Neurath qui a le titre de Reichsprotektor gouverneur »). En fait, Frank exerce le pouvoir réel, à cause de sa connaissance des affaires tchèques et du soutien dont il bénéficie de la part de Himmler. Ainsi, c'est lui qui pourchasse les opposants tchèques et procède à l'arrestation du Premier ministre Alois Eliáš. Ce faisant de manière non ouverte, Frank s'efforce de discréditer Neurath dont il espère prendre la place, mais en c'est Reinhard Heydrich, le chef du RSHA, qui devient Stellvertretender Reichsprotektor in Böhmen und Mähren (« gouverneur adjoint » pour la Bohême et la Moravie). Malgré leur rivalité, les deux hommes parviennent à collaborer.

Frank (à droite) accompagne Heydrich pour une visite au château de Prague, résidence du président tchèque, Emil Hácha (automne 1941).

Après l'assassinat de Heydrich, Kurt Daluege, successeur de Heydrich en tant que « gouverneur adjoint », et Frank organisent ensemble les représailles avec la destruction des villages de Lidice et Ležáky en . Frank conforte sa position, notamment lorsque Daluege est contraint de se reposer à compter de , à la suite d’une grave attaque cardiaque. Daluege cesse définitivement ses fonctions en et n'est pas remplacé à son poste de « gouverneur adjoint ». Ainsi, lorsque Wilhelm Frick succède à Neurath en en tant que Reichsprotektor, c'est bien Frank qui est incontestablement l'homme le plus puissant de Bohême-Moravie : il est alors nommé ministre d'État avec les prérogatives d'un Premier ministre.

En outre, dans la hiérarchie SS, Frank a été promu SS-Obergruppenführer[a] und General der Polizei[d] en .

Frank se rend à l'Armée américaine en , et il est déféré devant un tribunal populaire extraordinaire qui le condamne à la pendaison en public, sentence exécutée dans la cour de la prison de Pankrác le .

Notes et références

Notes

  1. Équivalent en français de général de corps d'armée, mais il s'agit ici d’un grade dans la police.
  2. Équivalent en français de général de brigade, mais il s'agit ici d’un grade dans la police.
  3. Équivalent en français de général de division, mais il s'agit ici d’un grade dans la police.
  4. Général de la police.

Références

Voir aussi

Bibliographie

  • (de) Joachim Lila et Andreas Schulz, Statisten in Uniform. Die Mitglieder des Reichstags 1933-1945, Droste Verlag, 2004.
  • (en) Michael D. Miller, Leaders of the SS and German Police : Reichsführer-SS, SS-Gruppenführer, from Hans Haltermann to Walter Krüger, vol. II, San Jose, CA, R. James Bender Publishing, (ISBN 978-1-932970-25-8 et 1932970258).
  • (de) Andreas Schulz et Günter Wegmann, Die Generale der Waffen-SS und der Polizei, Band I, Biblio Verlag, 2003.

Articles connexes

Liens externes

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