Kerfala kanté est né à koumandi-koura, dans la région de Faranah, un petit village. Fils de Kémo Kanté et Djansa na Kourouma, traditionniste, le père Kémo est un joueur de balafon, qui initie très tôt son fils aux sonorités de cet instrument, et à sa pratique.
Il commença sa carrière musicale en 1992 à Conakry et il doit son succès aux thèmes de ses chansons et à son instrumental alliant musique traditionnelle et arrangements modernes.
A 10 ans, kerfala kanté est déjà un petit maître balafon apprécié de tout koumandi-koura, son village natal. Cinq ans plus tard, kerfala reçoit une guitare acoustique qu’il travaille plus tard à se forger un style différent. L’adolescent, il devient un «ambianceur» des baptêmes, mariages et autres retrouvailles traditionnelles[1].
Dans les années 1980, kerfala kanté rejoint le groupe tropical Djoli band de Faranah, avec lequel il connaît ses premiers succès, notamment le titre «Déni Kéléni»[2].
Après une longue période de quasi-silence, il a fait un retour notable sur scène en 2016 avec un double album produit par Tidiane World Music, intitulé «Merci» et «Djely Laye[3].
Kerfala Kanté est mort dans la nuit du à Conakry, à l’âge de 60 ans d'une crise cardiaque survenue pendant un transfert vers l’hôpital(conakry)[4]. Il laisse derrière lui trois veuves, deux orphelins dont un garçon et une fille[5].
Notes et références
↑Nago Seck, «Kerfala Kanté», sur Afrisson, (consulté le )