Kemari
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Le kemari est issu d'un sport chinois, le cùjú, et a été introduit au Japon vers l'an 600, au cours de la période d'Asuka. On en trouve une première mention dans les sources littéraires en 644[2]. Les règles de ce sport furent standardisées à partir du XIIIe siècle[2], sous l'influence notable de son homologue d'origine chinoise[3].
Fujiwara no Narimichi (藤原 成通, 1097-1162), contemporain de l'empereur Shirakawa, est considéré comme le « saint du kemari » en raison de son habileté inégalée parmi ses contemporains. Bien que doué dans nombre de domaines typiquement attendus d'un gentilhomme de l'époque, tel que le yabusame, la poésie chinoise et japonaise, la flûte et la calligraphie, c'était vraiment dans le kemari qu'il excellait. Il y aurait joué, enfant, tous les jours, après avoir recouvré d'une maladie, puis fut un jour frappé de visions par les dieux du kemari[4]. Il est encore aujourd'hui pratiqué, notamment au sein des sanctuaires shintoïstes du Japon[3]. George H. W. Bush en joua une partie lors d'une visite protocolaire dans l'archipel[5],[6].
