Katioucha (chanson)

chanson russe From Wikipedia, the free encyclopedia

Katioucha ou Katyusha (en russe : Катюша, hypocoristique de Екатерина, Iekatérina) est une chanson d'amour traditionnelle russe soviétique, composée par Matveï Blanter, avec des paroles de Mikhaïl Issakovski[1],[2],[3], interprétée pour la première fois en 1938 par Vera Krassovitskaïa (ru), Gueorgui Vinogradov et Vsevolod Tioutiounnik, avec l'orchestre de Viktor Knouchevitski.

Faits en bref Sortie, Enregistré ...
Katioucha
Chanson
Sortie 28 novembre 1938
Enregistré
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Genre Chanson russe, chant patriotique
Auteur Mikhaïl Issakovski
Compositeur Matveï Blanter

Clip vidéo

[vidéo] « Katioucha - Les Choeurs de l'Armée Rouge », sur YouTube
[vidéo] « Rika Zaraï - Casatchok », sur YouTube

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Thèmes

Katioucha est un diminutif affectueux du prénom russe Iekaterina (Екатерина, Catherine). La chanson raconte qu'à la fin de l'hiver, quand les combats de la guerre reprennent, une jeune fille adresse une prière à son amant parti au front, en réponse aux lettres qu'elle a reçues de lui. Katioucha monte sur la berge fleurie au-dessus des rapides en débâcle et confie à l'aigle sa prière, que celui qu'elle aime protège la terre natale et sauve ainsi leur amour.

Histoire

Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux interprètes, dont la chanteuse russe Lidia Rouslanova et les Chœurs de l'Armée rouge l'ont régulièrement interprétée, entre autres sur des fronts russes pour soutenir le moral des troupes de l'Armée rouge, à la suite de l'opération d'invasion de l'Union soviétique par le Troisième Reich[4], avec autant de succès que Lili Marleen du côté allemand.

Le redoutable lance-roquettes multiple soviétique Katioucha de 1941, de la Seconde Guerre mondiale, surnommé « orgues de Staline » (Stalinorgel) par les Allemands, est baptisé de ce nom d’après cette chanson patriotique[5].

Reprises et adaptations

Version instrumentale d'une fanfare militaire sur la place du Palais de Saint-Pétersbourg en 2020.

La chanson fait partie du répertoire traditionnel des Chœurs de l'Armée rouge, également reprise entre autres par Gueorgui Vinogradov, Édouard Khil, Anna German, Dmitri Khvorostovski, Yossif Kobzon[3] et Ivan Rebroff (1968).

En 1943, Felice Cascione (it) écrit Fischia il vento sur la même mélodie. Le chant devient l'une des chansons les plus célèbres des résistants italiens puis pendant la guerre civile italienne.

Nat King Cole a adapté la chanson en 1945 sous le titre Katusha[6]. Il interprète la mélodie dans un style jazz-swing caractéristique de ses enregistrements de l’époque, et propose des paroles en anglais très éloignées du contexte patriotique et militaire du texte original[réf. nécessaire].


L'air de la musique a été repris dans le chant français En traineau, dont les paroles sont en revanche différentes.

Dans la culture populaire

Musique

Le thème musical est repris en 1969 par Rika Zaraï dans la chanson Casatschok[7] C'est l'hiver qui frappe à notre porte ») sur des paroles françaises de Boris Rubaschkin[8].

Cinéma

Téléfilms

Dessins animés

Clip Musical

  • 2025 : Le groupe « Без игрушек », composé de Ксюша Таранец (Ksyusha Taranez), Аня Гранина (Anna Granina) et deкира колбасова (Kira Kolbasova), interprète la chanson en hommage à leurs arrière-grand-mères. Tout au long du clip, elles apparaissent aux côtés de ces dernières.

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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