Il fut le site de plusieurs batailles pendant la guerre israélo-arabe de 1948. Il est attaqué par l’armée de libération arabe le . La colonne envoyée à son secours est battue par les combattants arabes et perd 35 hommes. Ce chiffre de 35 morts (Lamed-Heh) fut dès lors utilisé par la Haganah pour toute opération classée comme opération de représailles, même si elle avait été prévue de longue date[6].
Le village est à nouveau attaqué le et fut le lieu du massacre de deux cent cinquante Juifs[7]. Le kibboutz est détruit au cours de la guerre.
Après la guerre des Six Jours, en 1967, une colonie israélienne religieuse est établie sur l'emplacement de l'ancien kibboutz[4],[8]. Les habitants de Kfar Etzion y retournent et construisent de nouvelles maisons[réf.nécessaire]. Selon l'historien Gershom Gorenberg, auteur de The AccidentalEmpire. Israel and the birth of the settlements (2006), les autorités politiques israéliennes ont favorisé activement l'émergence d'un consensus national concernant un «droit au retour» des juifs qui étaient établis dans ce territoire palestinien jusqu'en 1948, et concernant le «droit » d'autres juifs de «revenir » là, si les habitants d'avant 1948 ou leurs descendants ne voulaient résider à nouveau en ce lieu[2]. Les Palestiniens sont censés devoir reconnaître le «rapport émotionnel » que les Israéliens entretiennent avec cette localité[2].
↑Motti Golani et Adel Manna, Two Sides of the Coin: Independence and Nakba 1948: [English - Arabic], Institute for Historical Justice and Reconciliation, , 320p. (ISBN978-90-8979-083-5, présentation en ligne)