Kharoll-Ann Souffrant
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Kharoll-Ann Souffrant |
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| Activités |
Travailleuse sociale, universitaire, écrivaine, essayiste, conférencière, chroniqueuse de presse, chercheuse |
| A travaillé pour |
Université Queen's (depuis ) Université d'Ottawa (depuis ) Université de Montréal (depuis ) |
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| Distinction |
Kharoll-Ann Souffrant est professeure, chercheuse, écrivaine et chroniqueuse québécoise d’origine haïtienne, née à Montréal en 1992. Elle s’inscrit notamment dans le courant des féminismes noirs en s’intéressant au sens de la justice pour les victimes de violences sexuelles[1].
Kharoll-Ann Souffrant est une travailleuse sociale née à Montréal en 1992 de parents haïtiens[2]. Elle s’intéresse au courant du féminisme noir au Québec et au croisement entre différentes disciplines comme la victimologie, le droit, la criminologie, les médias, les mouvements sociaux et le travail social. Elle concentre ses recherches autour des enjeux de violences faites aux femmes racisées, et sur le sens que la justice prend pour les victimes. Son approche critique se pose en continuité avec les théories des féministes intersectionnelles et la notion de connaissance située[1]. Ses travaux de recherche émanent de ses expériences en intervention, son vécu et son désir de tisser des liens entre le monde académique et le grand public.
Elle a complété un baccalauréat en travail social, puis une maîtrise en travail social avec option en études féministes et de genre à l’Université McGill en 2019[3],[4]. Elle est présentement candidate au doctorat en travail social à l’Université d’Ottawa[1].
Kharoll-Ann Souffrant donne des conférences à l’international en anglais et en français à des publics diversifiés. Elle publie également des articles et des chroniques sur différentes thématiques dans de nombreuses revues et chaînes de diffusion comme Noovo Info[5] et la revue sociale et politique À Bâbord.
Elle a publié en 2022 son premier ouvrage, Le privilège de dénoncer aux Éditions Remue-Ménage (préfacé par Rokhaya Diallo) pour lequel elle a reçu le prix Auteure de l’année au Gala Dynastie 2024. Dans cet essai, l’écrivaine analyse la sous-représentation des femmes et filles noires et racisées dans les discussions sur les violences sexuelles à partir d’exemples du Québec, de la France et des États-Unis. Kharoll-Ann Souffrant explore les raisons historiques derrière ce phénomène, mettant en lumière l'impact de la colonisation, des stéréotypes sexuels et des lacunes judiciaires. Elle souligne comment ces femmes sont doublement invisibilisées, à la fois par les institutions patriarcales et par certains aspects du féminisme blanc[2].
Elle a été fellow 2020 des Nations unies dans le cadre de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine[6].
Prix et récompenses
- 2016 : Jeune femme de mérite, Y des femmes de Montréal[7]
- 2019 : Bourse d’études supérieures du Canada Vanier[8]
- 2020 : Lauréate - Mois de l’Histoire des Noirs[9]
- 2021 : Prix étudiant Fulbright (pour échange à l’Université de Pennsylvanie)[10]
- 2022 : Finaliste, Prix d’excellence de la SODEP 2022, catégorie « Voix de la Relève Télé-Québec », pour Les Amazones publié dans la revue À bâbord![11]
- 2023 : Sélection du Jury, Grand Prix du Livre de Montréal 2023, pour Le Privilège de dénoncer. Justice pour toutes les victimes de violences sexuelles[12]
- 2024 : Auteure de l’année, Gala Dynastie 2024, pour Le privilège de dénoncer. Justice pour toutes les victimes de violences sexuelles[13]
