La même année, elle rejoint l'École Internationale d'Économie Sociale de Girard au Kansas. Elle y rencontre Frank O'Hare, avec lequel elle se marie en . Le couple s'installe en dans la ville de Chandler, alors située dans le territoire de l'Oklahoma. Aux côtés de son mari, qui publie dans le journal socialiste Chandler Publicist, Kate O'Hare s'investit dans le Parti socialiste d'Amérique. Bonne oratrice, elle y coordonne les femmes engagées de son État. Elle voyage dans tout le Southwest pour y défendre ses idées socialistes[1]. Invitée au Royaume-Uni, au Canada et au Mexique, elle y représente le socialisme américain[3]. Elle écrit What Happened to Dan, un ouvrage socialiste dévoilé en en , qu'elle republie sous le nom de The Sorrows of Cupid en [3].
Discours de Kate Richards O'Hare en 1914 à Saint-Louis dans le Missouri.
Installée à nouveau à Kansas City à partir de , elle est élue au sein du comité exécutif du Parti socialiste d'Amérique l'année suivante. Elle publie avec son mari l'hebdomadaire National Rip-Saw, renommé Social Revolution par la suite[3]. En , elle candidate sans succès à la Chambre des représentants du Kansas sous l'étiquette socialiste[3].
En , elle devient secrétaire du comité chargé de la question de la guerre au sein du parti[3]. Poursuivie pour son activisme anti-guerre, elle est emprisonnée dans la prison de l'État du Missouri(en) à partir d', aux côtés d'Emma Goldman notamment[4]. Elle y publie deux écrits, Kate O’Hare’s Prison Letters et In Prison. Le président Calvin Coolidge la gracie en [3],[5].
Après-guerre
À sa sortie de prison, elle milite pour une réforme du système carcéral pour femmes[1]. Elle rejoint avec son mari une colonie utopiste près de Leesville en Louisiane. Ils publient le journal American Vanguard. Elle participe à la fondation du Commonwealth College(en) et y enseigne pendant plusieurs années. En , elle se remarie avec Charles Cunningham, un avocat californien. Elle s'investit dans la campagne de Upton Sinclair pour le gouvernorat de Californie[3].
↑ (en) «Seize mrs. Kate O'Hare at home of friend; Party of Men Carry Off Socialist Pardoned by Wilson for Draft Law Crime.», The New York Times, , p.5 (lire en ligne)
Voir aussi
Bibliographie
(en) Sally Miller, From Prairie to Prison: The Life of Social Activist Kate Richards O'Hare, University of Missouri Press, , 261p. (lire en ligne)
(en) Erling Sannes, State Historical Society of North Dakota, Queen of the Lecture Platform: Kate Richards O'Hare and North Dakota Politics, 1917-1921, (lire en ligne)