Keiichi Suzuki (compositeur)
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| Naissance | |
|---|---|
| Nom dans la langue maternelle |
鈴木慶一 |
| Nationalité | |
| Formation |
Tokyo Metropolitan Tsubasa Sogo Senior High School (d) |
| Activités | |
| Période d'activité |
Depuis |
| Père |
Shōsei Suzuki (d) |
| Fratrie |
Hirobumi Suzuki (d) (frère cadet) |
| Conjoint |
Saeko Suzuki (d) (de à ) |
| Membre de |
Moonriders Hachimitsupai (d) The Beatniks (en) |
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| Instruments | |
| Genre artistique | |
| Site web |
Keiichi Suzuki (鈴木 慶一, Suzuki Keiichi) est un musicien, chanteur et acteur japonais né le à Tokyo.
Cofondateur des Moonriders, il est connu pour avoir travaillé sur la musique des deux premiers opus de la série de jeu vidéo Mother, ainsi que pour avoir composé les bandes originales de plusieurs films japonais, tels qu'Uzumaki, Tokyo Godfathers, ou encore la trilogie Outrage de Takeshi Kitano. Il joue également dans des films en tant qu'acteur[1],[2].
Avant de travailler dans la musique, Suzuki devient fasciné par le rock dès l'âge de 10 ans en découvrant les Ventures. Il apprécie également d'autres grands groupes britanniques et américains, comme les Beatles, les Animals, les Byrds, les Mothers of Invention et les Doors[3].
En 1972, il fonde le groupe de rock Hachimitsupai avec Morio Agata et cinq autres musiciens. L'année suivante, ils sortent l'album Sentimental Doori, puis en 1974, après le single Kimi to Tabi Bag, le groupe se sépare[1],[3],[4].
Suzuki crée en 1975 les Moonriders avec d'anciens membres de Hachimitsupai et deux autres musiciens, dont son frère Hirobumi Suzuki. Depuis sa fondation, le groupe a sorti plus d'une vingtaine d'albums[1],[3],[4],[5].
À partir de 1981, avec l'album Existentialism, Suzuki collaborera plusieurs fois avec le chanteur Yukihiro Takahashi de Yellow Magic Orchestra, formant ainsi le groupe The Beatniks. Leur cinquième et dernier album en date s'intitule Exitentialist A Xie Xie et est sorti en 2018[3],[6],[7].
Il coécrit la bande originale du jeu vidéo Mother[1], sorti en 1989 sur Famicom, avec Hirokazu Tanaka, un compositeur de Nintendo, qui l'aide notamment à programmer les musiques sur la puce sonore de la cartouche[8]. Shigesato Itoi, le créateur du jeu, veut que des morceaux pop chantées soient composés et que leur version instrumentale soit retranscrite en jeu[9]. Les deux compositeurs écrivent et enregistrent donc une dizaine de chansons, interprétées par les artistes Catherine Warwick, Jeremy Holland-Smith, Jeb Million, Louis Philippe, et la chorale de la cathédrale de Saint Paul de Londres[8],[10]. Ces morceaux sont commercialisés dans un album intitulé Mother le par CBS/Sony[8],[10]. Suzuki revient pour composer, avec Tanaka et d'autres compositeurs, l'opus suivant Earthbound, sorti en 1994 sur Super Famicom[1]. Par rapport à son prédécesseur, le jeu possède une meilleure puce sonore, capable de mieux retranscrire les compositions originales des artistes[11]. Suzuki écrit des morceaux avec une grande variété de genres musicaux, tels que l'ambient, le rock 'n' roll[9] ou le jazz[12], et plus généralement, la bande originale du jeu s'inspire de la salsa, du reggae et du dub[13].
Il compose la musique de Real Sound: Kaze no Regret, un jeu audio sorti en 1997 sur Sega Saturn[1],[14]. Ne recevant pas de consignes précises de la part de Kenji Iino, le réalisateur du jeu, Suzuki a d'abord des difficultés à réaliser les morceaux, mais parvient finalement à créer une bande originale de plus de deux heures[15].
En 2000, il compose sa première bande originale de film pour le long-métrage Uzumaki[2],[16],[17], puis enchaîne en 2002 avec Chicken Heart[3],[18], et en 2003 pour Tokyo Godfathers avec d'autres membres des Moonriders[19].
La même année sort Zatōichi de Takeshi Kitano, qui est également composé par Suzuki[20]. Ce long-métrage marque sa première collaboration avec le réalisateur à succès qui achève ainsi ses 11 ans de travaux communs avec le compositeur Joe Hisaishi pour ses films[21]. Kitano veut une bande originale mettant l'accent sur les percussions. Suzuki crée alors des morceaux intégralement synthétiques, les quelques notes d'instruments acoustiques audibles étant en réalité des samples[3],[21]. Le contraste entre le contexte traditionnel du film et la modernité des musiques plaît au compositeur[3]. Suzuki et Kitano collaborent une nouvelle fois pour Outrage en 2010[22], ainsi que ses suites Outrage: Beyond en 2012[23] et Outrage: Coda en 2017[24]. À la demande de Kitano, Suzuki compose cette fois des morceaux plus discrets, avec peu voire sans percussion[25].
Discographie
Films
- 2000 : Uzumaki de Higuchinsky[2],[16]
- : Chicken Heart de Hiroshi Shimizu[2],[16]
- 2003 : Tokyo Godfathers de Satoshi Kon[2],[16]
- 2003 : Zatōichi de Takeshi Kitano[2],[16]
- : Gegege no nyôbô de Takuji Suzuki[2],[16]
- 2010 : Outrage de Takeshi Kitano[2],[16]
- 2012 : Outrage: Beyond de Takeshi Kitano[2],[16]
- : Seinto oniisan de Noriko Takao[2],[16]
- : For the Plasma de Bingham Bryant et Kyle Molzan[2],[16]
- 2015 : Ryuzo 7 de Takeshi Kitano[2],[16]
- : Mi hua zhi wei de Peng Fei Song[2],[16]
- 2017 : Outrage: Coda de Takeshi Kitano[2],[16]
- : Okko et les Fantômes de Kitarô Kôsaka[2],[16]
- : You jian Nai Liang de Peng Fei Song[2],[16]
- 2023 : Septembre 1923 de Tatsuya Mori[2],[16]
- : Anzu, chat-fantôme de Yôko Kuno et Nobuhiro Yamashita [2],[16]
Jeux vidéo
- : Mother, avec Hirokazu Tanaka[16],[26]
- : Earthbound, avec Hirokazu Tanaka, Hiroshi Kanazu et Toshiyuki Ueno[16],[26]
- : Real Sound: Kaze no Regret[14],[16],[26]
- : Mother 1+2, avec Hirokazu Tanaka, Hiroshi Kanazu, and Toshiyuki Ueno[16],[26]