Karl Wolff
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| État-major personnel du Reichsführer-SS | |
|---|---|
| - | |
| Député du Reichstag |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Karl Friedrich Otto Wolff |
| Nationalité | |
| Allégeance | |
| Activité | |
| Période d'activité |
- |
| Père |
Karl Wolff (d) |
| A travaillé pour | |
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| Parti politique |
Parti national-socialiste des travailleurs allemands (à partir du ) |
| Membre de | |
| Arme | |
| Grades militaires | |
| Conflits | |
| Personnes liées |
Alfred Seidl (d) (avocat en droit criminel), Erich Hippke (en), Heinrich Himmler (supérieur), Friedrich Bergold (d) (avocat en droit criminel) |
| Condamné pour | |
| Lieux de détention |
Centre pénitentiaire de Nuremberg (d) (), London District Cage (en) (), centre pénitentiaire de Nuremberg (d) (), Internment Camp No. 8, Garmisch-Partenkirchen (d) (), prison de Stadelheim |
| Distinctions | Liste détaillée |
Karl Friedrich Otto Wolff est un SS-Obergruppenführer und General der Waffen SS, né le à Darmstadt (Grand-duché de Hesse) et mort le à Rosenheim (Allemagne de l'Ouest).
Il a notamment été chef de l’état-major personnel de Heinrich Himmler et, de 1939 à 1943, officier de liaison de la Waffen-SS au Quartier général du Führer Adolf Hitler. En 1943, il est nommé chef « suprême » de la SS et de la Police — Höchste SS- und Polizeiführer (HöSSPf) — pour l’Italie puis, en 1944, chef militaire pour le pays : il y remet la reddition des forces allemandes le .
Arrêté après la guerre, puis libéré, il est de nouveau arrêté, jugé et condamné pour crime de guerre par un tribunal allemand en 1964 puis libéré en 1969 pour « raison de santé ».
Jeunesse
Karl Wolff suit sa scolarité à Darmstadt et à Schwerte en province de Westphalie. En complément de l'enseignement général du Ludwig-Georgs-Gymnasium, il suit une formation militaire donnée par la Jugendwehr. Il est affecté au 115e Leibgarde-Infanterie-Regiment, comme Fahnenjunker.
Première Guerre mondiale
Après son Abitur, obtenu en , Karl Wolff devance l'appel : il fait quatre mois de classe et, en , se porte volontaire pour aller au front. Il combat sur le front de l'Ouest. À la fin de la guerre, il quitte l'armée avec le grade de lieutenant.
En 1931, Karl Wolff rejoint le parti nazi et, en 1932, la SS. Il devient chef de l’état major particulier du Reichsführer-SS en 1933.
Seconde Guerre mondiale


Karl Wolff participe à l'entrevue d'Hendaye d', une entrevue diplomatique entre le Führer Hitler et le caudillo Franco.
Du 12 au , quelques jours avant le lancement de l'invasion de l'Union soviétique, il participe au château de Wewelsburg à la réunion des SS-Gruppenführer, organisée par Himmler et Heydrich. Himmler y expose sa vision de l'avenir de l'Allemagne, où la campagne de Russie doit jouer un rôle décisif, avec pour objectifs, une fois la conquête à l'Est terminée, de chasser hors d'Europe tous les Juifs du continent et de mettre à mort entre vingt et trente millions de Slaves[1]. À cette époque, Karl Wolff est en compétition constante avec Heydrich, les deux hommes se considérant comme les héritiers de Himmler qui, de son côté, alimente secrètement cette concurrence[2].
En , Wolff quitte le service de Himmler et est nommé chef « suprême » de la SS et de la Police — Höchste SS- und Polizeiführer (HöSSPf) — pour le Nord de l'Italie ; il a notamment sous ses ordres Wilhelm Harster, le commandant du camp de Bolzano. En , il est nommé commandant militaire du pays (bevollmächtigten General der deutschen Wehrmacht)[b] avec en conséquence autorité complémentaire sur la Wehrmacht. Fin , Wolff négocie la reddition de l'ensemble des troupes allemandes restant en Italie, lors de l’opération Sunrise, reddition effective dans la nuit du 2 au .
Après guerre
Arrêté le , cinq jours après la capitulation du Troisième Reich, Wolff est ensuite traduit en justice. Il est condamné à quatre ans de prison en 1949 et, compte tenu de sa détention préventive, il ne purge que quelques semaines complémentaires. Mais en 1962, il est de nouveau jugé puis, en 1964, reconnu coupable de la déportation de trois cent mille Juifs vers le camp d'extermination de Treblinka. Il est alors condamné à quinze ans de prison et ne purge qu’une partie de sa peine, étant relâché en pour raisons de santé.
Wolff meurt en 1984 à Rosenheim, en Haute-Bavière.