Karl Otto Koch
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| Commandant de camp de concentration nazi |
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Ilse Koch (de à ) |
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Karl Otto Koch, né le à Darmstadt et mort fusillé le , était un officier allemand de la Schutzstaffel (SS).
Karl Otto Koch a été l'un des commandants les plus visibles des camps de concentration pré et durant la Seconde Guerre mondiale. Officier dans la SS, il est, entre autres, reconnu pour son rôle à la tête des Camps de concentration de Buchenwald et de Majdanek, où sa brutalité et sa corruption ont encore alourdi le quotidien de milliers de détenus.
Issu d'une famille de la classe moyenne, il a servi dans la Reichswehr pendant la Première Guerre mondiale avant de rejoindre le parti nazi au début des années 1930, gravissant rapidement les échelons de la SS.
Nommé commandant du camp de concentration de Buchenwald lors de sa création en , il y instaura un régime de terreur systématique avec la complicité de son épouse Ilse Koch, connue pour sa cruauté sadique envers les prisonniers.
Karl Koch ne se contenta pas de réprimer brutalement les prisonniers ; il se rendit aussi coupable de malversations financières, détournant des biens volés (confisqués aux prisonniers) pour son enrichissement personnel.
En , après son passage au camp de concentration de Majdanek, il fut relevé de ses fonctions et muté à Berlin, où ses abus et sa corruption sont révélés au sein de la hiérarchie SS.
Jugé par un tribunal interne à la SS en pour détournement de fonds, meurtres et autres crimes, Koch a été condamné à mort et exécuté le . Il a été fusillé et incinéré dans le premier camp qu’il a commandé, Buchenwald.
Jeunesse
Karl Otto Koch naît le dans la capitale du grand-duché de Hesse, à Darmstadt, dans l’Empire allemand.
Issu d'un milieu ouvrier et d'un statut social modeste, il grandit au sein d'une famille nombreuse et recomposée, comprenant un frère et sept demi-frères et sœurs[1],[2].
Son père, employé dans un bureau d'enregistrement local, décède en , alors que Koch n'a que huit ans[3]. Cette perte précoce le contraint à assumer des responsabilités familiales dès son plus jeune âge. Après avoir terminé l'école primaire en , Koch poursuit sa formation en intégrant une école secondaire (en allemand : Mittelschule) et en suivant un apprentissage commercial.
À la suite de cela, il entre rapidement dans la vie active en occupant des postes modestes mais variés. Il commence en tant que commis avant de devenir apprenti au service comptable d'une usine locale[4],[5].
Ces premières expériences professionnelles, bien que modestes, lui permettent d'acquérir des compétences en comptabilité, qui se révéleront utiles au cours de sa carrière future, notamment lorsqu'il intégrera les structures administratives de la SS.
Première Guerre mondiale
Karl Koch tente de s’engager dans l’armée allemande lorsque la Grande Guerre éclate, mais n’est pas recruté, sa mère étant intervenue contre son engagement.
À l’age de 19 ans, en , libre d’autorisation, Koch s'engage volontairement dans la Reichswehr et est affecté au 153e régiment d’infanterie en mars[5],[2]. Koch sert comme fusilier à partir de sur le Front occidental, où il est blessé à deux reprises.
En , alors que Koch patrouille en tant qu’éclaireur vers les lignes ennemies, il est capturé par les forces britanniques et passe le restant de la guerre comme prisonnier[3].
Après la guerre
« Son parcours entre 1919 et 1932 est avant tout compliqué et instable. De à , il change à huit reprises d’employeur et déménage quasiment aussi souvent. Comptable ou agent bancaire principalement, son parcours est marqué par une situation précaire et soumis aux aléas de l’économie allemande. »[6]
— Benoît Cazenave
La guerre finie, Koch est libéré en et retourne en Allemagne où il est décoré de la croix de fer de deuxième classe et de la médaille des blessés en noir. À l’instar de nombreux autres anciens combattants, il a des difficultés à retourner à la « vie civile » sous les conditions de la reddition[7],[8].

Toutefois, il trouve un emploi temporaire de libraire, puis comme employé de banque[note 1]. Arrêté pour faux en écriture, il est emprisonné mais libéré rapidement[9],[10].
A sa sortie de prison, il s’oriente vers une compagnie d’assurance et occupe un poste de contrôleur[3],[note 2].
Il se marie en avec Kate Müller, avec laquelle il a eu un fils souffrant de troubles psychiatriques. Il divorce de Kate en pour raison d’infidélités[7].
Les années 30
« Le commandant Karl Otto Koch est cependant remarquable puisqu’il est parvenu à rester plus de 8 ans en poste. Plus encore, sa carrière semble se résumer à une suite ininterrompue de succès et de promotions. »[2]
— Benoît Cazenave
Début des années 1930, Karl Koch rejoint le parti nazi puis la SS[3],[5]. Il réalise un début de carrière sans fautes dans l’organisation noire, en il est policier auxiliaire dans celle-ci[9] avant d’être muté en au camp de concentration de Hohnstein (de) comme commandant, débutant son parcours dans l’administration concentrationnaire[9].
Dès ce moment, tout s’emballe pour le futur multiple chef de camp concentrationnaire, il est transféré dans l’inspectorat des camps de concentration (IKL, en allemand : Inspektion der Konzentrationslager), sous la direction de Theodor Eicke[8],[7]. Il impressionne ses collègues par son organisation et son idéologie et grimpe les échelons de la hiérarchie de manière très rapide[8],[7].
C’est aussi à ce moment, divorcé, qu’il épouse Ilse Koch, nazie fanatique depuis [11] avec laquelle il aura trois enfants[7],[12].


