Kek Galabru
médecin et militante des droits humains franco-cambodgienne
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Kek Galabru de son nom de naissance Pung Chhiv Kek (en khmer : ពុង ឈីវកេក), née le à Phnom Penh est une médecin et militante de la paix cambodgienne et française. Elle est connue pour son rôle d'initiatrice des accords de paix entre Hun Sen et Norodom Sihanouk mettant fin à la guerre civile cambodgienne.
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ពុង ឈីវកេក |
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Biographie

Pung Chhiv Kek naît le 4 octobre 1942 à Phnom Penh dans une famille d'enseignants aisée[1],[2]. Sa mère est la première femme membre d'un gouvernement du Cambodge[3]. Elle fait ses études dans des établissements français cambodgiens, et se lance dans des études de médecine[4]. Elle part ensuite en France pour les poursuivre à l'université de Nantes et d'Angers dont elle sort diplômée en 1968[5]. Elle devient ainsi la première femme diplômée de médecine au Cambodge[6]. Elle retourne alors dans son pays pour exercer de 1968 à 1971[2]. La guerre la fait accompagner son père, malade, en France[1]. Elle choisit alors de se spécialiser en hématologie en 1973[7]. Kek Galabru épouse un diplomate français qu'elle suit dans ses différentes affectations à l'étranger (Canada, Brésil, Angola) tout en continuant à exercer la médecine et à faire de la recherche en neurologie[8],[1]. Lors de rencontres avec les politiques, elle cherche à jouer un rôle d'intermédiaire pour la paix au Cambodge[1]. Elle y parvient en initiant la première rencontre pour négocier la paix entre Hun Sen et le roi Norodom Sihanouk[2]. Les accords de paix sont signés en 1991 et elle découvre à cette occasion qu'elle a perdu toute sa famille dans la guerre[1]. De retour dans son pays, elle travaille à l'université de Phnom Penh[8].
Engagement
En 1992, elle revient au Cambodge et fonde la Ligue cambodgienne pour la promotion et la défense des droits humains[2]. L'association soutient les droits humains[9], encadre les élections[10], surveille les khmers rouges, enquête sur leurs actes et propose des soins pour la population cambodgienne[1]. Elle compte environ 1000 collaborateurs et collaboratrices dans tout le pays[11]. Elle s'engage également pour la protection de la nature et les droits des femmes[5].
Distinction
Elle nommée défenseuse des droits humains par le Public Broadcasting Service[12]. En 2005, elle est nommée pour le Prix Nobel de la paix 2005 par le projet 1000 Femmes pour le Prix Nobel de la Paix[13]. Elle est nommée chevalière de la légion d'honneur en 2016[14].